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Fiscaliste, un métier en or

Fiscaliste, un métier plein d'avenir qui requiert de la rigueur, de l'organisation et de parfaites connaissances juridiques et fiscales

C’est un job d’avenir. Selon le cabinet de recrutement spécialisé Robert Half, le métier de fiscaliste serait l’un des plus porteurs en 2012. « On note, depuis 2011, un flux important de recrutements, dû entre autres aux changements continus de la fiscalité internationale, aux nombreuses réformes fiscales et aux nouvelles réglementations.
Les entreprises veulent internaliser ces problématiques et sont ainsi amenées à créer de nouveaux postes », explique Sophie Hauret, division manager de la division juridique et fiscale de Robert Half International France.

Fiscaliste : Une rémunération attractive


Cette profession est également très rémunératrice : un fiscaliste ayant entre trois et cinq années d’expérience peut toucher 50000 € à 60000 € brut par an.
Il existe deux types de fiscalistes, ceux qui intègrent les directions financières des entreprises, généralement au sein d’équipes de juristes, et les avocats fiscalistes en cabinet. En grande partie, les fiscalistes affichent un niveau d’études équivalent à un bac + 5, voire + 7, à travers des masters ou des doctorats.

Fiscaliste : les formations possibles


« Sur les 45 étudiants que nous avons en master 2 dans la majeure juridique et fiscale, la plupart passent l’examen d’entrée à l’école du barreau pour devenir avocat, assure Mirko Hayat, professeur de fiscalité à HEC. C’est un métier qui exige un esprit logique et une connaissance précise de la législation. » A la sortie de son master 2, HEC peut ainsi se targuer d’un taux d’embauche de 100%! Pour Patrick Viault, directeur du programme MBA spécialisé en fiscalité, droit des affaires, conseil et gestion d’entreprise à l’Inseec, « c’est une branche qui se développe énormément. Les secteurs bancaire, financier et de distribution recherchent beaucoup de fiscalistes, mais le luxe, la grande distribution ou l’international sont aussi très demandeurs. Dès lors, un très bon niveau d’anglais est bien entendu indispensable ». La moitié de la quarantaine d’étudiants du MBA de l’Inseec, accessible en 5e année après un master 1 ou une faculté de droit, passeront le barreau.

Fiscaliste : la formation publique


L’Etat n’est pas en reste puisque, cette année, l’Ecole nationale des finances publiques (Enfip) accueille plusieurs centaines d’inspecteurs stagiaires. Tous ont été admis sur concours, accessible en théorie à partir d’un bac + 3 mais dans les faits plutôt à bac + 5. « L’école prépare aux métiers de la fiscalité et de la gestion publique. Nous proposons une formation de référence, si bien que nos élèves ont une compétence professionnelle reconnue pour exercer dans le public. Une expérience qu’ils peuvent ensuite valoriser dans le privé », affirme Bernard Houteer, directeur de l’Enfip. Après une formation d’un an, les étudiants intègrent la Direction générale des finances publiques (DGFP), avec un stage de six mois en fiscalité ou en gestion publique. Là aussi, les rémunérations restent attractives avec, au 1er janvier 2012, un premier salaire à hauteur de 27630 € net par an en tant que titulaire.

TEMOIGNAGE

Cyril MODICOM,
29 ans, avocat fiscaliste, CMS Bureau Francis Lefebre à Neuilly (Hauts-de-Seine)


« Il faut être à l’écoute de chaque client »

Chaque année, le cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre, l’un des plus importants en France avec 550 employés dont 96 associés, embauche entre 15 et 25 jeunes. Une politique de recrutement stable, crise ou pas, dont a bénéficié Cyril Modicom il y a déjà quatre ans. Après un master 2 en droit des affaires et fiscalité, décroché à l’université de Strasbourg (Bas-Rhin), il prête serment comme avocat au terme de dix-huit mois de formation, dont six de théorie et une année de stages, le premier dans une banque privée, au sein de l’ingénierie fiscale et financière; le deuxième dans un cabinet parisien.

A la recherche d’un emploi, il obtient rapidement un CDI avec période d’essai de six mois au CMS Bureau Francis Lefebvre. « J’ai finalement intégré une équipe de 15 personnes dans le département fiscal. La fiscalité change quotidiennement, il faut donc être rigoureux, réactif et se remettre sans cesse en question », note Cyril Modicom. La rémunération est au rendez-vous puisque, selon la grille tarifaire du cabinet, un débutant touche entre 62000 € et 66000 € brut par an, en rétrocession d’honoraires. Son diplôme généraliste, comme il le qualifie, lui a permis d’aborder tous les pans du droit des affaires et d’acquérir une technique qu’il réutilise en situation, au contact de ses divers clients, que ce soit des personnes physiques ou des sociétés : « Un bon avocat fiscaliste doit s’adapter aux affaires qu’on lui présente. Chaque cas est spécifique, et les dossiers sont extrêmement variés. Je dois être à l’écoute de chaque client, de ce qu’il dit et ne dit pas. »

Ses missions vont de l’assistance au contrôle fiscal à l’aide à la régularisation d’avoirs à l’étranger, en passant par l’étude de solutions fiscales possibles lors d’une transmission d’entreprise.

D’ici treize à quinze ans, Cyril pourrait même envisager de passer de collaborateur à associé du cabinet. « Je ne regrette pas mon choix, c’est une profession où hier est toujours différent d’aujourd’hui. Je ne me vois pas changer ! » assure Cyril Modicom. Et ce d’autant moins que son salaire progresse chaque année de 10 à 20%.

Article paru dans le Parisien Economie, édition du lundi 22 octobre 2012.

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05.11.2012

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