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Bac 2019 : les corrigés des Sciences Economiques et Sociales (Bac ES)

L'épreuve a ne pas rater pour les candidats en série économique et sociale c'est ce jeudi 20 juin !

Les corrigés de l'épreuve des Sciences Economiques et Sociales pour les séries ES en intégral ici !

Corrigé du Sujet Obligatoire et Spécialité

Consultez ici les sujets du Bac SES 2019 pour les séries ES

Sujet du Bac Sciences Economiques et Sociales 2019 - Obligatoire



L'école est elle le seul déterminant de la mobilité sociale ?


Ce sujet est sans surprise et sans piège. Il concerne un chapitre entier vu cette année sur la mobilité sociale, c'est à dire le changement de statut social d'un individu par rapport à ses parents (généralement le père). On parle de mobilité intergénérationnelle ascendante si il y a promotion sociale ou descendante si l'individu est déclassé par rapport à son père/sa mère.
Ici on nous demande de discuter des facteurs explicatifs de ce déplacement dans l'échelle sociale. Dans le cours nous avons vu trois principaux facteurs : l'école, la famille et l'évolution de la structure socioprofessionnelle (mobilité structurelle).
Le sujet nous invite donc à montrer que l'école est certes un facteur explicatif de la mobilité sociale mais qu'il n'est pas le seul. Il était possible de faire trois parties en détaillant les trois déterminants de la mobilité sociale ou bien un plan en deux parties pour répondre à ce sujet « discussion »
Problématique : si l’école joue un rôle important et décisif dans les trajectoires de mobilité sociale ascendante des individus, notamment pour les enfants des catégories populaires, elle n’est pas le seul déterminant, la famille et l’évolution de la structure des emplois sont aussi des déterminants importants de la mobilité sociale, que ce soit ascendante ou descendante.

I/ Si l’école joue un rôle déterminant dans la mobilité sociale ….
A. L’école a connu un processus de démocratisation favorable à la mobilité sociale ascendante
. Le diplôme permet à tous ceux qui réussissent scolairement d’accéder à un niveau d’études supérieures quelle que soit leur origine sociale (égalité des chances, méritocratie)
(illustrations : chiffres enfants d’ouvriers et d’employés qui accèdent à l’enseignement supérieur doc 1 : 30% des enfants d’employés et d'ouvriers déclarent détenir un diplôme d'enseignement supérieur en moyenne sur 2103,2014 et 2015)
. L’accès à ces diplômes encourage la mobilité sociale ascendante. Le document 3 montre qu'en 2014 68% des cadres supérieurs ont un diplôme supérieur à bac +2
B. Mais l’École n’engendre pas une mobilité parfaite, ce qui peut faire douter de son efficacité réelle comme déterminant de la mobilité sociale
. L’écart de l’accès aux diplômes subsiste entre les catégories sociales :
Document 1 : 30% des enfants d'employés et d'ouvriers déclarent détenir un diplôme du supérieur contre 65% des enfants de cadres et de professions intermédiaires.
. « Trop de diplômés » par rapport au nombre de places disponibles dévalorise le diplôme, donc son rendement baisse (Paradoxe d’Anderson, inflation scolaire), ce qui rend la mobilité plus difficile

II/ …cette institution n’est pas le seul déterminant de la mobilité sociale
A. La modification de la structure socioprofessionnelle a des conséquences sur la mobilité sociale
Explication de la mobilité structurelle
. Certaines PCS ont vu leurs effectifs régresser ce qui entraîne une mobilité dite contrainte
Document 2 : comparaison des pourcentages des CSP entre les actifs de 2014 2015 et les CSP de leur père et leur mère. Exemple il y a avait 7,8% d'agriculteurs dans la génération des pères contre 1,7% chez les actifs en 2014 2015
. Idem pour les PCS dont les effectifs ont augmenté comme les cadres et les professions intermédiaires ( 14,4% chez les pères, 16,5% chez les actifs plus jeunes) Cela crée des opportunités de postes et donc de mobilités sociale pour les catégories populaires.
B. La famille et la sphère privée ont un rôle important sur la mobilité sociale
. La socialisation familiale, l’origine sociale et la transmission du capital culturel favorise la réussite scolaire donc le diplôme ( document 1)
. Les stratégies familiales (choix rationnels) et/ou les « volontés » individuelles peuvent aussi expliquer les cas de mobilité sociale ascendante ( exemples des réussites paradoxales)


Éléments de correction de l'épreuve composée



Première partie : MOBILISATION DES CONNAISSANCES

1. Cette première question porte sur le chapitre de sociologie sur les conflits. Il s'agit d'illustrer donc de donner des exemples pour montrer que les conflits sociaux sont diversifiés au niveau des acteurs et des formes, ce qui revient à montrer la mutation des conflits.
Les conflits sociaux sont des antagonismes entre groupes sociaux qui résultent de l'échec de leur coopération et qui prennent alors la forme d’action collective.
Depuis les années 1970, ils ont connu des mutations tant sur leurs objets que sur leurs formes et sur les acteurs qui les portent. On observe une tendance à la diversification des objets de conflits. À côté des conflits du travail se développent des mouvements sociaux dont les objets de revendication portent davantage sur des valeurs post-‐matérialistes (mouvements écologistes par exemple) ou la demande de reconnaissance d’identités particulières (mouvement de défense des droits des homosexuels). Ces nouveaux mouvements sociaux, portés par des acteurs tel que des associations, collectif, ONG, ont largement contribué à l’émergence de nouvelles formes d’actions collectives : sit-in, événements, marches…
Les conflits du travail connaissent en leur sein eux aussi des mutations: l’usage traditionnel de la grève décline très fortement et de nouvelles modalités d’action collective (débrayage, manifestations, pétitions, refus d’heures supplémentaires...).Enfin certains conflits du travail deviennent plus violents et sont le reflet de leur désinstitutionalisation : séquestrations, piégeage de l’entreprise et menace de « faire sauter »…

2. Cette question porte sur le chapitre sur le lien social . Il faut montrer à l'aide de 2 arguments que le travail est une instance clé d’intégration.
Il était possible de développer deux des quatre arguments suivants :

• Le travail contribue à la construction de l’identité sociale au sein de laquelle l’identité professionnelle forme une composante importante. Les relations de travail remplissent une fonction de socialisation secondaire et influencent la sociabilité des individus. Par ailleurs, les relations professionnelles donnent accès à diverses formes de participation sociale (syndicats, associations professionnelles). Dans des sociétés confrontées à un pluralisme culturel croissant, le travail apparaît ainsi comme un facteur de cohésion décisif.

• Le travail constitue une expérience sociale singulière dans laquelle l’individu est confronté au réel et sommé de donner la mesure de ses qualités et de ses compétences. Par l’intermédiaire de son travail, il fait la preuve de la maîtrise qu’il a sur un environnement qui peut être technique, naturel, relationnel etc. Il en retire une estime de soi et un sentiment d’épanouissement qui contribuent à asseoir sa personnalité et la confiance en soi. Le travail fait donc logiquement l’objet d’un investissement affectif et axiologique important.

• Le travail assure un revenu d’activité qui conditionne l’accès à la société de consommation. L’activité professionnelle facilite alors le développement de liens marchands et de liens électifs souvent associés aux loisirs.

• Le travail donne accès à des droits sociaux qui concourent à la protection des individus face aux différents risques de la vie sociale.

DEUXIEME PARTIE : Etude d'un document

Le document proposé est classique, il compare deux taux de croissance du PIB en volume c'est à dire sans l'inflation (euros constants) , nous avons donc la croissance réelle en % de deux types de pays : les économies avancées et les économies de marché émergentes et en développement entre 2006 et 2016. Il faut présenter rigoureusement le document : sources, années, unités....
On peut souligner les points communs et les différences
Premier constat global : les économies émergentes ont un taux de croissance supérieure à celle des pays avancés : l'écart se réduit tout de même puisqu 'en 2006 la différence était de 5 points, en 2016 l'écart est de 2 points à peu près. Les pays avancés connaissent une croissance autour des 2% alors que les pays émergents, autour des 4% sur la période la plus récente.
Ensuite les deux groupes de pays semblent connaître une évolution parallèle : les deux groupes de pays ont une baisse sensible du taux de croissance en 2009 année de crise : -3% pour les pays avancés, ce qui correspond à une baisse de la croissance ou une récession ( taux de croissance négatif) et – 3 points ( de 6% à 3%) pour les pays émergents et en développement, ce qui correspond à un ralentissement de la croissance. Enfin depuis 2010 les pays émergents et en développement ont vu leur croissance ralentir , passer de 7% en 2010 à 4% en 2016. Les pays développés eux, sont passés de 3% de croissance en 2010, à 2% en 2015 et même moins de 2% en 2016.

TROISIEME PARTIE : Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire

Le sujet porte sur le chapitre d'économie sur l'internationalisation de la production et nous invite à montrer que les firmes multinationales ont des stratégies d'implantation liées à la recherche de la compétitivité, c'est à dire leur capacité à faire face à la concurrence mondiale, que ce soit la compétitivité prix ou hors prix .
La question posée est la suivante : Comment les multinationales décident-elles de localiser leur production au niveau mondial afin d'accroître leur compétitivité ?
Le document 2 donne la réponse car l'auteur parle de stratégie d'implantation horizontale, qui correspond à la logique d'accès au marché ( à la demande), de logique verticale, qui correspond à la décomposition du processus productif qui permet d'implanter les différents segments de la production dans les pays les plus compétitifs (avantage comparatif) et de stratégie hybride qui mêle les deux. L'exemple de L'Irlande dans le document 3 montre qu'un pays doit mêler les deux stratégies pour être compétitive et s'adapter à l'environnement international.
Il était donc possible de reprendre la terminologie du document 2 mais si on voulait se détacher du document on pouvait proposer deux axes :

• Les FMN cherchent à améliorer leur compétitivité prix
Comme toutes les entreprises dans une économie de marché, les FMN cherchent à réduire leurs coûts de production
Le document 2 nous invite à parler de la DIPP (décomposition du processus de production) : les firmes s'implantent dans le pays qui dispose d'un avantage comparatif naturel (dotation factorielle) ou construit. Exemple de l'Irlande qui a attiré les capitaux étrangers, les IDE ( investissements directs à l'étranger) grâce à sa fiscalité sur les entreprises avantageuse. L’Irlande a basé sa stratégie sur la baisse de l'impôt sur les sociétés et est ainsi devenue le « hub » des sièges sociaux des FMN dans l'informatique (Google, Microsoft, Facebook) et pharmaceutique.
Le thème est vaste, vous pouvez d'autres exemples de firmes qui s'installent dans des pays à bas coûts pour faire baisser les coûts de production et donc les prix.
Vous pouvez aussi utiliser le document 1 en montrant que les pays en développement attirent toujours plus d'IDE : la part d'IDE entrants dans les PED est passée de 18% du total à 48% ! Ils ont rattrapé les pays développés … La recherche de la compétitivité prix est l'explication principale de ce chiffre.
Pour autant les FMN cherchent aussi à améliorer leur compétitivité hors prix et adopte donc une autre logique d'implantation

• L'amélioration de la compétitivité hors-prix
La compétitivité d'une entreprise ne se limite pas aux prix mais également à la qualité des produits et à sa capacité à répondre à la demande des consommateurs
Si la part des pays en développement dans les flux d'IDE entrants a fortement augmenté au cours des années 2000, celle des pays développés reste élevée, environ la moitié de la totalité des flux entrants en 2017 (doc 1). En effet, pour une entreprise, l'avantage concurrentiel ne tient pas seulement au prix mais également à la qualité des produits.
Le développement de pôles de compétitivité en France ou de la Silicon Valley aux États-Unis illustre cette volonté des FMN de localiser leur production dans des pays ou des régions qui favorisent l'innovation. Au sein de ces pôles, les filiales des FMN se constituent en réseaux favorisant la diffusion de l'innovation et la maîtrise des nouvelles technologies.

Les firmes cherchent enfin à mieux répondre à la demande. Le document 2 parle de stratégie horizontale.
L'Irlande dans le document 3 est ainsi citée en exemple car elle attire aussi les capitaux grâce à l'attractivité du marché européen de 500 millions de consommateurs (l'Irlande étant membre de l'UE).
Cette stratégie que l'on peut qualifier de « stratégie de débouchés » est favorisée par la qualité de l'environnement économique et social des pays, ce qui est surtout vrai pour les pays développés. Ainsi, des infrastructures économiques de qualité, un système éducatif performant, la stabilité politique et une réglementation économique plutôt libérale sont autant de facteurs qui favorisent l'implantation des filiales des FMN.
L’Irlande devra cependant s 'adapter à deux chocs qui vont la toucher : la sortie de l'UE de son principal partenaire commercial et un changement dans l’environnement fiscal international. Elle va devoir développer sa compétitivité hors prix en mettant l'accent sur les infrastructures, le système éducatif et de soins, les transports)

Sujet du Bac Sciences Economiques et Sociales 2019 - Spécialité



Les sujets de spécialité ne présentent pas de difficultés particulières cette année. En économie approfondie, les sujets sont classiques et relativement simples. En SSP, les sujets sont un peu plus originaux sans toutefois présenter de grandes difficultés.

Spécialité Economie approfondie.



Sujet A : Comment peut-on expliquer le processus de globalisation financière ?

Le sujet est classique et porte sur le chapitre « Qu’est-ce que la globalisation financière ? ».
Il convient en premier lieu de définir le terme de globalisation financière à savoir la mise en place d’un vaste marché unifié de capitaux à l’échelle mondiale.
Il fallait ensuite donner des explications à ce phénomène. La globalisation financière est souvent analysée et expliquée à partir d’un triple processus (les « 3 D ») : déréglementation, décloisonnement, désintermédiation. Ce triple processus remonte au milieu des années 1980 et peut être caractérisé de la manière suivante :
- La Déréglementation est un assouplissement ou une suppression des règles encadrant les transactions financières afin de permettre une circulation plus fluide des capitaux. Ex : suppression du contrôle des changes et suppressions des mesures visant à encadrer le crédit. Cf Doc 1
- Le Décloisonnement est un processus de suppression des barrières entre les compartiments des marchés de capitaux, conduisant à une interdépendance des différents marchés. Cela permet aux investisseurs de se procurer rapidement des titres divers, quel que soit leur position géographique et de les échanger tout aussi rapidement. Cf Doc 1 et Doc 2. Ce dernier montre la part conséquente que représente les non-résidents dans la détention des OAT et met également en évidence l’apparition de nouveaux acteurs sur le marché tels que les OPCVM. A noter enfin que le développement des NTIC (cf Doc 1) renforce ce processus en permettant une interconnection des places financières et une accélération de la transmission des transactions financières par la circulation rapide de l’information.
- La Désintermédiation est un recours croissant des agents non financiers au marché financier pour couvrir leur besoin de financement, par émission d'actions ou d'obligations, au détriment du crédit bancaire. (cf Doc1)

Sujet B : Montrez par quelles stratégies les entreprises peuvent exercer un pouvoir de marché.

Le sujet porte sur le chapitre « Dans quelles circonstances les entreprises peuvent-elles exercer un pouvoir de marché ? » et ne comporte aucun piège.
Il faut ici commencer par définir le pouvoir de marché c’est-à-dire la capacité des entreprises à influencer les prix du marché (on dit dans ce cas qu’elles sont faiseuses de prix ou « price maker »). Cette situation se produit lorsque les entreprises sont un petit nombre sur le marché (atomicité). Pour exercer un pouvoir de marché et donc limiter voire supprimer la concurrence, les entreprises vont mettre en œuvre différentes stratégies :
-La stratégie dite du « monopole discriminant » est celle qui conduit les entreprises à proposer des prix différents pour un même produit à différents segments de la clientèle, selon l’élasticité-prix de la demande de ces clients. Les clients qui ont une faible élasticité-prix se verront ainsi proposer des produits relativement chers alors que l’entreprise proposera des prix plus bas pour les clients qui ont une plus forte élasticité-prix de leur demande. Exemple des compagnies aériennes du document 1.
Cette stratégie est possible sur les marchés en monopole, mais aussi, sous certaines conditions, sur les marchés en oligopole ou en concurrence monopolistique, situations de marché où la concurrence est imparfaite et où les entreprises ont un pouvoir de marché.
- Les entreprises peuvent délibérément mettre en place des barrières stratégiques sur le marché dans une optique de dissuasion. Les barrières à l'entrée désignent tout ce qui entrave ou retarde l'entrée de nouvelles entreprises sur un marché, donc ce qui réduit ou limite la concurrence et par conséquent permet et maintient le pouvoir de marché des entreprises présentes sur le marché.
Il peut par exemple s’agir de stratégies de prix prédateurs de nature à empêcher l’entrée d’un concurrent qui n’aura pas la possibilité de vendre ses produits à un prix aussi bas. Il peut aussi s’agir de stratégies d’investissements, de recherche et développement (innovations), de stratégies de promotion ou de publicité (la diffusion massive de publicités par exemple suppose des coûts importants). Les entreprises peuvent se démarquer des autres en proposant des produits différents par leurs caractéristiques physiques (puissance d'une voiture, options d'un smartphone, divers coloris d'un appareil électroménager, etc.).
-Les stratégies de concentration c’est-à-dire les opérations conduisant à l’augmentation de la taille d’une entreprise. C’est le cas des fusions-acquisitions (Cf Doc 2) où 2 entreprises A et B se réunissent dans une nouvelle société AB. Le pouvoir de marché est ainsi renforcé car le nombre d’unités productrices diminue sur le marché (cf atomicité).

Spécialité Sciences sociales et politiques.



Sujet A : Montrez que les nouvelles formes de démocratie, notamment délibérative, peuvent améliorer le système politique démocratique.

On a ici un sujet d’actualité (avec le récent grand débat national) qui porte sur le chapitre « Comment s’organise la compétition politique en démocratie ? »
Les lacunes de la démocratie représentative : « crise de la représentation » (parlement non représentatif de la diversité de la société, éloignement des élus du terrain et de la réalité quotidienne, sentiment pour les citoyens de ne pas être compris des politiciens, méfiance envers les hommes politiques, faiblesse des contre-pouvoirs, augmentation de l'abstention, recul important du militantisme partisan...) semblent donner une place croissante à d’autres figures de la démocratie comme la démocratie délibérative et la démocratie participative.
La démocratie délibérative est une forme de démocratie dans laquelle la délibération publique de citoyens libres et égaux constitue le noyau de la prise de décisions politiques. Le débat raisonné et l’échange d’arguments sont importants ici et précèdent le vote dans le but d’aboutir à des décisions plus justes. Ainsi, depuis quelques années, certains groupements politiques ont pris l’initiative de développer des « débats publics », des « sondages délibératifs », des « jurys citoyens » ou encore des « conférences de consensus » censés éclairer la décision des élus (cf Document).
La démocratie participative est quant à elle une forme de démocratie reposant sur la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Elle, connaît actuellement un certain succès en France (bien que son origine remonte aux années 60, aux Etats-Unis). On trouve des exemples de cette forme de démocratie avec les budgets participatifs qui sont élaborés, votés et exécutés par citoyens et élus (ex : Porto Alegre) ou encore avec les conseils de quartier en France (cf Document).
Ces différentes formes de démocratie présentent plusieurs vertus pour améliorer le système politique démocratique :
- elles permettent d’inclure des citoyens qui se maintiennent habituellement à l'écart de la sphère politique par méfiance vis-à-vis de la classe politique, par manque de « culture politique » ou encore parce qu’ils ne disposent pas des droits nécessaires (étrangers exclus du droit de vote). Cela suscite donc un nouvel intérêt pour la politique.
- la démocratie ne s’exprime ainsi plus de façon intermittente comme c’est le cas lors des élections classiques.
- gain en termes de légitimité auprès des citoyens car les processus de décision sont désormais plus transparents.
- un regard « nouveau » fruit des délibérations où prennent part des « citoyens ordinaires » émerge. Une opinion plus éclairée et plus objective doit alors permettre de satisfaire l’intérêt général. (Cf Document)


Sujet B : Montrez l’importance du vote sur enjeu dans le comportement électoral.

Il s’agit là encore d’un sujet d’actualité suite aux récentes élections européennes, il porte sur le chapitre « Comment expliquer le comportement électoral ? »
Il faut commencer par définir la notion de vote sur enjeu. C’est l’idée selon laquelle les électeurs sont plus attentifs à « l’offre politique » du moment et moins sujets aux variables lourdes du comportement électoral. En effet, si traditionnellement certaines variables socio-culturelles ont été assez déterminantes dans le vote, il semblerait que lors de certaines élections elles n’ont pas constitué des repères suffisants pour les prévisions. Ces variables, comme le sexe, l’âge, le groupe social, le statut, le niveau de diplôme… sont qualifiées de variables lourdes car elles sont les plus prédictives du vote des électeurs.
-Certains politistes considèrent qu’avec la montée de l’individualisme, de son autonomisation des tutelles traditionnelles (la famille, la classe sociale…), le comportement électoral obéirait de plus en plus à des logiques d’acteurs rationnels dont le vote serait fondé sur la recherche de l’intérêt personnel.
Ce qui se passe en politique peut alors être analysé sous l’angle de l’analyse économique du marché : les élections sont le moment de la rencontre entre une offre et une demande politique. Les partis seraient alors des entreprises pratiquant un marketing électoral pour engranger des voix ; selon leur offre, l’« électeur-consommateur » choisit le produit qui maximise son utilité .
-En citoyens rationnels, ces derniers comparent l’offre politique des différents partis, candidats aux bénéfices matériels ou symboliques qu’ils peuvent en retirer. Ils vont choisir un candidat qui leur propose un programme allant dans le sens de leurs intérêts (cf le vote stratège présenté dans le document). Plus pragmatiques, plus sensibles au contexte, les électeurs voteraient aussi en fonction des positions des candidats sur des enjeux précis.
-Cela est une explication de la volatilité électorale plus importante que l‘on constate ces dernières années.

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