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Ecoles de commerce : une insertion professionnelle toujours au top
Le plus dur, c’est de choisir. Les entreprises continuent d’accueillir à bras ouverts les diplômés des Business Schools. Voici pourquoi.
Du côté des écoles de management, les études se suivent et se ressemblent. Ainsi, la 26e enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE) ne laisse pas de place au doute, l’insertion des jeunes diplômés est au beau fixe.

En 2018, 9 sur 10 ont trouvé un emploi dans les six mois, le meilleur chiffre depuis 2010. Passé cette période, le taux grimpe encore : 94,5 % après un an, près de 97 % après deux ans.

Conseil et digital en tête


Sur le plan du recrutement, pas de bouleversement : « Les métiers du conseil embauchent massivement ces dernières années et sont toujours prisés des étudiants », constate Marion Depont, responsable du pôle Employabilité et Relations recruteurs de Kedge Business School.
Autre domaine en plein boom, le digital marketing, qui trouve dans les écoles de management des profils parfaits, combinant business et technologie.
« À l’heure où tout le monde parle de soft skills [NDLR : qualités humaines], certes importantes, les nouveaux métiers nécessitent beaucoup de hard skills [NDLR : compétences techniques] et d’analyse mathématique », observe Jean Charroin, directeur général de l’Essca.
Cette école fait la part belle aux spécialités dites « quantitatives », comme le Revenue Management, les Risques financiers et l’ouverture, à la rentrée prochaine, d’une spécialité Gestion de patrimoine. Autant de fonctions très appréciées des recruteurs.

Les ingrédients du succès


Pour placer leurs pépites, les écoles préparent leurs étudiants à fond : ateliers dès la 1re année, coaching, art oratoire, formation aux réseaux sociaux professionnels… Chez Kedge, ce dispositif a un nom – Be-U – et s’accompagnera à la rentrée 2019 d’une nouvelle plate-forme dédiée au développement personnel. L’école fait de l’employabilité un élément essentiel du cursus, qui conditionne même l’obtention du diplôme : « L’implication dans les ateliers où l’on apprend à se présenter, à « pitcher » un projet ou à utiliser LinkedIn est pour nous capitale », précise Marion Depont. Et l’accompagnement ne s’arrête pas au diplôme : « Si leur premier emploi se passe mal, nos étudiants peuvent revenir et bénéficier d’un coaching gratuit », conclut-elle.

Des recettes qui fonctionnent.


Mike Semedo, diplômé l’an dernier de l’ISC Paris, peut en témoigner. Après son master 2 Management, marketing et technologies de l’information, il prend le temps de réfléchir. « Je voulais une entreprise qui me corresponde vraiment », explique-t-il. Pour lui, c’est choisir qui est le plus difficile. « Vous savez que votre formation intéresse les recruteurs, mais il faut penser à long terme : quelles responsabilités aurez-vous ? Quelles perspectives d’évolution ? » Après avoir ciblé quelques entreprises, il a des retours positifs, passe des entretiens et reçoit plusieurs propositions d’embauche. Il n’a plus qu’à se décider : « Je conseille aux jeunes diplômés de bien réfléchir. Il y a un fossé entre des stages et un premier emploi, qui conditionne le reste de votre carrière. » Aujourd’hui consultant fonctionnel spécialisé dans le secteur public chez DXC Technology, entreprise de services informatiques, il ne regrette pas d’avoir été exigeant : « C’est exactement ce que je désirais. Cela fait un an que je travaille et j’entrevois de belles perspectives pour continuer l’aventure », se réjouit-il.

CHIFFRE :
62,7 % des étudiants de business schools reçoivent une proposition d’embauche avant d’obtenir
leur diplôme. (Source : Conférence des grandes écoles, 2018)

« Les entreprises cherchent des manageurs à l’esprit souple et curieux »


3 questions à Delphine Manceau Directrice générale de Neoma Business School

Quelles tendances observez-vous dans le placement des diplômés ?
Le marché est plutôt favorable, avec un raccourcissement des délais. 87 % de la promotion 2019 a été embauchée à l’obtention du diplôme, 95 % dans les trois mois, et 100 % dans les six mois. Ce sont là d’excellents chiffres, mais ce qui compte le plus, c’est ce que deviennent ces diplômés après deux ou trois ans, à l’heure où leur carrière prend un premier tournant. Là aussi, nous observons de belles trajectoires.

Que cherchent les entreprises ?
Aujourd’hui, les recruteurs cherchent un potentiel et une personnalité, beaucoup d’ouverture, d’agilité intellectuelle, une forte capacité d’adaptation. Chacun est conscient que les métiers sont, dans leur immense majorité, en train d’évoluer. Les entreprises souhaitent des manageurs à l’esprit souple et curieux, prêts à bouger avec elles.

Comment préparez-vous les étudiants à intégrer le monde du travail ?
Neoma BS considère que l’employabilité des étudiants est sa mission majeure. Notre département Talents et Carrières fait partie intégrante de notre dispositif académique. Cela passe par du développement personnel, des conseils carrière personnalisés, ou encore la vie associative qui est, selon moi, un réel atout sur le marché du travail. Sans oublier l’alternance, qui se développe fortement et dont nous ne louerons jamais assez les vertus. Un jeune tout juste diplômé avec déjà deux ans d’expérience, bien sûr que cela intéresse les recruteurs !


Palmarès des Ecoles de Commerce 2019
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Tendances 2019

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La course aux labels des Ecoles de Commerce : Amba, Equis ou AACSB, cela vous parle ?

Tendances 2019
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Des défis majeurs pour les écoles : concurrence, transformation digitale, fin des aides publiques...
International : les formules proposées aux étudiants en Ecoles de Commerce
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Pratique :
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Par Le Parisien - Le 14.05.2019