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Etudiants, devenez entrepreneurs !

Plus de 400 étudiants bénéficient aujourd’hui du nouveau statut créé en 2014 pour les aider à monter leur projet tout en poursuivant leurs études.

Non, les créations d’entreprises, high-tech ou pas, innovantes ou pas, ne sont pas réservées aux étudiants des écoles d’ingénieurs ou de commerce ! Les jeunes qui étudient à l’université, quelle que soit la filière, peuvent eux aussi devenir entrepreneurs.

Un nouveau dispositif en ce sens a vu le jour fin 2014, afin de permettre à des émules de Steve Jobs ou de Xavier Niel de plancher sur leur projet et de le lancer dans les meilleures conditions possibles. Ce nouveau statut d’étudiant-entrepreneur permet en effet de bénéficier de temps pour travailler sur la création de son entreprise (éventuellement sous la forme d’une année de césure), d’un accompagnement d’experts et d’entrepreneurs au sein des structures PEPITE, tout en conservant le bénéfice du statut social des étudiants.

« Ce statut s’adresse à tout étudiant en cours d’études qui veut créer son entreprise, quels que soit sa filière et son niveau d’études, explique Jean-Pierre Boissin, coordonnateur national du projet. Il s’adresse aussi à un étudiant en fin d’études qui est confronté à un problème de couverture sociale pendant la construction de son projet. »

Culture entrepreneuriale dans les universités


Parallèlement, le Diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (D2E), lui, s’adresse plutôt aux jeunes diplômés qui souhaitent conserver le statut étudiant le temps de lancer leur boîte. Autre point non négligeable, selon Jean-Pierre Boissin : en offrant un label visé par le ministère de l’Enseignement supérieur en même temps qu’un diplôme, ce dispositif permet de rassurer les familles inquiètes de voir leur enfant se lancer dans l’entrepreneuriat au lieu d’aller sagement vers le salariat. En soi, il s’agit d’une petite révolution culturelle : il insuffle la culture entrepreneuriale au sein des universités, où elle n’était guère présente. Enfin, insiste Jean-Pierre Boissin, ce statut, qui a déjà été accordé à 438 étudiants, n’est pas destiné qu’aux férus de technologies : « Nous ne sommes pas là que pour les start-up innovantes, nous sommes là pour les étudiants qui ont un projet, quel qu’il soit ».

Les PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) sont les structures où les étudiants peuvent se former et être accompagnés dans leurs projets par les différents partenaires (entrepreneurs, réseaux d’accompagnement et de financements...). Il existe actuellement 29 PEPITE en France.

Exemples d'entrepreneurs étudiants


« Nous sommes accueillis dans une pépinière d’entreprises »
Etudiant en master de management à l’IAE de Grenoble, Baptiste Vernier et son acolyte Matthieu Verdon, qui a lui fait un cursus de banque-finance, ont mûri un projet pendant leurs études.



Trois étudiants de l'Université Paris Dauphine ont créé leur start-up "Attablez-vous"
Grâce à leur site, profitez chez vous des petits plats du resto du coin. Vous commandez, composez votre menu comme vous le feriez sur place, et vous payez sans aucun supplément



« Atteindre les 20 000 créations ou reprises dans les 4 ans à venir »

Geneviève FIORASO, ex-secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la Recherche

A quel besoin du système de formation correspond la création du statut d’étudiant-entrepreneur ?


Les initiatives en faveur de l’entrepreneuriat se sont trop longtemps concentrées sur quelques territoires et quelques établissements, souvent des écoles de commerces et d’ingénieurs. Avec la mise en place du statut d’étudiant-entrepreneur, il s’agit d’un dispositif national et c’est une première européenne. L’objectif est d’offrir à tout étudiant ou jeune diplômé, en sciences ou en lettres, en école de commerce, d’ingénieurs ou à l’université, avec un statut d’étudiant-entrepreneur accompagné d’un diplôme d’établissement, la possibilité d’être formé à l’entrepreneuriat et à l’innovation, d’être accompagné, aidé et reconnu dans son projet de création d’entreprise ou d’activités. Le statut d’étudiant-entrepreneur offre un cadre protecteur et incitatif, mais aussi une reconnaissance pour les étudiants et jeunes diplômés qui souhaitent se lancer dans la création d’activités. Le dispositif est évolutif et devrait s’ouvrir prochainement aux jeunes résidant en ZUS (zone urbaine sensible) et souhaitant démarrer une entreprise.

Quel est votre objectif en termes de chiffres ?


Si un quart des 18-24 ans se disent intéressés par la création d’entreprise, ils ne représentent que 3 % de ceux qui franchissent le pas contre 30 % dans certaines universités américaines ! Le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre 20 000 créations ou reprises d’activités par des étudiants ou jeunes diplômés dans les 4 ans à venir.

Combien d’étudiants sont accompagnés par le dispositif PEPITE ?


Un an après son lancement, le dispositif a déjà touché près de 100 000 étudiants pour la formation à l’entrepreneuriat de la licence au doctorat : 60 000 ont suivi des modules de sensibilisation à l’entrepreneuriat et 30 000 des modules de spécialisation. L’objectif du gouvernement est d’atteindre les 400 000.


Les conditions pour bénéficier du statut


- Le statut d’étudiant-entrepreneur s’adresse en priorité aux jeunes de moins de 28 ans.
- Le baccalauréat ou son équivalence est la seule condition de diplôme requise pour l’inscription au diplôme d’établissement d’étudiant-entrepreneur (D2E).
- Le statut est délivré au regard de la réalité et de la qualité du projet entrepreneuriale, et des qualités du porteur du projet.
- Les frais d’inscription sont limités à 500 € par an, pour la période 2014-2017
- Le dossier de candidature est disponible sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche : www.enseignementsup-recherche.gouv.fr

Marie Nivas


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LE PARISIEN
13.03.2015

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Universités : Etudiants, devenez entrepreneurs !
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