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Comment réformer APB : les solutions proposées par les étudiants

Comment réformer l’accès à la fac après le naufrage d’APB ? Sélection ou pas ?

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Paris (Ve), hier. Helena, Houcine et Sophie entament leur master 2 d’anglais.

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Hier, à notre demande, plusieurs étudiants ont confronté leurs opinions. La ministre doit présenter des pistes aujourd’hui.

« S’il y avait eu des tests à l’entrée en médecine, je n’aurais peut-être pas perdu deux ans dans cette filière », souffle Vincent, 23 ans, aujourd’hui en licence de gestion à Panthéon-Sorbonne. Alors que le gouvernement a engagé une consultation qui devrait aboutir d’ici une quinzaine de jours à une réforme de l’accès aux universités ( lire ci-contre), les étudiants que nous avons rencontrés hier sur le parvis de leur fac à Paris semblent d’accord sur un point : le système d’admission post-bac (APB), qui a laissé cette année plus de 3 700 élèves sur le carreau, doit évoluer. Toute la question est de savoir comment. Et là, les avis divergent.

Unanimité contre le tirage au sort



« Il est inadmissible qu’on ait dû recourir cette année au tirage au sort dans des filières censées accepter tout le monde », s’époumone sur le parvis de Jussieu Achraf, 20 ans, en première année de Mipi (Maths, informatique, physique et ingénierie). Et de citer l’exemple, classique, d’amis qui avaient de très bons résultats au lycée et n’ont pourtant pas pu tenter leur chance dans des filières en tension (sport, psycho, médecine, droit), faute de place.

Sur dossier scolaire



A l’instar de Vincent, Achraf plaide pour une sélection avant l’entrée en fac. « Ça pourrait être, comme le font les classes préparatoires, sur dossier scolaire, avance-t-il. Cela éviterait les amphis bondés et ça aurait des effets sur le taux d’échec », qui avoisine les 60 % en licence. Une solution pour laquelle penche la Conférence des présidents d’université mais à laquelle sont opposés les principaux syndicats d’étudiants.


Oussemane, Timothée et Ghislain sont étudiants à Paris-I et Paris-III.



En fonction des notes au bac



« En Algérie, où j’ai commencé mes études, l’admission est conditionnée aux notes obtenues au bac. Cela peut paraître juste mais ça ne l’est pas. Il y a des élèves qui peuvent être mauvais au lycée et se révéler à l’université », témoigne Houcine, en master 2 d’anglais à la Sorbonne-Nouvelle. Sa camarade Helena, 22 ans, estime au contraire qu’il faudrait opérer un tri. « Beaucoup de places sont prises par des étudiants qui n’en sont pas vraiment, constate-t-elle. Je suis surveillante dans un collège de banlieue. Certains de mes collègues s’inscrivent uniquement pour avoir le crédit formation qui leur permet de faire moins d’heures en touchant le même salaire. Mais ils ne mettent pas les pieds à la fac. »

En première année de fac



Oussemane, en licence à Paris-I, juge lui aussi qu’il faut des garde-fous. « Par exemple, si un élève a moins de 5/20 en TD en première année ( NDLR : travaux dirigés), il doit partir. » « Qu’est-ce que tu racontes ?, l’interrompt son ami Timothée. un Parisien de 23 ans en 3 e année de gestion à la Sorbonne-Nouvelle. Ça ne résoudrait ni le problème des amphis bondés ni celui du tirage au sort. »

Améliorer l’orientation



Pour Timothée, qui explique régulièrement ce qu’est la fac dans son ex-lycée, il est surtout « urgent d’améliorer l’information bien en amont des élèves. A 17 ans, faire ce qu’on croit être le choix d’une vie, c’est compliqué. Mais peut-être qu’en améliorant l’orientation, en créant, par exemple, dès le lycée des heures de découverte des matières enseignées à l’université, on pourrait améliorer la situation. En tout cas, la faculté, c’est un espace de liberté et ça doit le rester : on doit pouvoir y accéder comme on veut. »

Joffrey Vovos



Davantage de places en BTS et IUT


3 729 bacheliers inscrits sur la plate-forme Admission post-bac (APB) sont toujours sans affectation à l’université, selon des chiffres dévoilés hier, à la veille de la conférence de rentrée de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. C’est 1 200 de plus que l’an dernier. Si le système tangue un peu plus que d’habitude, c’est que, cette année, il a dû absorber 40 000 bacheliers supplémentaires et 100 000 étudiants en réorientation.

Pour éviter que cette situation ne se reproduise, la ministre doit présenter aujourd’hui des pistes pour revoir l’accès au supérieur. Objectif : mettre fin au tirage au sort utilisé cette année et réduire le taux d’échec. Lancées cet été, ces discussions doivent aboutir dans quinze jours. « Une chose est sûre, il va falloir augmenter les places en IUT et en BTS », souligne-t-on dans l’entourage de la ministre. Car, sur les 3 729 bacheliers sans affectation, la quasi-totalité (à 80 près) vient de filières technologiques et professionnelles. Des élèves qui ont atterri là, souvent faute d’avoir décroché une place dans des cursus courts.


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