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Admissions post-bac : les résultats
Le résultat des voeux des lycéens pour l’après-bac montre que l’université a la cote. Les BTS aussi.
650 000 élèves de terminale affrontent les épreuves du Bac, dont la philo... mais le bac n’est pas leur seule raison de stresser.
Depuis la fin de semaine dernière, les résultats d’admission post-bac leur parviennent et pour beaucoup c’est la douche froide ! Pas pour tous: l’an dernier, 60 % des élèves ont vu leur vœu numéro 1 être exaucé et 80 % ont été acceptés dans l’une des trois formations qu’ils avaient placées en tête.
Au-delà des cas individuels, cet outil "Admission post bac / inscription dans le supérieur" mis en place sur internet il y a trois ans, permet d’avoir une idée assez précise des souhaits d’orientation formulés par les candidats au bac cuvée 2011. Nous vous en dévoilons en exclusivité les premiers enseignements.

La belle remontée de l’université.
Près d’un étudiant sur trois choisit d’abord la fac. Qu’il paraît déjà loin le temps où les campus étaient présentés comme une voie de garage. Les premiers résultats d’admission post-bac montrent une nette progression (+3 % par rapport à l’an passé) des élèves qui ont mis l’université en premier choix.
« Sur deux ans, l’évolution est même de16 %. C’est le signe très clair d’un regain d’attractivité de l’université, se félicite Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur. Depuis la loi sur l’autonomie, son image a changé. On y trouve de nouveaux diplômes, un accompagnement personnalisé, un plus grand souci des débouchés professionnels… Le bouche à oreille fonctionne très bien entre lycéens ! » De ce point de vue, les experts sont assez unanimes. «Ce n’est pas un hasard si un certain calme social y règne depuis quelques années », décrypte Nicolas Fellus, directeur des médias du groupe Studyrama.

Droit, éco… les filières reines.
Les années se suivent et se ressemblent.
Attirés par les valeurs sûres, les étudiants qui partent pour la fac sont très nombreux à vouloir s’inscrire en droit, en économie et en gestion (26 %).
Deux autres grandes filières continuent à séduire : les lettres-langues-arts (20 %, comme ces trois dernières années) et la santé (20 %également).


Les prépas attirent moins.
Environ 57 000 futurs étudiants ont mis en premier vœu une classe préparatoire aux grandes écoles.
Il y a deux ans, ils étaient un peu plus de 60 000. « Il s’agit d’un rééquilibrage.Elles ont longtemps profité du fait que l’université était délaissée », explique-t-on au ministère.
Nicolas Fellus, de Studyrama, décèle une autre raison : «Depuis deux à trois ans, de plus en plus de bacheliers, qui ne sont tentés ni par la fac ni par la prépa, s’inscrivent dans une école de commerce, y passent un bachelor en trois ans, puis continuent pour 75 % d’entre eux par un master dans une grande école.» Une façon de sécuriser leur parcours étudiant, misant d’abord sur une formation courte professionnalisante, avant de poursuivre dans l’enseignement supérieur.
Cette stratégie des filières courtes explique en grande partie le succès flagrant des BTS (+ 11 % cette année et 17 % en deux ans), qui profitent en outre d’un afflux de bacheliers professionnels, mais aussi des formations d’ingénieurs proposées juste après le baccalauréat.


Quand l’admission post-bac déçoit

Ils se sont jetés dessus comme des morts de faim jeudi dernier, espérant trouver sur le site LA réponse espérée à leurs vœux d’admission en études supérieures pour l’an prochain…
Mais en plein stress, à une petite semaine des écrits du bac, la liste informatique de réponses laconiques peut faire l’effet d’une douche froide. Il y a ceux, comme ce lycéen qui a déjà fait connaître son désarroi à l’association de parents d’élèves de la PEEP,qui se trouvent sans rien : « On a beau répéter qu’il faut absolument inscrire une fac, non sélective, dans ses vœux, ce jeune homme n’avait listé que des classes préparatoires, qu’il n’a pas obtenues », confie la nouvelle présidente de la PEEP, Valérie Marty, qui s’attend, comme les années précédentes, à une rafale de coups de fil alarmés.

Une procédure complémentaire à partir du 24 juin
Si l’APB (admission post-bac) est présentée comme «un outil qui rend plus lisible et transparente l’offre de débouchés après le bac », selon le ministère,— qui se flatte de n’avoir reçu aucune plainte ni recours en trois ans d’existence du système —, pour les presque bacheliers et leurs parents, le procédé est loin d’être évident. « Très compliqué ! juge Valérie Marty, qui déplore le manque de lisibilité. Le site ne donne aucune information sur le pourquoi des refus, et laisse beaucoup de familles démunies. » « Avec l’APB, l’élève n’a aucun choix, puisqu’une seule proposition lui est faite ! Le système aide en revanche les établissements à faire le leur et à remplir leurs formations », critique le directeur de l’Institut catholique des arts et métiers, qui a refusé d’intégrer l’APB.
Des casse-tête se multiplient depuis jeudi. Pour les élèves, difficile de faire marche arrière. l’APB efface en effet tous les souhaits placés au-dessous du choix obtenu, sans que l’on sache si l’école juste derrière ne vous aurait pas elle aussi accepté… « Tout n’est pas joué », rassure le ministère. Pour ceux qui n’ont aucun vœu retenu, il faudra se connecter pour la procédure complémentaire à partir du 24 juin. Pour les déçus, contourner en appelant directement la fac ou l’école du choix d’après,pourvoir s’il reste des places.
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Par Contact - Le 15.06.2011