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En immersion avec les élèves infirmiers de Montreuil

"De chaque instant" est un film réalisé par Nicolas Philibert pour rendre hommage au personnel hospitalier... il a suivi leur formation pendant un an.

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Nicolas Philibert a tourné « De chaque instant » avec les élèves infirmiers de Montreuil. DR

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Film documentaire : sortie le 29 août 2018 au cinéma. La France compte plus de 330 Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Souvent rattachés à un centre hospitalier, ils sont de taille variable. Les plus gros accueillent jusqu’à 300 élèves par promotion, les plus petits une quarantaine. Le documentaire retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, la maladie, et aux fêlures des âmes et des corps.

« Quand je suis avec mon patient, je ne vois que lui et moi. Je ne pense pas à la caméra. » Sofia, 24 ans, désormais infirmière diplômée, s’apprête à intégrer le service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris. Elle fait aussi partie des étudiants, bluffants de naturel, qui peuplent le documentaire « De chaque instant » de Nicolas Philibert. Il sort mercredi, mais sera projeté en avant-première au cinéma le Méliès ce vendredi soir.

Pendant une année, le réalisateur d’« Etre et avoir » a suivi les élèves infirmiers de l’Institut de formation paramédicale et sociale (IFPS) de la Croix-Saint-Simon, à Montreuil. Il voulait, dit-il, « montrer le désir qui anime ces étudiants, au service des autres, à l’écoute du monde, des patients ». On les suit en cours, en stage à l’hôpital, à la fin de leurs études, prêts à sauter dans la vie adulte. On les voit rire et pleurer, s’émouvoir et s’endurcir face à la maladie, au deuil, au corps qui souffre.

«C’est l’occasion de voir le chemin parcouru»


Le tournage a duré un an, dans les locaux de la rue Michelet. Nicolas Philibert s’y est tranquillement fait accepter puisque une douzaine d’élèves seulement, sur plus de 250, ont refusé d’être filmés. « Il se faisait discret, pour qu’on écoute vraiment le cours, qu’on ne soit pas obnubilé par la caméra, reprend Sofia. Il laissait les choses se faire. » « Parfois, il venait nous voir avec la caméra, parfois sans, raconte Coumba, 25 ans. On avait appris à le connaître, on le croisait dans les couloirs, on faisait des selfies ! »

Le résultat, selon les quelques élèves rencontrés, reflète leur formation : « intense » ! « Les gens pensent qu’être infirmière, c’est facile. Mais on passe trois années difficiles, on attend beaucoup de nous. On est tout le temps sous pression, c’est important de le savoir », insiste Sofia.

En voyant le montage final, Coumba a ressenti « de la fierté » face à « l’authenticité » du documentaire. « Moi, je me suis trouvé vilain », rigole Julien, bien vite contredit par ses camarades. « C’est l’occasion de voir le chemin parcouru », analyse Rachel. Coumba acquiesce, à quelques mois d’entrer dans la vie professionnelle : « Je me suis dit : j’ai beaucoup évolué par rapport à ce que je vois, à ce que j’étais. »



« Donner la parole à celles et ceux qui font l’hôpital »



Pourquoi avoir tourné votre documentaire à Montreuil ?
Nicolas Philibert. J’ai fait des repérages dans différents instituts de formation. Une des premières raisons, c’était de ne pas être trop loin de chez moi. A Montreuil, l’équipe pédagogique a accueilli le projet avec beaucoup d’enthousiasme.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu ?
On est dans un bassin de population très mélangé, pas seulement du point de vue des origines des étudiants. Ils ont aussi des âges différents. On a des jeunes qui sortent du bac mais aussi des aides-soignants qui se lancent pour monter un peu dans la hiérarchie. Cette diversité m’a donné envie. Je voulais montrer une image très contemporaine du monde de la santé.

Comment avez-vous apprivoisé les élèves ?
Ça passe par le fait d’être présent et attentif, sans être envahissant. On essaie de leur faire comprendre qu’on n’est pas là pour les filmer à leur insu, à n’importe quel moment. Il ne faut pas être tout le temps sur leur dos, sinon c’est irrespirable.

Vous ne montrez pas directement la souffrance qui peut exister dans le milieu hospitalier. Pourquoi ?
Mes films ne reposent pas sur des discours, il ne s’agit pas de marteler un message. Pour autant, le poids du management, le sous-effectif, j’ai le sentiment que c’est présent. Dans la troisième partie, les étudiants reviennent de stage et ils racontent : « j’ai été livré à moi-même », « on n’avait pas le temps ». Je ne voulais pas réduire le film à cette dimension-là : l’hôpital va mal. Tout le monde le sait. Je voulais donner la parole à celles et ceux qui le font.


Nicolas Philibert./LP/E.M.

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