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Bachelor : des têtes bien pleines... et bien faites

Une alternative aux bac+2 et bac+5 : focus sur la pédagogie et atouts des bachelors

Stages, intervenants professionnels, mises en situation progressives : les diplômés d’un bachelor peuvent faire valoir auprès des recruteurs une formation marquée par les expériences et la montée en compétences.

Quand Alexandre Laugerotte a effectué son stage de dernière année de bachelor au sein d’Heineken, il n’imaginait pas qu’il serait, cinq ans plus tard, responsable trade marketing dans la même entreprise. « Lors de ce stage de six mois au sein de la force de vente, j’ai pu développer mon autonomie avec l’appui de mes supérieurs et de mes collègues, explique le diplômé de l’EGC de Chalon-sur-Saône. C’est un cercle vertueux : on prend confiance, on progresse et on développe son professionnalisme. »
À l’issue de son stage, cinq postes de commerciaux étant à pourvoir, son manager l’encourage à candidater. Sa carrière est lancée : CDD, puis CDI de chef de secteur, et évolution vers son poste actuel.

Une alternative aux bac+2 et bac+5


« Lors des entretiens pour ce poste, la question du diplôme ne s’est pas posée, précise Alexandre Laugerotte. Plus qu’un éventuel master, c’est mon expérience – et les compétences associées – qui ont fait la différence. Un bachelor peut permettre d’évoluer rapidement en interne. » Cet exemple confirme les qualités associées aux diplômés de bachelor : des jeunes opérationnels, prêts à intégrer l’entreprise à l’issue d’une formation marquée par les mises en situation et les expériences professionnelles – des stages le plus souvent, qui peuvent représenter la moitié de la durée de formation.
« Les diplômés sont de plus en plus prisés par les entreprises pour des postes de middle management, remarque Jean-Christophe Cattane, directeur du bachelor Marketing et Business de l’ESC Dijon Bourgogne – une formation proposée à la fois sur les campus de Dijon et de Lyon. Les formations bac+2 sont jugées insuffisantes, et celles bac+5 sont liées à des niveaux de salaire trop élevés pour cette fonction. Le bachelor s’impose comme la meilleure alternative. » Et effectivement, les niveaux d’insertion professionnelle confirment l’attractivité de ces profils. Ils sont rarement inférieurs à 70 % trois mois après l’obtention du diplôme, et dépassent très souvent les 90 % trois mois plus tard.

Des managers réactifs, adaptables et autonomes


Quels éléments de l’ADN des bachelors expliquent ce succès ? Nul doute que la proximité avec le monde de l’entreprise est un facteur essentiel. Elle peut prendre plusieurs formes, comme la participation à des comités de pilotage – pour s’assurer que le contenu de la formation est adapté aux besoins du marché –, les offres de stage ou encore le recours à des intervenants professionnels.
« Ils assurent 60 % des cours, les autres sont dispensés par les enseignants-chercheurs de l’école, cite pour sa part Victor Gervasoni, directeur du bachelor Management de Toulouse Business School. Les étudiants peuvent ainsi associer la théorie aux réalités du terrain. » Autre caractéristique commune à la plupart des bachelors : si les fondamentaux en commerce, management et marketing sont au cœur de la formation, les compétences comportementales font l’objet d’une attention toute particulière. Pour Anne-Catherine Guitard, directrice des programmes post-bac de Kedge Business School, « les entreprises, au-delà du savoir-faire, sont de plus en plus attentives au savoir-être : elles cherchent des managers réactifs, avec l’esprit d’équipe, adaptables, autonomes ».

Une pédagogie centrée sur les cas pratiques


La pédagogie insiste donc sur cette dimension, qui se développe grâce à de multiples occasions de se confronter à la réalité : business games, études de cas, missions opérationnelles, projets de groupe… Il n’est pas rare que ces mises en situation servent de fil rouge aux études, dans une logique progressive. « Tous nos étudiants doivent réaliser, en trois ans, un Pro-Act – ou projet action, indique Anne-Catherine Guitard. Chacun doit définir un projet, événementiel ou humanitaire par exemple, à monter de A à Z avec le soutien d’un coach qui repère les axes d’amélioration. » L’EM Strasbourg Business School propose pour sa part des études de cas aux étudiants de première année, issues des trophées Alsace Innovation. En seconde année, ils poursuivent en se focalisant sur l’étude de marché, avant d’établir le business model en fin de cursus.
« Nos étudiants doivent accomplir quatre missions au cours de leur formation : des actions de vente, avec l’accompagnement de cadres de l’entreprise et d’un consultant ; une étude de marché ; une étude de potentiel à l’international et un projet événementiel, explique Guy Gascoin, directeur de l’École Atlantique de Commerce. Les missions sont alimentées par les acquis théoriques, permettant ainsi aux étudiants de soumettre les situations qu’ils rencontrent à leurs professeurs. » Des expériences qui restent souvent gravées dans l’esprit des diplômés, comme l’explique Marie-Claude Pastureau, directrice de l’EGC Martinique et directrice déléguée adjointe du réseau EGC : « En deuxième année, les étudiants sont initiés à la conduite de projet en lien avec des partenaires extérieurs et ont une obligation de résultat. C’est souvent le souvenir le plus marquant chez les anciens. »

Quel bénéfice pour les spécialisations ?


Si de nombreuses écoles ont opté pour un bachelor généraliste, d’autres établissements proposent une spécialisation – ou du moins une coloration sectorielle ou fonctionnelle – en dernière année.
« Nous avons pour projet de lancer une spécialisation en oenotourisme, un sujet d’avenir pour les professionnels du vin », illustre Jean-Christophe Cattane. Les bachelors du Groupe INSEEC, qui proposent déjà six spécialisations de dernière année – finance d’entreprise, web-marketing, gestion de patrimoine, etc. –, devraient également s’enrichir de deux axes supplémentaires : hospitality et luxe, et marketing des vins et spiritueux.
« Je ne crois pas aux programmes 100 % spécialisés de la première à la dernière année, précise Claire Souvigné, directrice des bachelors INSEEC. En revanche, des connaissances liées à un secteur d’activité, à son langage et ses codes, peuvent faire la différence aux yeux des recruteurs, sans enfermer les diplômés dans une seule voie d’insertion professionnelle. » Un avis partagé par Victor Gervasoni :« Nous proposons sept filières en troisième année, afin de répondre aux attentes des entreprises qui cherchent des compétences en management et apprécient ce “plus” opérationnel ».

POINT DE VUE


Paul-Jacques Lehmann
Directeur de l’ESCE


Directeur de l’ESCE, Paul-Jacques Lehmann explique en quoi la spécialisation des bachelors est un “plus” pour l’insertion dans le marché de l’emploi, notamment à travers le cas des bachelors de l’IM Paris Eiffel, école du groupe ESCE.

Pourquoi avoir fait le choix de bachelors spécialisés pour votre école ?
Tout d’abord parce que la concurrence est importante dans les bachelors généralistes. Nous avons réalisé des études de marché pour identifier ces quatre spécialisations. Ce que nous souhaitons, c’est que les étudiants possèdent des fondamentaux de gestion mais soient aussi spécialisés dans le but d’atteindre un objectif opérationnel.

Quel est le rôle de ces spécialisations et quel est leur impact sur la professionnalisation des étudiants ?
L’objectif initial d’un bachelor est d’entrer dans la vie professionnelle au bout de trois ans. Sur cette période, nos étudiants effectuent deux stages, dont l’un de six mois à la fin de la troisième année, permettant d’intégrer – dans la continuité – plus facilement le monde du travail. Il faut noter que nous avons une grande proximité avec les entreprises. Notre programme est très professionnalisant, dans lequel participent à la fois des entrepreneurs et des professionnels qui viennent donner des cours.

Aujourd’hui, la spécialisation des cursus est-elle une manière de répondre aux attentes des entreprises ?
Bien sûr, il faut savoir que beaucoup d’entreprises recherchent des bac+3, plus particulièrement sur l’aspect commerce international, mais aussi dans le digital, où de nombreux entrepreneurs recrutent des cadres capables d’agir face à des problèmes fonctionnels. L’étudiant de notre école qui rentre dans une PME est ainsi prêt à composer avec tous les aspects techniques du commerce. C’est exactement ce que ces entreprises recherchent : des profils susceptibles d’être directement opérationnels sur des missions précises.


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