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Alternance : du rythme et du savoir-faire

Comment réussir à tenir le rythme soutenu de l'alternance... ?

Travailler tout en poursuivant ses études n’est pas une sinécure ! Les étudiants en alternance sont des salariés comme les autres. Ils ont droit à cinq semaines de congés payés, parfois des RTT… guère plus. Pour autant, ils doivent fournir un important travail personnel afin de valider leur cursus. Zoom sur le rythme soutenu de l’alternance...

Le jeune en alternance cumule, en plus du statut d’étudiant, celui de salarié d’une entreprise. Une double casquette qui l’oblige à jongler entre deux mondes parallèles, et qui n’est possible qu’au prix d’un effort constant et régulier tout au long de l’année. Louis, étudiant en alternance en majeure Management et Stratégie d’Entreprise à l’ESDES, explique qu’il doit souvent travailler le week-end ou sur ses heures de pauses pendant les cours. « Le plus difficile reste encore d’étudier le soir en rentrant du travail », ajoute-t-il. Pour les accompagner, les étudiants peuvent compter sur le soutien de leur organisme de formation, mais devront également faire preuve d’une vraie motivation « en apprenant à gérer les priorités », continue ce dernier. À cet effet, les écoles privilégient souvent des rythmes alternant une semaine en cours et une semaine en entreprise, pour favoriser une meilleure immersion. « Mais tout dépend du type de formation, commente Christian Mauger, directeur du CFA Léonard de Vinci. Les commerciaux par exemple, qui suivent au jour le jour un portefeuille client, ont besoin d’être plus régulièrement en entreprise, tandis que les ingénieurs alternent un mois en entreprise et un mois au CFA sans problème. » Les cours en e-learning permettent également de soulager la charge de travail. C’est la stratégie qu’a adoptée Montpellier Business School où 30 % des cours sont dispensés sur internet.

Certains établissements sélectionnent les alternants selon leur personnalité


Entrer dans le monde de l’entreprise à 20 ans n’est pas à la portée de tous ; certains étudiants ne sont tout simplement pas prêts. « L’alternance est un dispositif qui doit être muri et réfléchi par l’étudiant », indique Denis Simon, responsable relations entreprises et carrières de la faculté de droit de l’université catholique de Lille. On attend donc des étudiants qu’ils fassent preuve de maturité, d’organisation et de rigueur et qu’ils fournissent un important travail personnel. « Ces jeunes deviennent naturellement très travailleurs et très volontaires », renchérit Christian Mauger. De plus, une fois lancé dans l’alternance, une spirale vertueuse se met en place. « Plus on leur confie des responsabilités, plus les étudiants réussissent leur formation », soutient Denis Simon. Pour autant, les établissements d’enseignement n’en oublient pas d’opérer un filtrage des alternants, sur dossier mais aussi sur des critères de personnalité. « Nous sommes attentifs à leurs antécédents en termes d’assiduité en cours », explique Gaëlle de Chevron Villette de l’école ESDES. Idem lorsque l’école met en relation ses étudiants avec les entreprises. « Nous qualifions les profils à l’image d’un cabinet de recrutement », confie François-Xavier Théry, de Montpellier Business School.

Un encadrement personnalisé


L’établissement d’enseignement a un rôle important à jouer en termes d’accompagnement. Plus l’étudiant est préparé et suivi, et mieux se passera son intégration. « L’alternance est un savoir-faire spécifique développé par l’établissement de formation », explique François-Xavier Théry. Aussi, les écoles, universités et CFA offrent une palette de services dédiés au coaching des futurs alternants : création de CV et lettres de motivation, préparation aux entretiens de recrutement mais aussi job dating, ateliers de prises de parole et autres forums recrutement, qui permettent de trouver plus facilement son entreprise.

« Une alternance réussie passe par une bonne orientation qui se prépare plusieurs mois en amont de la signature du contrat », explique Patrick Vermay-Musset, directeur national de l’école Pigier.
Au cours de leurs études, les alternants sont entourés de plusieurs interlocuteurs, tant au niveau de l’entreprise qu’au sein de l’organisme de formation. « Il s’agit en quelque sorte d’un contrat de mariage quadripartite qui engage le tuteur, le responsable de formation, le maître d’apprentissage et l’étudiant, qui ensemble forment une boucle de communication permanente », commente Frédéric Meunier de l’EFREI. « Sans oublier la bonne formation des interlocuteurs en entreprise », continue Christian Mauger. Le CFA Léonard de Vinci a ainsi décidé de dédier une demi-journée de formation aux maîtres d’apprentissage avant le début de chaque formation, conscient qu’il s’agit là d’une des clés du succès. Le suivi jour après jour consiste également à accompagner la reprise des cours en assurant une transition plus douce. Certaines écoles consacrent à cet effet une à deux heures au débriefing du temps passé en milieu professionnel. Elles réalisent également des visites en entreprise pour échanger de manière formelle et informelle sur l’intégration de l’alternant. Sans oublier les nouveaux modes de communication, comme à Montpellier Business School qui a mis en place une plateforme interactive en ligne pour répondre à toutes les questions.

Booster son employabilité


La question d’un recrutement en CDD ou CDI à l’issue d’un contrat en alternance est sous-jacente. Pour Sophie Crespy, directrice du Cesi Alternance, « mieux vaut être clair dès le départ en demandant directement à l’entreprise si une embauche est possible ». Même dans le cas où l’entreprise ne propose pas de poste, les jeunes peuvent facilement “revendre” leur employabilité auprès d’autres entreprises, en justifiant d’une première expérience professionnelle de longue durée. C’est l’exemple de Louis, qui savait parfaitement avant de signer son contrat chez Renault Trucks que l’entreprise, touchée par la crise, ne proposait pas d’embauche : « Je souhaitais avant tout pouvoir justifier d’une expérience à l’international, comme c’est le cas dans cette entreprise où j’utilise constamment l’anglais ».

Une pédagogie à l’écoute des besoins des entreprises


L’alternance n’a de cesse de convertir les écoles, qui enrichissent régulièrement le contenu de leurs formations, en travaillant conjointement avec les entreprises. Ce rapprochement permet de se tenir au plus près des besoins des entreprises et d’y répondre concrètement, en développant des cursus qui prennent en compte l’évolution des pratiques. « L’alternance enrichit la pédagogie au quotidien, à tous les niveaux de formation », explique Gilles Pinte, vice-président orientation et formation tout au long de la vie de l’Université Bretagne Sud. Et les résultats sont au rendez-vous ! « Il y a quelques années, un jeune diplômé issu d’une formation en alternance mettait plus de temps à prétendre au statut de cadre. Aujourd’hui, la tendance s’inverse, preuve que l’alternance répond aux besoins des entreprises », conclut Sophie Crespy.

TÉMOIGNAGE : L’alternance en MBA


Coline Pellegrinelli - étudiante en alternance en MBA ESG
Coline Pellegrinelli, étudiante en alternance en MBA ESG, a d’abord réalisé une licence en sciences du langage à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3, avant de se diriger vers les métiers de la communication en intégrant l’EFAP, l’école des attachés de presse. Elle conclut son parcours en se spécialisant avec le MBA ESG Communication, Médias et Événementiel, en alternance.

Témoignage.
« Après avoir réalisé plusieurs stages au cours de mes études, j’étais en recherche d’une formation plus approfondie, notamment dans le domaine de l’événementiel qui manquait à mon cursus, combinée à une nouvelle expérience professionnelle dans ce domaine. Au MBA ESG Communication, Médias et Événementiel, nous avons le choix entre l’alternance et le stage. J’ai opté pour la première solution, qui m’a semblé ouvrir davantage sur la professionnalisation. Evidemment le rythme n’est pas le même. Le stage dure trois mois, alors que l’alternance implique une présence constante dans l’entreprise pendant un an. Nous avons même une période de temps plein sur trois mois. Le reste de l’année, j’ai des semaines bien chargées où j’alterne trois jours en entreprise et trois jours à l’école. J’ai signé un contrat dans l’agence Digitas LBi, où je travaille comme assistante de communication. J’y découvre toutes les facettes de ce secteur, dans l’organisation interne et externe des événements. Couplée à ma formation en MBA, elle-même dispensée uniquement par des professionnels, j’entends bien acquérir une solide expérience et présenter à l’issue de mes études un parcours complet. »



Sophie Comte

Consultez aussi :
Salon L’Etudiant de l’Apprentissage et de l’Alternance, 22e édition !
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Le Parisien
12.01.2015

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