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Adok, une start-up née sous X

INNOVATION. L’accélérateur de l’X, créé par l’Ecole polytechnique, soutient de jeunes entreprises. Comme Adok, qui réinvente la tablette numérique

orientation mieux-travailler Adok, une start-up née sous X INNOVATION. L’accélérateur de l’X, créé par l’Ecole polytechnique, soutient de jeunes entreprises. Comme Adok, qui réinvente la tablette numérique start-up, incubateur, X, Polytechnique, innovation,

Paul Peretie co fondateur de la start-up Adok sur le site de l'accelerateur de l'ecole Polytechnique

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« L'Idée m’est venue lorsque je faisais des présentations en entreprise : je n’avais qu’une tablette pour cinq ou six participants, c’était tout sauf pratique ! Je me suis dit qu’il fallait trouver un nouvel outil de présentation, plus interactif. » De cette frustration est née Adok, une start-up fondée par Paul Péretié et Jimmy Roux en septembre 2015. Changer une table, un bureau ou une commode en écran tactile d’ordinateur, et ce grâce un mini-rétroprojecteur, voilà l’idée — lumineuse ! — des deux entrepreneurs.

« Je ne peux pas vous donner de détails sur la conception du produit, notre demande de brevet est encore en cours… » prévient, vigilant, Paul Péretié, 24 ans, qui a validé chacune des images réalisées par notre photographe. « Mais nous voulons minimiser la taille du rétroprojecteur pour que, à terme, il tienne dans la poche », ajoute ce vrai geek — il le reconnaît lui-même —, les cheveux en bataille. A l’aide d’une batterie d’une autonomie de quatre heures, sur un espace de 20 pouces — le but est d’atteindre 40 pouces contre 13 pour les plus grandes tablettes —, l’outil se révèle facile à prendre en main. « L’objectif est de rendre les écrans conviviaux et collectifs », énonce encore le jeune patron, qui rêve de renvoyer aux oubliettes les traditionnelles présentations PowerPoint.

Seulement voilà, avant d’en arriver là, il a fallu passer de l’idée à la réalisation. Une transition qui demande un financement et du matériel de pointe. « L’Ecole polytechnique nous a donné accès à des ressources énormes : des moyens physiques comme des imprimantes 3D, mais aussi humains avec tout l’encadrement de chercheurs spécialisés », se félicite Paul Péretié. Un suivi qui a permis aux cofondateurs d’Adok de développer un modèle bien avancé. « Nous avons commencé à l’accélérateur de l’X en avril dernier avec un premier prototype. Aujourd’hui, on prévoit le lancement d’un produit quasi définitif en septembre. »

Point fort du programme, l’Ecole polytechnique facilite la recherche de financement. « Dire que nous avons été sélectionnés par l’accélérateur de l’X, c’est un gage de sérieux pour les investisseurs. Sans compter tous les dirigeants que nous croisons ici dans les locaux… » glisse le jeune entrepreneur. Résultat, une quinzaine d’entreprises françaises ont investi dans sa start-up. « Une sorte de partenariat », assure le jeune homme. Les entreprises associées auront accès au produit en septembre, avant sa commercialisation espérée au printemps 2017. « En échange, ils nous retourneront des avis constructifs pour qu’on améliore notre produit en fonction de leurs besoins. »

Pour respecter ce calendrier, Adok embauche. De six salariés, tous ingénieurs, l’équipe passera bientôt à sept. « Une fois le produit commercialisé, on cherchera des profils plus variés », prévoit Paul Péretié. Alors qu’Adok quittera les locaux de Polytechnique fin septembre, la start-up rêve déjà de traverser l’Atlantique. Elle va participer à l’automne au programme The Refiners, à San Francisco, réservé aux start-up européennes qui veulent s’exporter. C’est bien connu, l’appétit vient en mangeant.



Un accélérateur de start-up financé par les anciens élèves



Un bâtiment flambant neuf de 2 600 m 2, au milieu d’un grand espace partagé entre bâtiments et verdures. Bienvenue à l’accélérateur de l’X, qui accueille depuis 2014 les meilleurs projets français de start-up. Financé à hauteur de 5 M€ par l’un des anciens élèves les plus connus de l’école, le patron d’Altice, Patrick Drahi (propriétaire de SFR, Numericable, « l’Express », « Libération », BFMTV…), pour un coût total de 7 à 8 M€, le programme offre un accompagnement personnalisé de six mois (renouvelable une fois) à ses heureux pensionnaires. Pour en bénéficier, pas besoin d’avoir fait Polytechnique ! En revanche, un comité de sélection étudie les projets — à déposer avant le 31 août — et retient les meilleurs. « Pour cette quatrième promotion, nous devrions en retenir une dizaine », assure Matthieu Somekh, directeur du service entrepreneuriat et innovation de l’établissement. A terme, l’objectif est de soutenir une quinzaine de start-up par an.

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