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Créer son entreprise sans le bac : c'est possible, des aides existent...

A Marseille, une pépinière d’entreprises aide les candidats sans le bac à réaliser leurs rêves. Nejma croit dur comme fer à son projet.

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Nejma, 21 ans, va ouvrir un café et un centre d’animations pour enfants, avec l’aide de l’Ouvre-Boîte, une pépinière d’entreprises. (LP/M.-L. Thomas.)

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Hier, Nejma a passé sa matinée à travailler sa grille tarifaire. Elle lancera bientôt une levée de fonds et, dans un mois si tout va bien, elle ouvrira un café et un centre d’animations pour enfants, au centre commercial la Valentine, à Marseille. Un travail que cette jeune femme de 21 ans, cadette d’une famille de quatre filles, réalise depuis sa chambre d’enfant, dans l’appartement familial des quartiers Nord de la ville.

Une pépinière d’entreprises d’un genre nouveau


Nejma Mameri n’a pas fait d’école de commerce. Pas passé de diplôme de marketing non plus. En fait, elle n’a même pas le bac. Mais elle est en passe de réaliser son rêve de devenir son propre patron avec une foi sans faille en son étoile, et l’aide de l’Ouvre-Boîte. Cette pépinière d’entreprises d’un genre nouveau a été créée il y a un an à Marseille, spécialement pour les jeunes non diplômés, par la Fondation des apprentis d’Auteuil, une association d’insertion qui accompagne 30 000 personnes en France. « On part du principe que l’entrepreneuriat n’est pas réservé à une catégorie sociale », explique Samir Tigilt, le responsable du projet.

Ses jeunes recrues, une vingtaine pour l’instant, ont été sélectionnées sur un critère : l’absence de CV… compensé par une immense envie de faire. Il y a Laetitia la styliste, qui peaufine sa collection de petites robes « made in Marseille », Jhona le graffeur, qui personnalise des baskets, Sintya qui monte un service de blanchiment des dents à domicile à base de produits bio. Nejma, elle, rêve depuis des années de son café familial, dont elle imagine déjà la déco « cosy, de style anglais » et l’ambiance qui rappellerait ces réunions informelles de mamans qu’elle observait, enfant, dans sa cité de la Simiane.

Un formation en 12 semaines, puis un accompagnement par des professionnels


A chacun de ces jeunes entrepreneurs, l’Ouvre-Boîte propose une formation express de douze semaines à l’école de commerce et de management de Marseille (EMD). Ensuite, la pépinière met à leur disposition pendant six mois un local commercial, pour tester en grandeur nature leur projet auprès d’un vrai public. C’est cette étape que s’apprête à franchir Nejma, avec le sourire et sans appréhension apparente.

Elle et les autres seront accompagnés par un expert-comptable et un entrepreneur de haut niveau. La Fondation s’est fixé comme objectif que 80 % des entreprises de la pépinière survivent après trois ans d’existence. Pour l’instant, selon les chiffres nationaux, moins de la moitié des projets des jeunes non-diplômés persistent après ce cap des trois ans, faute de moyens et de connaissances de gestion suffisantes. « Souvent, les jeunes pensent à leur métier, mais pas à la casquette d’entrepreneur ou aux tâches administratives, souligne Samir Tigilt. Ils n’ont pas réfléchi à la manière de se présenter pour aller rencontrer un médiateur des impôts, un banquier… »

Bien sûr que les diplômes servent... Mais il n’y a pas que ça. Moi, j’en veux !


Nejma, pendant sa formation express, a appris à « se tenir bien en face » de ses interlocuteurs, et à « arrêter de se triturer les mains » en entretien. Le sourire engageant, elle l’avait déjà. De même qu’un culot qui, espère-t-elle, remplacera le CV. « Le bac, c’est juste un passeport pour d’autres études, et cela ne me disait rien, explique-t-elle. Bien sûr que les diplômes servent : ma sœur a une licence, et quand elle dépose un CV on la rappelle tout de suite. Mais il n’y a pas que ça. Moi, j’en veux ! »

C’est ce qu’a pu constater l’hôtesse d’accueil du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a vu débarquer la jeune femme, il y a trois ans. Elle venait de plaquer le lycée, juste avant la rentrée, et a expliqué tout à trac dans le hall vouloir créer son entreprise. « L’hôtesse a ouvert des grands yeux, elle m’a dit qu’il n’y avait personne pour me recevoir, et que s’il y avait quelqu’un, il était sûrement très occupé, raconte Nejma. Je lui ai répondu que j’allais attendre. Un quart d’heure plus tard, j’étais dans l’ascenseur ! » Et depuis, on ne l’arrête plus.


Jeunes sans diplôme - comment trouver de l’aide ?


Selon les chiffres de l’Insee, près de la moitié (48,9 %) des jeunes sans diplôme pointent au chômage. Une loi du marché qui en pousse beaucoup à rêver de leur propre entreprise, à défaut de trouver le patron qui souhaitera leur donner leur chance. « Mais attention : l’entrepreneuriat ne doit pas être une issue de secours, c’est une porte d’entrée », prévient Julie Ressot, conseillère au Centre d’information et de documentation jeunesse ( www.cidj.com) , qui reçoit chaque jour sans rendez-vous des jeunes en quête d’avenir.

A condition d’être réellement motivé, les possibilités existent de monter son affaire quand on n’a aucun diplôme. Certes, certaines professions, notamment l’artisanat, sont réglementées : impossible par exemple d’ouvrir un salon de coiffure sans CAP de coiffeur. Pour y voir plus clair, le site de l’Agence pour la création d’entreprises ( www.apce.com) fournit des informations officielles dans toutes les branches et à toutes les étapes, de l’idée d’activité à la mise en route. « Mais les informations sont denses et les structures d’aide très nombreuses, prévient Julie Ressot. Mieux vaut être accompagné pour éviter de se décourager. »

Dans chaque bassin d’emplois, des conseillers des missions locales, des bureaux ou points d’information jeunesse peuvent dresser le panorama des associations de la région susceptibles d’aider l’aspirant patron à se lancer. En région parisienne, le réseau Adil Boutique de gestion ( www.bge-adil.eu ) remplit aussi cette fonction d’aiguilleur. « C’est comme avec le médecin, compare Julie Ressot. Il faut s’adresser à un généraliste pour savoir quel spécialiste est fait pour nous… »


Christel Brigaudeau


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LE PARISIEN
07.03.2016

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