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Combien gagne... un professeur de tennis

Chaque semaine découvrez un métier et un salaire...

JEU, SET ET MATCH. Comme chaque année, Roland Garros à peine terminé, le nombre d'inscriptions devrait s'envoler. Marine Bombardier, 45 ans, est prête à recevoir ces nouveaux élèves. Cette femme à la voix énergique enseigne l'art de la petite balle jaune au Tennis Club de Paris (Paris XVIe) depuis plus de vingt ans : « J'ai commencé à l'âge de 18 ans. J'avais envie de gagner ma vie rapidement. » Marine Bombardier travaille environ 40 heures par semaine, dont 26 heures en tant que salariée à temps partiel dans son club, et le reste en indépendante. Elle gagne ainsi entre 1 800 et 2 200 euros brut mensuels en cumulant ses deux activités. Mais les mois plus calmes, en août par exemple, sa rémunération peut tomber à 1 400 euros. Les réalités diffèrent également en fonction de la localisation du club. Cependant, l'aspect financier n'a jamais été son unique motivation : « C'est un métier de passion, on ne fait pas ça pour l'argent. La plupart des profs de tennis exercent en libéral, les temps pleins sont rares. Et les heures passées hors-terrain, comme lorsqu'on accompagne les jeunes sur un tournoi, ne sont pas comptabilisées.» Salaire : Entre 20 et 23 euros brut de l'heure pour un moniteur 1er degré. 27 euros brut de l'heure pour un moniteur confirmé Pour y arriver, elle a dû passer un diplôme reconnu par l'Etat. La France est le seul pays au monde à l'exiger. « L'expérience me fait dire que c'est un gage de qualité. Les autres pays envient notre système et nos structures », assure-t-elle. Un classement minimum est demandé. Marine Bombardier aurait pu ainsi envisager une carrière professionnelle. Mais le talent tennistique ne suffit pas. Il faut aussi avoir le goût du contact et une certaine finesse psychologique. « Les bons joueurs ne font pas forcément de bons enseignants. Et inversement. » Marine Bombardier donne des cours à des élèves de tous âges et de tous niveaux. Avec toujours la même passion. « Ils doivent avoir du répondant et être motivés, c'est la seule condition. » Et de citer l'exemple de cette retraitée de 60 ans, qui n'avait jamais tenu une raquette, et qui, à raison de seulement une demi-heure de cours par semaine, est devenue capable de tenir un échange. Une grande satisfaction pour son enseignante. Au début de sa carrière, Marine Bombardier passait trente à trente cinq heures sur les cours. Aujourd'hui, elle n'assure plus que dix à douze heures de leçons hebdomadaires. Lassée physiquement, elle a su faire évoluer son métier. D'abord contrainte et forcée, aujourd'hui pour son plus grand bonheur. Elle s'occupe désormais de diverses tâches administratives, gère le fonctionnement des centres d'entraînement, et a même son mot à dire sur le site Internet du club. Marine Bombardier forme également les futurs entraîneurs. Sa prochaine élève ? Emilie Loit. A 30 ans, celle qui fut parmi les 30 meilleures joueuses au monde vient de mettre un terme à sa carrière et envisage à son tour de donner des cours. De quoi faire naître des vocations. MAXIME GOLDBAUM Article paru dans le Parisien Eco du Lundi 8 Juin 2009

Métiers liés : Entraîneur sportif, Sportif de haut niveau, Éducateur sportif,

LE PARISIEN

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11.06.2010

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