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Attentats à Paris : les étudiants très mobilisés pour la minute de silence

Reportage lors de la minute de silence à Jussieu - La jeunesse a fait sienne la minute de silence

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Jussieu lundi 16 novembre à midi. Une minute de silence très suivie.

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La France s'est figée lundi à midi pour respecter une minute de silence. Un moment d'intense émotion notamment dans les établissements scolaires ou les facs. Des élèves soudés, contrairement à l'après-«Charlie».

« On aurait pu être à la place de tous ces morts » Clara a participé à la minute de silence qui a réuni des milliers d’étudiants hier à l’université de Jussieu - Reportage auprès de ces étudiants très mobilisés.


Afficher son soutien


Sa maman a perdu deux amis dans le carnage du Bataclan. Lui-même aurait pu se trouver devant la scène ce vendredi soir de terreur. « J’aime bien les Eagles Of Death Metal. Si j’avais eu de l’argent, je serais allé à leur concert », confie Grégoire, 19 ans, étudiant en 1 re année de biologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie (UMPC) à Paris. Alors pour lui, participer hier à midi à la minute de silence dans les murs de sa fac, c’était une évidence. « C’est ma manière à moi d’être aux côtés des victimes, d’afficher mon soutien. Dans le même esprit, je proposerai mon sang la semaine prochaine et s’il y a des appels aux dons pour les familles touchées, je trouverai bien 10 ou 20 € même si je suis fauché », s’engage le jeune homme aux cheveux longs et au perfecto. Comme lui, ils sont plusieurs milliers d’étudiants en sciences, de professeurs, de chercheurs… à s’être réunis sur le parvis du campus de Jussieu. Ils ont tous reçu un courriel les invitant à ce rassemblement.

« On n’a jamais vu autant de monde pour une minute de silence... »


...constate Jean Chambaz, président de l’UMPC. C’est lui qui, juste avant l’instant de recueillement, a pris la parole pour rappeler que le monde universitaire était en deuil avec la disparition de plusieurs enseignants-chercheurs et d’élèves de facultés franciliennes. « La connaissance et la culture sont notre réponse à la barbarie », conclut-il au micro. Ouerdia, en 2 e année de biologie, l’une des premières étudiantes à avoir pris place sur le parvis, prend un air grave. « Je suis algérienne, musulmane, je me sens vraiment touchée car on a tué au nom de l’islam », souffle-t-elle.

Une « Marseillaise » ponctuée d’applaudissements


A l’issue des soixante secondes d’hommage solennel, l’assistance entonne une « Marseillaise » ponctuée, après un tout petit temps d’hésitation, d’applaudissements. Grégoire « garde le moral ». Il n’entend pas céder à la psychose et au repli sur soi. « J’ai envie de montrer que je n’ai pas peur, donc plus que jamais j’irai boire des coups aux terrasses. Cette tragédie ne changera en rien mes habitudes, bien au contraire. Pour moi, c’est un devoir de conserver la joie de vivre, celle-là même que les kamikazes ont voulu briser », martèle ce Parisien. Camille et Clarisse promettent également de continuer à sortir. « Mais dans des endroits qui ne sont pas trop fréquentés. On n’ira plus sur les Champs-Elysées  bondés », précisent-elles. Elles reconnaissent qu’elles sont un peu anxieuses en ce moment. « Dans le métro, on s’épie entre passagers. Au moindre bruit, on lève la tête », décrivent ces demoiselles âgées de 20 ans.

Ce n’est pas une génération qui était ciblée...


Laureen et Clara, elles, disent s’être senties visées par les terroristes qui « s’en sont pris au bonheur des gens ». « Quand on attaque la jeunesse qui va aux concerts et dans les bistrots, quelque part, on nous attaque, nous aussi. On aurait pu être à la place de tous ces morts. Avant, on savait qu’il fallait être vigilant quand on prend l’avion ou le train, mais aujourd’hui, la haine peut frapper partout, même lorsqu’on va chercher sa baguette », s’inquiètent les deux copines.

Pour Abdelhak, en 1 re année de physique, « ce n’est pas une génération qui était ciblée mais le mode de vie de toute une société ». Cet étudiant qui réside à 100 m du Bataclan « essaie d’éviter de tomber dans le stress ». « Ce sont plutôt nos parents qui sont inquiets pour nous », poursuit son ami Charles.

VIDEO. La France entière s'arrête pendant une minute




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> Attentats à Paris - L'hommage du monde étudiant
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Vincent Mongaillard


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LE PARISIEN
17.11.2015

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