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Fiche métier : l’architecte réseau, un ingénieur très pointu

Accro aux nouvelles technologies, aux réseaux, et aux challenges techniques : découvrez le métier d'architecte réseau

L'architecte-réseau conçoit et supervise le déploiement des réseaux informatiques. Un métier qui ne connaît pas la crise. Chaque mission est inédite et fait appel à de nouvelles connaissances.

Avec 32 000 demandeurs d’emploi, le secteur de l’informatique et des télécoms affiche un taux de chômage de 6% environ, un chiffre loin du plein emploi. Les fonctions réseaux échappent néanmoins à ce marasme. « Les sociétés de service sont en permanence à la recherche de ce profil et ont des difficultés à recruter », témoigne Benoît Lassalle, chef de projet et architecte transverse chez Total. Deux raisons à cela : contrairement aux postes de développeur, ceux d’architecte réseau ne sont pas délocalisables à l’étranger; ils nécessitent en plus une formation de pointe.

L’architecte réseau est celui qui conçoit et supervise le déploiement des réseaux informatiques, en particulier ceux internes aux entreprises. Sa mission se déroule en trois temps : définir les besoins de la société, en fonction des données qui seront échangées entre les différents postes, puis déterminer le matériel et les solutions qui seront utilisés, et enfin superviser la mise en place du réseau.

« Seuls les grands groupes ont les moyens d’avoir un architecte réseau en permanence dans leurs locaux », précise Frédéric Phiel, enseignant réseaux à l’école d’ingénieurs en informatique Epita, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Les SSII, des sociétés de services spécialisées dans l’informatique, sont donc les principaux recruteurs de ce type de profil. Elles servent de sous-traitantes pour des missions de six mois à un an dans les entreprises qui en expriment le besoin. Dans ce domaine, impossible d’être autodidacte. Les candidats recherchés sortent donc d’écoles d’ingénieurs, spécialisés en télécommunications, ou de mastères consacrés aux systèmes d’information. Mais il n’existe « aucune formation professionnelle dédiée à ce métier », explique Benoît Lassalle. Et pour cause : seuls des ingénieurs en réseaux, payés 30000 à 35000 € brut par an, sont formés. Ce n’est qu’après trois ou quatre années à ce poste qu’ils deviendront architectes, avec un salaire pouvant atteindre 45000 € brut par an. « Leur formation passe en fait par des certifications propres à chaque constructeur », précise le chef de projet.



Il faut ensuite rester au fait des évolutions. « Celui qui ne met pas à jour ses connaissances est rapidement dépassé, assure Frédéric Phiel. Rien que sur les deux dernières années, par exemple, nous avons vu apparaître le cloud computing, c’est-à-dire la virtualisation d’infrastructures… » Par ailleurs, « l’architecte doit être une éponge à connaissances. S’il doit créer une solution pour des traders dans une banque, il doit ainsi comprendre les rouages de leur métier ».

De quoi lui ouvrir de nouveaux horizons, car le métier, très pointu, ne permet pas d’évoluer vers un poste supérieur. Reste les projets, toujours en évolution, et potentiellement de plus en plus ambitieux.

TEMOIGNAGE

Ziyad RAFIY,
47 ans, architecte réseau pour le groupe Ausy,
à Issy les Moulineaux (Hauts de Seine)


La carrière de Ziyad Rafiy est un condensé de l’histoire des réseaux. A la fin des années 1980, ce passionné d’informatique s’inscrit au Conservatoire national des arts et métiers après avoir commencé un DUT (diplôme universitaire de technologie) d’analyste programmeur. « Les formations en informatique étaient toutes aux Etats-Unis, je me suis donc investi dans des cours du soir », se rappelle-t-il. En parallèle, il fait ses premiers pas en suivant une formation interne chez IBM, avant d’y être embauché comme technicien de maintenance systèmes et réseaux.

En 1994 apparaît Internet. Un protocole prometteur, mais qui n’embauche pas encore… Ziyad Rafiy crée donc sa propre entreprise. « Il n’y avait pas encore de standards : je validais et mettais en valeur des projets d’études. » Une évolution technologique perpétuelle, qui continue aujourd’hui : « Chaque projet exprime un besoin que les solutions actuelles ne peuvent résoudre. Il faut donc en permanence trouver de nouvelles solutions. »

Après plusieurs années en tant que consultant indépendant, notamment pour Michelin, il intègre en 2004 une SSII (société de services en ingénierie informatique). Au sein d’Aequalis, racheté par le groupe Ausy, l’architecte réseau, qui gagne aujourd’hui 55 000 € brut par an, a notamment travaillé sept ans chez Alcatel-Lucent et monté 11 data centers (centres de données) dans le monde. « En agence, on peut choisir ses projets : c’est important pour valoriser son parcours, car après chaque mission, il faut pouvoir rebondir et passer à d’autres environnements. » Tant techniques que humains : « Un architecte doit être capable de communiquer avec les autres équipes, celles qui mettront en place le réseau, mais aussi la direction de l’entreprise qu’il faut convaincre.» Même dans l’informatique, le relationnel peut être la clé du succès.

« Il faut convaincre la direction de l’entreprise pour qui on travaille mais aussi les équipes qui prendront le relais »

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30.07.2012

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