En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies et leur communication à des tiers, afin de vous offrir contenus et publicités liés à vos centres d'intérêt.OkEn savoir plus

Accueil > Orientation > Métiers

Fiche Métier : Coiffeur, un métier qui attire toujours les jeunes

Découvrez le métier de coiffeur : formation nécessaire, cursus, rémunération et conseils pour s'installer à son compte.

Haut de gamme (Alexandre de Paris), low-cost (Tchip), franchisés ou indépendants, les salons de coiffure fleurissent. L’année dernière, en France, la profession regroupait plus de 70000 activités de coiffure (salon et coiffeurs à domicile) pour près de 160000 actifs dont 110000 salariés.

« La majorité sont des femmes et la moyenne d’âge est de 32 ans », précise Franck Provost, président du Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec). Ce marché, qui représente près de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, est très concurrentiel voire saturé dans certaines régions comme Rhône-Alpes et l’Ile-de-France. Et pourtant ce métier, qui allie technique et esthétique, attire toujours autant de jeunes. Ils sont plus de 37000 actuellement en formation, par la voie scolaire, l’apprentissage ou le contrat de professionnalisation.

En effet, pour pouvoir exercer le métier de coiffeur, un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) est demandé. Ce diplôme, obtenu en deux ans, est préparé dans des lycées professionnels et dans des centres de formation d’apprentis (CFA). L’apprentissage est plutôt à privilégier pour une meilleure insertion dans la vie professionnelle. « Dans tous les départements, il existe une offre proposée par l'éducation nationale, les chambres de métiers ou des écoles privées », précise Pierre Martin, président de la Fédération nationale de la coiffure (FNC). L’organisme professionnel gère d’ailleurs des établissements à Paris, Lille (Nord) et Toulouse (Haute-Garonne). La formation tout au long de la vie n’est pas une vaine expression dans ce métier. Dans un univers étroitement lié à la mode, le coiffeur, qu’il soit débutant ou confirmé, doit sans cesse se tenir au courant des nouvelles techniques et tendances.

Les salons indépendants représentent près de 90 % des établissements et génèrent environ 65 % du chiffre d’affaires du secteur. Le développement de la coiffure à domicile et la création du régime d’autoentrepreneur accentuent cette tendance. Cependant, si ouvrir un salon de coiffure et donc créer son propre emploi est possible, une solide formation et une expérience significative dans différents salons sont plus que nécessaires.

En termes de salaire, d’après la convention collective, un responsable d’établissement gagne de 1 817 € à 2 704 € brut mensuels (primes comprises), selon le nombre de salariés, contre 1 370 € brut par mois pour un coiffeur débutant (niveau CAP ou quatre à sept ans d’expérience). Au niveau des diplômes, en plus du CAP coiffure, il faut obtenir un brevet professionnel (BP) ou un brevet de maîtrise pour ouvrir son propre salon. La création d’un BTS coiffure est actuellement en cours de réflexion. Le Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec) soutient fortement ce projet. Il estime que pour répondre aux besoins de la profession, notamment dans le domaine des compétences en gestion et en management, un niveau de diplôme supplémentaire est nécessaire. Un avis que ne partage pas la Fédération nationale de la coiffure. Selon son président, l’offre actuelle est suffisante. Affaire à suivre. Reste que pour s’insérer dans ce marché prisé, en plus d’être bien formé, il faut être patient, persévérant et surtout passionné.

TEMOIGNAGE

Alain FONT AREU
42 ans, gérant associé d'Un hair de plus à Toulouse (Haute-Garonne)


« Une solide expérience est nécessaire pour pouvoir ouvrir son propre salon »

«Très jeune, j’ai su que je voulais être coiffeur », se rappelle Alain Font Areu. Malgré la désapprobation de ses parents, il obtient un CAP coiffure et une mention complémentaire coloriste-permanentiste. Durant ses études, pour parfaire son coup de ciseau, il travaille le samedi et pendant les vacances scolaires dans différents salons. Père de famille à 19 ans, il entre rapidement dans la vie active.

C’est auprès de Christiane Longevial, gérante d’un salon à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ex-championne du monde de coiffure et élève d’Alexandre de Paris, qu’il acquiert les ficelles du métier. « Elle m’a appris la perfection. Près de vingt ans ont passé et je me souviens encore d’une phrase qu’elle me disait : les gens qui réussissent se donnent les moyens, les autres, des excuses », raconte-t-il.

Son parcours reflète bien ce goût pour le challenge. Avec trois associés, il ouvre un salon franchisé Biguine International au Maroc en 1992. Il travaille pour des magazines féminins et des marques de haute couture comme Ted Lapidus. Au bout de dix ans, il décide de rentrer en France et repart de zéro. Embauché comme employé chez un franchisé Franck Provost, il devient neuf ans plus tard responsable. « Etre coiffeur, c’est une chose; devenir chef d’entreprise en est une autre. Une solide expérience est nécessaire pour pouvoir ouvrir son propre salon de coiffure », prévient-il. En décembre 2011, il s’associe avec un ancien camarade de classe pour créer Un hair de plus à Toulouse (Haute-Garonne). Pendant un an, ils ont décidé de ne pas se verser de salaire mais espèrent gagner 1500 € à 2000 € chacun à partir de l’année prochaine. Et déjà désireux de transmettre leur expérience, ils forment une apprentie en brevet professionnel.


Article paru dans le Parisien économie du lundi 19 novembre

Métiers liés : Coiffeur, Prothésiste ongulaire,


Réagir sur le Forum Orientation

Le Parisien
30.11.2012

Retour au dossier Métiers
Métiers : Fiche Métier : Coiffeur, un métier qui attire toujours les jeunes
Imprimer

Commentaires / Réactions

Réagir sur cet article via un commentaire dans notre forum

 

Métiers : consultez aussi...

orientation
Les spécialités préférées des étudiants en médecine en 2016

Les spécialités préférées des étudiants en médecine en 2016

L'ophtalmologie est la spécialité la plus prisée des étudiants, alors que la médecine du travail, elle, peine à recruter, selon une étude de la Drees publiée jeudi.

Premier emploi : plus des 2/3 des jeunes estiment que l'école prépare mal à l'insertion pro

Premier emploi : plus des 2/3 des jeunes estiment que l'école prépare mal à l'insertion pro

Selon une étude, les jeunes Français jugent l’accès à la vie professionnelle difficile et considèrent que l’école les prépare mal.

Ecoles du numérique : préparer les nouveaux métiers du Marketing et de la Communication

Ecoles du numérique : préparer les nouveaux métiers du Marketing et de la Communication

Former en trois ans des professionnels opérationnels, agiles sur les réseaux sociaux et capables de répondre aux enjeux sans cesse renouvelés du numérique, c’est ce que proposent les écoles spécialisées.

Secteur qui recrute : la distribution recherche toujours de nouveaux talents

Secteur qui recrute : la distribution recherche toujours de nouveaux talents

Avec plus de 3 millions de collaborateurs et près de 100 000 recrutements prévus cette année, le secteur de la distribution gagne à être connu. Avec ou sans diplôme.

Le métier de technicien ou agent technique, qu'est-ce que c'est ?

Le métier de technicien ou agent technique, qu'est-ce que c'est ?

Techniciens : des postes de plus en plus valorisés - Rencontre avec Oualid Hathroubi directeur régional chez Hays, cabinet de recrutement, qui nous précise la définition et la recherche autour de ces postes.

Techniciens : des postes de plus en plus valorisés

Techniciens : des postes de plus en plus valorisés

Les idées reçues ont la peau dure. « Quand on pense « technicien », on imagine souvent quelqu'un qui part avec sa boîte à outils sur un chantier. Or, c'est tellement plus et surtout autre chose... », constate Audrey Vellas.

Ecoles à la Une

Coup de projecteur sur...

encoche
EMC - Ecole supérieure des métiers de l'image, du son et du multimédia
Visez l’expérience, Vivez l’alternance. Créée en 1989 par Jean-Paul...
ISIS - Institut Supérieur de l'Image et du Son
L’institut Supérieur de l’Image et du Son, implanté dans le quartier du...
ITESCIA - L'école du i-Management
ITESCIA, l'école du i-management de la CCI Paris Ile-de-France, forme chaque...

ANNUAIRE FORMATIONS

Mots clés
Domaine de formation


ZAPPING FLYERS

+ d'événements

Newsletter le Parisien Étudiant

L'actu du site, bons plans, soirées, orientation... *

Votre inscription a bien été prise en compte.
Newsletters du Parisien

* J'accepte de recevoir les communications du Parisien.