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Contrat de génération, emploi d'avenir : bilan contrasté

Les contrats aidés mis en place par le gouvernement commencent à séduire les entreprises. Mais ils sont encore méconnus. Explications.

stages-jobs  Contrat de génération, emploi d'avenir : bilan contrasté Les contrats aidés mis en place par le gouvernement commencent à séduire les entreprises. Mais ils sont encore méconnus. Explications. contrat de generation, emploi d avenir,

Au chômage en 2012, Kevin Hilaire s’est s’inscrit à la mission locale de La Roche-sur-Yon. Une conseillère l’a alors accompagné dans sa recherche d’emploi.

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Mesures phares du candidat à la présidentielle François Hollande, le contrat de génération comme l’emploi d’avenir devaient permettre de répondre à la priorité affichée sur l’emploi des jeunes. Dix-huit mois plus tard, le bilan est contrasté.

A ce jour, 70000 emplois d’avenir (réservés aux jeunes peu ou pas diplômés) ont déjà été signés et le gouvernement annonce que l’objectif de 100000 embauches avant la fin de l’année sera atteint. Pour cela, il a fallu faire quelques aménagements. Le contrat qui au départ était réservé aux collectivités territoriales et aux entreprises du secteur non marchand peut désormais être conclu par certaines sociétés commerciales.

Quant aux contrats de génération, destinés à encourager à la fois l’embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l’emploi, les signatures avancent lentement, même si un frémissement se fait sentir. « Sur la totalité du territoire, près de 12000 contrats de génération ont été signés pour un objectif de 75000 pour 2013, dont 4000 en Ile-de-France, explique Jérôme Dubus, délégué général Medef. Cela concerne surtout les entreprises de moins de 50 salariés pour lesquelles les formalités sont très simples. »

En effet, la procédure pour mettre en œuvre ce type de contrat varie en fonction de l’effectif de l’entreprise. Au-delà de 300 salariés, il est nécessaire qu’un accord soit négocié et signé entre l’entreprise et les syndicats. A l’origine, les accords devaient être déposés à la Direction du travail avant le 30 septembre, mais devant les retards accumulés, le gouvernement a assoupli le dispositif, sans qu’un délai précis ne soit fixé. Quant aux entreprises dont l’effectif se situe entre 50 et 300 salariés, elles ont le choix entre signer leur propre accord et s’appuyer sur un accord de branche étendu. « Le 16 octobre, un accord a été signé dans le BTP, ce qui va probablement donner de l’élan aux entreprises du secteur, ajoute Jérôme Dubus. Mais globalement cela concerne très peu de branches et les entreprises sont dans l’attente. »

« Vu la crise, les entreprises sont un peu frileuses »

Pour Alexia Alart Mantione, juriste en droit social chez Exco Loire, le manque d’engouement pour le contrat de génération provient également de la conjoncture économique : « Vu la crise, les entreprises sont un peu frileuses à prendre des engagements sur une embauche en CDI. En outre, le système est complexe et comprend de nombreuses incertitudes. » Et si elle reconnaît que le mécanisme applicable dans les entreprises de moins de 50 salariés est particulièrement simple, elle ajoute que celles-ci sont rarement dans une bonne configuration pour accueillir un contrat de génération : « En pratique, les petites structures sont soit constituées d’équipes jeunes, donc il n’y a pas de senior à maintenir, soit ce sont des structures un peu paternalistes qui rechignent à embaucher des jeunes, car leur image n’est pas très bonne. »

Le 5 novembre, le forum pour l’emploi des jeunes organisé par le Medef en partenariat avec Pôle emploi devrait toutefois donner un coup de pouce à ces dispositifs. « Soixante entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs seront présentes et 5000 à 7000 jeunes devraient venir, insiste Jérôme Dubus. En partenariat avec Pôle emploi, nous organisons une conférence, pour sensibiliser les chefs d’entreprise à ces contrats. » Qui souffrent d’être encore trop méconnus.

TEMOIN
« J’ai trouvé un CDI grâce aux emplois d’avenir »


Kevin HILAIRE, 23 ans, chauffeur livreur à La Roche-sur-Yon (Vendée)

Son seul diplôme est le brevet des collèges, qu’il a obtenu en 2005. Grâce aux emplois d’avenir, Kevin Hilaire a pu signer le 3 juin un contrat à durée indéterminée (CDI) en tant que chauffeur livreur magasinier pour la société de commerce de boissons le Marché aux vins, à La Roche-sur-Yon (Vendée). « J’avais d’abord envisagé d’être comptable, raconte le jeune homme de 23 ans. Mais je ne me voyais pas poursuivre les études et je voulais faire du sport. »

Originaire de Dreux (Eure-et-Loir), Kevin arrête le lycée en classe de 1re STG (sciences et technologies de la gestion) pour se consacrer à sa passion, le handball. « J’ai rejoint le centre de formation d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), où je suis resté semi-professionnel pendant deux ans », explique-t-il. En juillet 2011, il est recruté par le club de handball de La Roche-sur-Yon. « Pour compléter mes 400 € de salaire mensuel, j’ai fait des petits boulots : employé dans un supermarché, agent d’entretien… »

Au chômage en 2012, il s’inscrit à la mission locale, chargée de l’accueil des jeunes sortis du système scolaire. « J’ai parlé à ma conseillère de mon projet d’être chauffeur livreur. C’est elle qui m’a mis en contact avec le Marché aux vins. J’ai été convoqué à un entretien et signé mon contrat la semaine d’après. »

« Mon tuteur m’a expliqué les spécificités du métier, et j’ai suivi une formation pour les chargements et les déchargements »

Grâce à cet emploi d’avenir, il a pu bénéficier d’un suivi personnalisé. « Mon tuteur m’a expliqué les spécificités du métier, et j’ai suivi une formation pour les chargements et les déchargements », explique Kevin, qui travaille à temps plein, 35 heures par semaine, pour un salaire net de 1148 € par mois.

Ses missions : « Réceptionner les arrivées des fournisseurs, décharger en cave, préparer les commandes, gérer les stocks des deux dépôts et livrer les clients sur la côte vendéenne », résume-t-il.

Seul emploi d’avenir de l’entreprise, il espère y rester « le plus longtemps possible ». D’autant que ce travail lui a permis de s’initier à un domaine nouveau — « Je connais nos 1 200 références de vin! » Tout en lui laissant le loisir de pratiquer son sport au Château d’Olonne, en Nationale 2.

Ch. R.


Dossier réalisé par Dominique Angelini
Article paru dans le supplément éco du Parisien daté du jeudi 7 novembre 2013

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26.11.2013

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