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La filière cosmétique - parfumerie a bonne mine

La filière cosmétique-parfums emploie aujourd’hui 70 000 personnes et bénéficie d’une bonne santé.

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Aurore DISSAUX, 29 ans, responsable recherche et coordination scientifique chez Remedials à Orléans (Loiret)

En France, la filière cosmétique-parfums est une valeur sûre : au sein du quatrième secteur économique du pays, troisième à l’export, environ 800 entreprises s’activent dont 20 % de grands groupes (L’Oréal, Pierre Fabre…) et 80 % de PME. Le secteur emploie aujourd’hui 70 000 personnes et bénéficie d’une bonne santé. « Les forces de la filière sont liées à ses marques puissantes, à une image française d’excellence à l’étranger, appuyée sur une recherche sans cesse innovante », analyse Cédric de Groulard, directeur du cabinet de recrutement CDG Conseil.

Sur le territoire, ce sont principalement les grands groupes qui embauchent, dans des zones géographiques précises. En Bretagne, avec Yves Rocher ou chez les parfumeurs autour de Grasse (région Provence-Alpes-Côte d’Azur)… mais surtout autour de deux foyers majeurs : le Centre, où la Cosmetic Valley, pôle de compétitivité, regroupe 300 entreprises, et l’Ile-de-France, où siègent la plupart des groupes. LVMH a ainsi prévu d’intégrer 300 personnes cette année dans ses sociétés de parfums et cosmétique, dont son nouveau centre de recherche Hélios près d’Orléans (Loiret), et sa nouvelle usine Guerlain à Chartres (Eure-et-Loir) prévue pour la mi-2014. Chez L’Oréal, le leader mondial, même optimisme de Marianne Paux, directrice des ressources humaines. « Nos prévisions portent sur 400 à 500 embauches, aussi bien en recherche et développement (R&D), dans les achats, la production, le marketing, le digital qu’en boutiques », détaille-t-elle. De son côté, Clarins annonce 50 embauches en 2014 en R&D, achats, logistique et marketing, et chez Procter & Gamble France (Gillette, Pantene, Wella), Lisa Weber, responsable du recrutement, compte sur 70 embauches dans les fonctions de production, marketing et vente.

Certaines PME ne sont pas en reste : l’Occitane, à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), publie une vingtaine d’annonces par an sur le site spécialisé Cosmejob, pour sa production et sa R&D. « Les petites entreprises sont aussi un vivier d’emplois ! » note Alexandra Defforey, consultante spécialisée dans le secteur et fondatrice du site.

Certes, l’ingénieur ou le diplômé d’école de commerce bilingue en anglais reste le profil de cadre idéal. Le métier de responsable en marketing digital est aujourd’hui couru et les commerciaux à l’export sont toujours autant courtisés. Mais, en amont, Alexandra Defforey constate aussi « l’émergence de nouveaux besoins pointus, notamment sur la recherche des principes actifs ». Expert en extraction végétale, ingénieur en biologie cutanée : dans les fonctions managériales du laboratoire, le biologiste a plus la cote que le chimiste. Celui-ci a d’autres débouchés néanmoins : soit, s’il a bac + 2, dans des postes de techniciens en formulation, soit, s’il est diplômé bac + 5, sur le métier - émergent - de chargé d’affaires réglementaires. En production, on recherche avidement les profils à bac, bac + 2. « Les attentes sont fortes sur des postes comme celui de technicien de process en usine, les conducteurs de ligne, les agents de pesée », remarque Alexandra Defforey. « La filière comprend un tissu industriel fort », confirme Cédric de Groulard chez CDG Conseil. « Les BTS production ou orientés sur la commercialisation de chimie fine ont toutes leurs chances. » Seul problème, unanimement constaté : ces profils manquent de mobilité et il faut souvent les dénicher sur place.

TÉMOIN
« J’interviens de la formulation du produit au marketing »


Aurore DISSAUX, 29 ans, responsable recherche et coordination scientifique chez Remedials à Orléans (Loiret)
Voilà deux ans et demi qu’Aurore Dissaux est entrée chez Remedials, une petite PME de six personnes dans la Cosmetic Valley, à Orléans (Loiret). Elle y participe à la mise au point de produits de beauté intime féminine (huile de massage, crème cicatrisante…) distribués sous la marque Woman Essentials, en France et à l’étranger, du Luxembourg au Japon.

En décembre 2010, Aurore Dissaux présentait sa thèse en biologie. « Mon sujet portait sur la façon dont les protéines issues des coquilles de crustacés accumulées dans des récifs calcaires peuvent permettre de stimuler le renouvellement de notre peau et la formation de nos os », explique-t-elle.

Depuis longtemps, la cosmétique attirait la jeune chercheuse, ou plutôt les principes à l’œuvre dans les produits de tous les jours. Chez Remedials, elle intervient à plusieurs niveaux. D’abord, au moment de la phase de formulation. Selon le résultat souhaité, c’est elle qui propose, sur le papier, deux ou trois actifs pour un mélange réalisé en sous-traitance.

« Ensuite, je teste moi-même le produit sur des peaux reconstruites en laboratoire », raconte-t-elle. Pour ses expériences, en tant qu’ancienne thésarde de l’université d’Orléans, elle est accueillie sur le campus par le centre de biophysique moléculaire du CNRS, et profite donc des équipements de pointe au sein d’une équipe de haut niveau. « Comme ça, dès qu’il y a des brevets ou une publication, nous en partageons le bénéfice », explique-t-elle.

Une deuxième partie de son travail consiste à effectuer une veille réglementaire indispensable, car les conditions de certification des produits évoluent sans cesse. Enfin, elle intervient aussi dans la phase marketing en rédigeant la partie scientifique de l’argumentaire de vente.

« Ce poste propose une troisième voie entre les grands groupes et la recherche pure, analyse-t-elle. Ici, je garde le côté paillasse et j’interviens lors de toutes les phases d’élaboration du produit, hors commercialisation ! » Pour quarante-cinq heures de travail environ par semaine, Aurore Dissaux gagne près de 2 800 € brut par mois.

QUATRE MÉTIERS RECHERCHÉS



En laboratoire :
Le formulateur

Son métier : travaillant en laboratoire, dans la partie R&D de l’entreprise, le formulateur a pour mission de trouver le mélange parfait, non nocif, incluant les principes actifs nécessaires tout en répondant au cahier des charges du service marketing (un gloss brillant, un fond de teint couvrant hydratant…). De nombreux tests sont indispensables avant d’arriver à un résultat.
Sa formation : pour les techniciens : en bac + 2 un DUT chimie, un BTS bioanalyses et contrôles, en bac + 3 : une licence professionnelle en formulation, ou en industries chimiques et pharmaceutiques. Pour les manageurs, en bac + 5 : un master professionnel chimie du vivant ou un doctorat.
Sa rémunération : autour de 1 600 € brut pour un technicien débutant, de 2 300 € brut pour un manageur jusqu’à 3 000 € brut environ pour un formulateur expérimenté.

En production :
Conducteur de ligne

Son métier : en usine, le conducteur pilote une ligne de fabrication, c’est-à-dire un ensemble de machines sur lesquelles interviennent des opérateurs pour fabriquer le produit ou le conditionner. Le conducteur de ligne doit à la fois surveiller le bon fonctionnement des machines, animer son équipe d’opérateurs, veiller au respect de l’hygiène et des règles de sécurité, tout en respectant un calendrier de production.
Sa formation : le métier est accessible à un bac pro pilotage de systèmes de production automatisée ou à un bac pro bio-industries de transformation ou encore à un bac pro maintenance des équipements industriels. Les bac + 2 BTS maintenance industrielle et BTS mécanique et automatique industrielle sont les bienvenus également.
Sa rémunération : entre 1 500 € et 1 800 € brut mensuel selon l’expérience.

En marketing-vente :
Responsable en marketing digital

Son métier : le responsable en marketing digital élabore la stratégie d’influence et de réputation de sa marque sur Internet. Il imagine des dispositifs pour animer son site et effectue le suivi opérationnel des projets digitaux (sur Web, mobiles et tablettes). C’est lui qui gère les campagnes de communication sur les réseaux sociaux et en tire le bilan. Il optimise les référencements sur le Web et, plus généralement, conduit une veille sur les nouvelles formes de communication.
Sa formation : métier émergent, le marketing digital fait l’objet de plus en plus de formations initiales à bac + 5. Il en existe une par exemple à Télécom, école de management, la majeure marketing digital. Les diplômés en informatique, ceux issus d’écoles d’ingénieurs, de commerce ou de communication spécialisées dans le webmarketing ont eux aussi des atouts pour commencer.
Sa rémunération : de 39 000 € brut annuel pour un débutant et de 79 000 € à 88 000 € brut par an, variable compris, pour un responsable confirmé.

Sur toute la filière :
Chargé d’affaires réglementaires

Son métier : le chargé d’affaires réglementaires garantit le respect des règles dans l’élaboration des produits. En effet, dans le secteur de la cosmétique-parfumerie, chaque ingrédient est soumis à une réglementation bien précise, qui évolue sans cesse. Certains, comme les parabens, peuvent être un jour classés dans la liste des interdits. Dans un grand groupe, le chargé d’affaires réglementaires travaille avec le service marketing pour élaborer le cahier des charges du produit. Il est également en contact avec la partie R&D de l’entreprise. Plus généralement, il effectue une veille réglementaire et législative. En cas de changement dans la réglementation ou en cas de création d’un nouveau produit, c’est lui qui prépare les dossiers de validation et qui les dépose auprès des autorités de réglementation pour s’assurer de l’autorisation d’accès au marché.
Sa formation : bac + 5 : école d’ingénieur, diplômé en chimie ou en pharmacie, master spécialisé en affaires réglementaires, master droit de la santé.
Sa rémunération : de 2 500 € brut mensuel pour un débutant à 3 000 € brut pour un profil confirmé.

Métiers liés : Webmarketer, Formulateur, Conducteur de ligne de production, Directeur Marketing, Chargé d'affaires,


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19.02.2014

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