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Environnement. Cet étudiant de Cergy vous lance un défi : planter des arbres
Afin de mobiliser les jeunes sur l’écologie, Lionel Saravanan a lancé sur Instagram le PlantChallenge.
L'idée leur est venue sur un coup de tête : planter un arbre n'importe où, se filmer pour les réseaux sociaux et mettre au défi trois personnes de faire pareil sous le hashtag #PlantChallenge. Les images des feux en Amazonie de cet été, accumulées aux photos de catastrophes écologiques qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux ont été le déclencheur pour Lionel Saravanan et Claire Bonvarlet.

« Le problème, c'est qu'en tant que jeunes on ne fait que relayer les informations, nous restons passifs. Puis un jour, on s'est dit : Allons planter des arbres ! » explique l'étudiant en direction artistique, à l'origine du projet.

Devenir acteur de son environnement


Ce jeune homme de 22 ans a donc planté des graines de citronnier dans un parc fréquenté de Courdimanche. « Il est préférable de prévenir la ville, indique-t-on dans l'entourage de la maire. Normalement, il faut une autorisation. Mais c'est une action noble, c'est bien ce qu'il fait. »

L'étudiant souligne : « Je n'ai pas l'audace de dire que nous allons sauver la planète. L'idée, c'est simplement de pousser les internautes à passer de spectateurs à acteurs et de sensibiliser les gens ».

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Ce soir, nous lançons #PlantChallenge Le principe est simple : postez votre plantation, sous format photo ou vidéo et nommez à votre tour 3 personnes. Cette plantation sera celle de votre choix à l’endroit de votre choix ! Des graines ou un baobab, peu importe. L'objectif : être acteur à notre manière et surtout à notre niveau. Vous l’avez sans doute remarqué dernièrement, nombreuses sont les personne qui relaient informations et photos sur les réseaux sociaux au sujet des derniers événements climatiques, souvent pour tenter de pallier à la couverture tardive de ces derniers par les médias. Beaucoup de ces mêmes personnes disent aussi se sentir impuissantes face à ces désastres environnementaux. C'est vrai, notre statut de citoyen ne nous octroie pas vraiment un pouvoir absolu. Mais c’est notre devoir de nous emparer des moyens à disposition pour avoir un impact, aussi minime soit-il. Alors, afin de pouvoir tous ensemble être acteurs pour notre avenir, impliquons-nous, relayons différemment ! Nous n’avons pas la prétention de penser que ce challenge va sauver la planète, bien au contraire. Nous avons conscience qu’il faudra toujours plus au stade où nous sommes. Mais cette plantation restera le fruit d’un geste positif, symbolique, qui permettra à notre échelle de passer de spectateur à acteur. Étant moi-même un bon consommateur de viande, je pourrais ne pas être la personne la mieux placée pour dire tout ça, certes. Mais depuis peu, je réduis cette consommation. Arrêter du jour au lendemain serait impossible mais c’est un début. Chacun ses défis et actions à son propre rythme. Je vous invite seulement à participer comme vous le souhaiterez, à votre manière ! (Si ce n’est pas déjà le cas bien sûr !) Servons-nous de l’ampleur et de la puissance que peuvent avoir les réseaux que nous utilisons quotidiennement pour encourager à la création de belles choses ! Merci à Claire pour sa collaboration sur ce projet, qui je l’espère vous permettra peut-être de vous sentir moins passifs quant à la situation ! Les nominés @clairebonvarlet @saloumette @laurinebeadles @wi71iam Merci pour votre temps !

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Une prise de conscience récente


Lionel Saravanan qui se mobilise pour la première fois pour l'environnement estime qu'il y a une véritable prise de conscience collective récente et souhaite que les jeunes utilisent les réseaux sociaux à bon escient. « Il n'y a pas besoin de s'être engagé avant pour prendre la parole », précise-t-il.
« Aujourd'hui, nous sommes tous constamment sur les réseaux sociaux, c'est notre force, il faut qu'on les utilise pour faire le bien », explique l'étudiant.

« On peut tous participer à notre échelle »


Le jeune homme pense qu'une véritable conscience écologique s'est formée. « On n'a pas le même pouvoir que le gouvernement, mais on peut tous participer à notre échelle ».

Alors est-ce que les citoyens peuvent faire bouger les choses ? « Il faut engager les gens sur des causes nécessaires, mais je pense qu'en Europe on est loin des répercussions climatiques et nous restons dans notre confort ».

Besoin d'une plus grande audience


Le challenge a plutôt bien marché dans sa communauté. Cependant, avec 1 000 abonnés, il ne le cache pas « le challenge stagne ».
La période estivale a eu un impact sur la diffusion, tout comme le fait que sa communauté soit restreinte. « Nous cherchions surtout à toucher les gens qui se sentaient impuissants. Il y a une audience à toucher, il faudrait que le message soit relayé par des personnes avec une plus grosse audience. »