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Des diplômés défendent le vin français à l'étranger

Les écoles de management développent des formations spécialisées dans les vins et spiritueux, l’un des domaines d'excellence mondiale de la France.

L’expertise de la viticulture est intimement liée aux terroirs, d’une infinie variété dans notre pays où rivalisent les châteaux prestigieux. C’est sur ce lien avec leur territoire que s’appuient des écoles de management implantées dans des régions viticoles pour former de futurs communicants ou négociants. Ainsi, BEM-Kedge business school et l’Inseec à Bordeaux (Gironde), l’ESC Dijon-Bourgogne (Côte-d’Or) et Reims management school (Marne) — de l’association RMSRBS — ont développé des formations de haut niveau dans ce secteur.

« Nos écoles ont une mission de développement territorial, rappelle David Menival, coordinateur des programmes pour la filière champagne de RMS. « Nous nous appuyons sur nos relations avec les maisons de négoce, vignerons, coopératives, châteaux », ajoute Jérôme Gallo, directeur des programmes post graduate de l’ESC Dijon-Bourgogne. « Cela dit, ces relations et le fait que ces entreprises recrutent nos diplômés sont un phénomène assez récent », ajoute le directeur de l’activité vin de BEM-Kedge business school Jacques-Olivier Pesme.

Nouveaux enjeux, nouvelles compétences


Les écoles ont développé des programmes spécialisés à partir de 2000. La conjonction d’une demande internationale croissante et la concurrence des vins « du nouveau monde » a conduit la filière viticole française à s’interroger sur son avenir et sa stratégie internationale. « Notre ambition est double : développer de la recherche sur ces défis et former ceux qui les relèveront », résume Jérôme Gallo. Les écoles ont créé des pôles liant étudiants, formations et enseignants-chercheurs aux professionnels : wine-place-value à RMS, school of wine & spirits business à l’ESC Dijon (ouverture en septembre) et le Bordeaux international wine institute à l’Inseec.

« Les métiers les plus porteurs sont liés à l’export, notamment vers les pays émergents », précise Jacques-Olivier Pesme. En France, les producteurs ont besoin de gens pointus en communication et gestion de la marque, mais aussi « pour la commercialisation et la stratégie », constate Jacques-Olivier Pesme.

Un monde de passionnés


Les élèves de ces cursus ont en commun leur passion pour le vin. Ils suivent des programmes spécialisés (MBA, master of science, mastère spécialisé) ou les cours donnés sur ce thème au sein des grandes écoles. « Nos cursus marient approche académique du management appliqué à ce secteur et phase pratique », ajoute Jérôme Gallo. Les élèves rencontrent des professionnels, visitent des exploitations, découvrent les techniques de la viticulture et l’œnologie. « Il y a des codes, une culture, un langage à appréhender pour travailler dans cette filière, constate Jacques-Olivier Pesme. La viticulture, c’est une manière de vivre. »

A RMS, une cinquantaine d’étudiants se forment chaque année au management et au marketing du vin. « Les étudiants étrangers veulent se former au commerce international, note David Menival, les Français aspirent plus à la dimension de rêve et se tournent vers la communication et la valorisation de la marque. »

Le vin peut aussi concerner les ingénieurs agro. Ainsi, AgroParisTech propose des modules sur la viticulture et l’œnologie et a conclu un accord avec SupAgro à Montpellier (Hérault) pour une spécialisation de fin de cursus.

Une carte internationale à jouer


La dimension internationale de la recherche et des formations est essentielle. « Nous avons une carte à jouer en tant qu’établissements de haut niveau du pays de l’excellence mondiale pour le vin », insiste Jérôme Gallo. L’ESC vient de monter un programme en wine management à Hongkong et entend le déployer dans d’autres pays. « Le succès de notre filière dans le programme Grande Ecole est incroyable, se réjouit Jacques-Olivier Pesme. Plus que le vin, c’est son univers qui attire les étudiants. Et Bordeaux est un nom mondialement connu! »

TEMOIN
« Je rêve d’être un ambassadeur de la Champagne »


Guillaume COULET, 24 ans, élève à Reims Management School

La possibilité de vous former en management du vin a-t-elle été un critère pour intégrer RMS ?
Je suis né dans une famille de vignerons. Ils m’ont transmis leur vision du vin, fruit de la vigne et du travail de l’homme avant d’être un produit à mettre sur le marché. C’est cette dimension que je voulais acquérir. J’ai choisi RMS pour son expertise en management et marketing du vin, et ses liens avec les grandes maisons.

Quels sont les atouts de la formation ?
Elle fait le lien entre vision stratégique, management, négociation internationale et mise en relation avec les acteurs du secteur. Le champagne présente une dimension onirique et de terroir qui induit un management de la mise sur le marché spécifique. Acquérir cette connaissance auprès de professeurs experts, de professionnels et par des visites sur le terrain est un apprentissage des ficelles du métier qui ne peut se faire qu’à Reims!

Et vos projets professionnels, alors que vous serez diplômé dans quelques jours ?
Je suis intéressé par la mise en valeur de l’appellation champagne, sa promotion dans le monde, les dimensions marque, image et communication, marketing et relations presse. J’ai axé mon cursus et mes stages en ce sens. Je rêve d’être un ambassadeur de la Champagne dans sa plus riche expression, de mettre en lumière le savoir-faire des vignerons, des œnologues, des ouvriers.


Dossier réalisé par Ariane Despierres-Féry
en partenariat avec Le Journal des Grandes Ecoles
Article paru dans le supplément co du Parisien daté du lundi 3 juin 2013

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10.06.2013

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