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International & Masters - Choisir son école : le match France-Monde

Les étudiants français ont-ils à gagner à aller étudier à l’étranger pour leur Master / MBA ?

Proches des entreprises, axées sur l’international... Les écoles de management made in France ont de nombreux atouts pour rayonner au-delà de nos frontières. Les étudiants français ont-ils à gagner à aller étudier à l’étranger ? Rien n’est moins sûr.

Lorsque Baptiste Raynaud a souhaité se lancer dans un MBA, après plusieurs années dans une banque d’investissement à Hong Kong, son choix s’est porté sur l’INSEAD. « J’avais envisagé d’aller aux États-Unis, mais leurs programmes attirent essentiellement des étudiants nord-américains, explique le jeune homme, désormais en charge des finances et des levées de fonds pour une start-up spécialisée dans l’Internet. Or je tenais à intégrer une promotion composée de personnes d’horizons professionnels variés et de cultures différentes. »
Avec des travaux de groupe impliquant des étudiants de 90 nationalités, son objectif s’est amplement réalisé : « C’est une expérience incroyable, un véritable enrichissement personnel. Chacun apporte son regard, ses idées, sa manière de travailler. Ainsi, j’ai pu développer mes capacités d’adaptation et de flexibilité qui sont, à mon avis, essentielles pour notre génération. »

Les atouts des écoles françaises


Si Baptiste Raynaud a effectué la majeure partie de son MBA sur le campus de Fontainebleau, il aurait également pu se rendre sur ceux de Singapour ou Abu Dhabi. « J’ai préféré profiter des partenariats de l’INSEAD avec des universités étrangères pour effectuer un séjour de deux mois dans la prestigieuse Wharton School, qui m’a permis de mieux comprendre l’environnement et les spécificités du marché nord-américain. »
L’exemple de Baptiste Raynaud est révélateur du positionnement des écoles installées en France : on peut à la fois bénéficier des forces de celles-ci, en termes de recherche, de liens étroits avec les entreprises, de diversité dans les promotions, tout en profitant d’une expérience internationale qui apporte un “plus” certain sur le CV. « Nous disposons d’atouts majeurs, liés au nombre et à la qualité des business schools françaises, estime Loïck Roche, directeur de Grenoble École de Management et président du Chapitre des écoles de management. D'ailleurs, le classement du Financial Times confirme notre leadership. »

De plus en plus d’étudiants internationaux


Et 2014 confirme cette tendance : le fameux palmarès du quotidien britannique place six écoles françaises dans le Top 20 des business schools d’Europe, ce qui fait de la France la première nation européenne. Prime également aux accréditations internationales, dont on sait à quel point elles comptent pour attirer des étudiants du monde entier. Parmi les 81 écoles retenues dans le classement, 12 établissements français sont triplement accréditées (AMBA, Equis, AACSB), un cas unique en Europe. Pour Loïck Roche, le positionnement international des écoles françaises est la clé de leur attractivité : « Elles ont mis fortement l’accent sur cette dimension, à travers des campus à l’étranger, des partenariats étroits avec des universités prestigieuses, des cursus 100 % anglais ou trilingues. De plus, les promotions sont souvent multiculturelles, et il n’est pas rare de trouver jusqu’à 100 nationalités dans les écoles ! »
Une enquête menée en 2013 par la Conférence des grandes écoles confirme le pouvoir de séduction des programmes made in France à l’échelle internationale. Les étudiants étrangers représentent désormais 25 % des effectifs des grandes écoles de management. Soit une croissance moyenne de 32 % entre 2009 et 2012 ! Sans surprise, le gros des troupes provient du continent asiatique, notamment de Chine et d’Inde. L’Amérique Latine est elle aussi bien représentée, surtout par le Mexique, le Brésil, la Colombie et le Chili. Et des petits nouveaux font aujourd’hui leur apparition, dont dix pays d’Afrique sub-saharienne, le Monténégro et le Tadjikistan. « La perception sur les business schools françaises est presque meilleure à l’étranger qu’en France », s’étonne Loïck Roche. Nul n’est prophète en son pays...

Un diplôme français et un diplôme étranger


Les initiatives se multiplient pour allier deux objectifs : étudier à la fois en France et dans un autre pays – voire plusieurs. À titre d’exemple, on peut citer la présence de SKEMA Business School sur cinq sites : trois en France (Lille, Paris, Sophia Antipolis), un en Chine (Suzhou), et un aux Etats-Unis (Raleigh), tous situés dans des technopôles ou des centres d’affaires réputés. De plus en plus de programmes prévoient une période conséquente dans un autre pays, à l’image du master European management studies de l’EM Strasbourg Business School : l’une des deux années se déroule à l’ESB Business School, en Allemagne, et les étudiants obtiennent un double diplôme franco-allemand. C’est d’ailleurs l’une des plus-values de ce type de cursus : ce n’est pas un, mais deux voire trois diplômes qui sont à la clé, renforçant les chances d’insertion en France ou à l’étranger.
ICN Business School propose ainsi un MSc in international management, associant sept universités dans le monde – Italie, Mexique, Russie, Chine, Suède et Brésil. La première année se déroule pour moitié sur le campus d’ICN, pour moitié sur celui de l’université de Bologne. La seconde année est effectuée chez un autre partenaire, choisi en fonction des spécialisations proposées ou de la langue.
« Les étudiants sont pragmatiques, estime Stanislas d’Eyrames, responsable du MSc à ICN Business School. Ils veulent obtenir trois diplômes reconnus dans trois pays différents, et une fois diplômés, travaillent souvent pendant quelques années dans l’un de ces pays. »

Soigner son image... de marque


Reste-t-il finalement une bonne raison pour aller suivre l’intégralité de sa formation dans une business school étrangère ? « Dans le cas d’un projet professionnel focalisé sur certaines zones géographiques, par exemple en Asie, au Japon, l’immersion totale peut être précieuse pour déjouer la barrière culturelle et linguistique », reconnaît Loïck Roche.
Il faut aussi souligner que les qualités intrinsèques des business schools françaises ne suffisent pas toujours à leur apporter la notoriété qu’elles méritent. « Il est important pour une école d’investir dans une marque, définie en fonction de ses spécificités », estime Jean-Noël Kapferer, conseiller de la présidence du Groupe INSEEC, pour lequel il a notamment retravaillé le positionnement des programmes et transformé le nom du programme Grande École en INSIGNIS Business School. « Elle permet de se définir par une promesse, et plus par sa zone géographique, poursuit l’expert international des marques. Elle doit s’appuyer sur un nom compréhensible partout, avec une connotation dynamique, volontaire. Pour résumer, être une marque revient à “se” choisir, permettant ainsi d’être choisi. »

Gilles Marchand

Notre positionnement multi campus séduit les étudiants »

Andreas Kaplan, directeur académique d’ESCP Europe

Quelles sont les principales motivations dans le choix d’ESCP Europe ?
Je pense que les étudiants qui optent pour notre école apprécient la diversité de notre offre, dont cinq masters et quinze mastères spécialisés.
Ces programmes peuvent être suivis sur un ou plusieurs campus d’ESCP Europe : Paris, Londres, Berlin, Madrid et Turin. Un positionnement international renforcé par la présence de nombreuses nationalités dans les promotions. Une fois intégrés dans l’entreprise, en tant que managers, les diplômés seront associés à des équipes multiculturelles. C’est donc une bonne préparation à ce qui les attend, en termes d’adaptabilité, de flexibilité, d’intelligence culturelle.

Pouvez-vous donner quelques exemples de programmes multicampus ?
Le plus poussé est le programme Grande École, qui peut aller jusqu’à trois pays : soit trois de nos campus, soit deux campus et une université partenaire. Certains mastères spécialisés, comme celui en audit, contrôle et finance, sont dispensés à Paris et à Londres, au plus près des places financières de premier plan.

Comment déterminez-vous les campus les plus appropriés à vos programmes ?
Principalement en fonction des secteurs d’activité les plus importants. Berlin est une place importante pour le développement durable, Londres est incontournable pour la finance et le management de l’énergie, Madrid est connu pour l’hôtellerie. Mais nous pouvons également cibler un marché de niche, où la plus-value d’une formation de qualité a aussi toute sa place.
> Propos recueillis par g.m.


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08.12.2014

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