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Alternance : témoignages d'apprentis, diplômés et entreprises

Entreprises, apprentis, et diplômés témoignent sur l'alternance, les avantages, les inconvénients..

Entreprises, apprentis, et diplômés témoignent sur l'alternance, les avantages, les inconvénients... comment trouver un contrat avec une entreprise en alternance, le rythme de l'alternance et l'intégration en entreprise.

Témoignage de
Michel GORDIN,
directeur exécutif du CFA de l'Essec

L'Essec est une pionnière. Elle s'est lancée dans l'alternance il y a près de vingt ans. "Nous avons commencé par le programme Grande Ecole, et avons progressivement étendu cette offre à toutes nos formations" explique Michel Gordin, directeur exécutif du centre de formation en alternance (CFA) de l'Essec.

"L'apprentissage représente 30% de la promotion de la grande école, mais il peut atteindre 80% pour des masters spécialisés, comme les achats, le marketing ou le droit international." Soit un total de 660 étudiants.

"Les postulants à l'alternance sont sélectionnés selon des critères identiques à ceux de la filière classique. Mêmes concours,mêmes cours et mêmes diplômes. L'apprentissage ne donne pas un diplôme au rabais", affirme Michel Gordin.
"L'Essec propose des rythmes d'alternance originaux, hebdomadaires, trimestriels ou semestriels, qui offrent une souplesse d'organisation du travail entre l'école et l'entreprise."

Mais comment trouver cette entreprise d'accueil ? L'un des principal point noir de l'alternance "C'est à l'étudiant de mener sa recherche, précise le directeur, nous formons de futurs manageurs et nous considérons qu'ils doivent être capables de faire cette démarche. Mais bien sûr nous les aidons. Nous publions les offres des entreprises sur le site de l'école, nous les conseillons dans la rédaction de leurs CV, de leurs lettres de motivation et dans la préparation de leurs entretiens. Nous invitons aussi dans nos locaux chaque année une centaine de sociétés à présenter leurs stages."

Pour Michel Gordin, les bénéfices de l'alternance sont probants. "Neuf étudiants sur dix trouvent un job, deux mois après avoir obtenu leur diplôme. Deux tiers d'entre eux se voient proposer un CDD ou un CDI par l'entreprise qui les a formés avec un salaire de l'ordre de 45 000 € brut par an."

Témoignage de
Amroze ADJUWARD, 24 ans, diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, et depuis plus d'un an en apprentissage chez EDF


"C'est beaucoup de temps gagné au démarrage de la vie professionnelle ! Après mon master en affaires publiques à l'institut d'études politiques de Paris, je me suis inscrit dans une école de commerce pour développer mes compétences en finances.
J'ai choisi la voie de l'alternance pour le confort matériel, mais aussi et surtout, pour mettre au plus vite un pied dans l'entreprise.

Depuis janvier 2011, je travaille deux jours et demi par semaine chez EDF qui paie ma formation pendant deux ans (30 000 €) et me verse un salaire mensuel de 1 100 € brut.
Cette formation m'apporte une véritable expérience professionnelle de deux ans dans le domaine dans lequel j'ai envie de faire carrière, l'énergie.

Mon rôle est celui d'un attaché commercial et on me confie des responsabilités. Je travaille en binôme avec un manageur grands comptes. Avec lui, je participe aux négociations commerciales de fourniture d'électricité. Ainsi, je travaille en direct avec les responsables de site ou directeurs des achats d'entreprise des secteurs de l'automobile ou de l'agroalimentaire.
Je fais partie intégrante de l'équipe. D'ailleurs, j'ai déjà eu un entretien avec mon manageur pour envisager un éventuel recrutement d'ici quelques mois.
Dans ce cas, mon salaire pourrait varier entre 36 000 et 41 000 € brut par an. Avec l'apprentissage, les risques sont limités, car les deux parties se connaissent.

Si je devais donner des conseils à un jeune qui envisage cette voie, je lui dirais de ne pas choisir l'apprentissage par défaut ou uniquement pour des raisons financières.
Ce parcours très exigeant nécessite de travailler six ou sept jours sur sept ! Il faut avoir mûri son projet professionnel pour choisir son entreprise d'accueil en cohérence avec ses objectifs. En effet, l'apprentissage est un véritable engagement, à la fois vis-à-vis de l'école qu'on représente et vis-à-vis de l'entreprise qui paie la formation. Il est aussi essentiel de se rapprocher des autres étudiants pour partager les expériences".

Témoignage de
Thomas KHODABANDEH-ZAMANI,
20 ans, alternant en 2ème année à l'Ecole centrale de Paris et à la SNCF


Avant son arrivée à l'Ecole centrale de Paris, Thomas Khodabandeh-Zamani n'avait jamais mis un pied dans une entreprise, pas même en stage.
"Je craignais d'entrer dans le monde du travail sans aucune expérience", avoue-t-il. Il voulait travailler dans le ferroviaire, "faire un métier utile comme transporter les gens pour qu'ils aillent au travail ou rentrent chez eux ", précise-t-il.
Aussi quand Centrale lui a proposé de participer au programme d'alternance, il a tout de suite accepté et choisi la SNCF.

Il travaille le mardi et le jeudi à la direction production des lignes Transilien de l'Ouest parisien, "les agents qui coordonnent tout afin que les trains roulent ".
Il fait du soutien aux opérationnels, notamment en anticipant l'impact qu'aura le prolongement de la ligne E de RER en 2016. Il travaille de 8 heures à 17 heures, comme ses collègues.
De fait, il rate les cours, "mais peu, car le mardi après-midi, c'est le sport, et le jeudi après-midi, c'est le projet, qui est pour moi la SNCF !".

Il ne se sent pas pénalisé par rapport aux autres étudiants, bien au contraire. " Deux cours en moins dans l'année, ce n'est pas grave, c'est beaucoup plus valorisant d'avoir passé trois ans en entreprise !" Et plus rémunérateur.
Bien content de ne pas payer ses frais de scolarité, Thomas Khodabandeh-Zamani reçoit aussi un salaire de 820 € par mois. Il lui a fallu six mois pour adopter un comportement moins scolaire et aller vers ses collègues pour échanger avec eux. "Nous ne sommes pas tout seuls en entreprise comme nous le sommes devant une copie.Maintenant, je sais que je serai opérationnel dès ma première journée de travail !"

Témoignage de
Alice VIÉ,
21 ans, BEP restaurant en alternance au lycée technique hôtelier de Marseille et à la brasserie les Danaïdes


Son rêve ? Devenir pâtissière chocolatière ! Son bac général en poche, Alice Vié a choisi le lycée hôtelier de Marseille (Bouches- du-Rhône) et l'alternance pour passer le BEP restaurant qui lui ouvrira les portes des CAP qui l'intéressent.
"J'ai choisi l'alternance, car c'est plus vivant et plus concret que les cours seuls", explique- t-elle.
Deux semaines sur trois, elle travaille dans une brasserie, les Danaïdes, qui sert jusqu'à 350 repas par service. Elle y arrive à 8 heures du matin pour faire la mise en place et la préparation des ingrédients destinés aux plats qui seront servis au déjeuner.
A l'heure du service, il ne reste qu'à faire l'assemblage. Sous l'oeil attentif et avec les conseils du chef de cuisine, qui est aussi son maître d'apprentissage. Elle finit sa journée entre 15 et 16 heures. Elle a deux jours de repos par semaine, pas forcément le samedi. "Cela m'apprend les contraintes de la vie professionnelle. Je travaille pendant toutes les vacances scolaires", confie-t-elle.

Pour cela, elle est rémunérée environ 800 € par mois, soit 61 % du smic. Une semaine sur trois, elle suit au sein de son établissement des cours dans des matières propres à l'hôtellerie et à la restauration : hygiène alimentaire, nutrition, droit du secteur, comptabilité, gestion, langues étrangères…
Alice Vié a eu du mal à trouver un restaurant qui l'accepte en alternance, car "avoir un bac général n'inspire pas vraiment confiance aux restaurateurs".
Maintenant qu'elle est lancée, elle envisage de passer un CAP en pâtisserie puis un autre en chocolaterie. Elle ajoutera à ces formations une mention complémentaire en desserts de restaurant. Son rêve sera alors à portée de main.
(Suite à la rénovation des BEP en 2009, le BEP est devenu une étape intermédiaire et non obligatoire pour préparer le baccalauréat pro.)

Témoignage de
Véronique KARCENTY,
Directrice de la mobilité et du recrutement d'Orange


Quelle politique le groupe Orange mène-t-il en faveur de l'alternance ?
L'alternance s'inscrit dans une politique volontariste en termes d'emploi puisque le groupe a pour objectif depuis 2010 d'embaucher 10 000 CDI sur trois ans.
Notre engagement est d'accueillir a minima 4 500 alternants par an. En 2011, ils étaient même 5 000.
Comme ils restent en moyenne deux ans dans l'entreprise, nous recrutons donc entre 2 000 et 2 500 jeunes en alternance chaque année. Ce sont aussi bien des apprentis que des contrats de professionnalisation.
L'idée est de favoriser l'insertion des jeunes et de rajeunir notre pyramide des âges. Et pour ça, l'alternance est très positive car, pendant deux ans, nous pouvons voir comment les gens s'intègrent dans le monde de l'entreprise et lorsque nous les embauchons l'objectif est d'en recruter 1 200 en CDI sur trois ans, ils sont immédiatement opérationnels.
Par ailleurs, nous jouons notre rôle sociétal en offrant à ces jeunes une première expérience au coeur des métiers du numérique.

Comment recrutez-vous les alternants ?
Nous travaillons avec 400 établissements (CFA, écoles…) mais avec le succès de l'alternance le marché se tend un peu.
Le taux de désistement augmente car les étudiants ont de plus en plus de choix. Plus de 66% des alternants que nous recrutons suivent une formation commerciale (en majorité bac + 2), 20%dans le domaine technique réseaux (bac à bac + 5 écoles d'ingénieurs), 10% sont sur des fonctions supports (RH…) et le reste dans le multimédia et l'innovation.
Nous procédons à un recensement des besoins d'alternants métier par métier et prenons contact avec nos établissements partenaires afin qu'ils nous adressent des candidats préparant un diplôme en adéquation avec les missions que nous proposons. Ensuite les étudiants qui se présentent rentrent dans un vrai processus de recrutement.

Comment ça se passe en interne ?
Chaque alternant a un tuteur qui est en lien avec l'école. Leur action est valorisée en interne. Pour les jeunes, c'est une vraie opportunité. Il a été convenu dans notre accord sur l'insertion des jeunes avec les partenaires sociaux que dans les processus d'embauche, les CDD et les alternants seraient prioritaires à compétences égales.

DOSSIER SPECIAL ALTERNANCE

2012... Un nouveau souffle pour l'alternance
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Témoignages d'entreprises, étudiants et diplômés
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Alternance / contrat d'apprentissage : en 14 questions
L'alternance c'est quoi ? Rappel / mode d'emploi



Article réalisé par Florence PUYBAREAU
Dossier paru dans le Parisien Economie du lundi 12 mars 2012


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21.03.2012

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