En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies et leur communication à des tiers, afin de vous offrir contenus et publicités liés à vos centres d'intérêt.OkEn savoir plus

Accueil > Orientation > Métiers

Le métier de cariste tend à se professionnaliser

Aucun diplôme n’est obligatoire pour exercer cette activité, mais la plupart des caristes possèdent au moins le Caces.

orientation metiers Le métier de cariste tend à se professionnaliser Aucun diplôme n’est obligatoire pour exercer cette activité, mais la plupart des caristes possèdent au moins le Caces. metier cariste, Le metier de cariste tend à se professionnaliser, magasinier cariste, diplome caces, obtenir caces, examen caces

Christiane CHAMBRUN, 40 ans, Isles-les-Meldeuses (Seine-et-Marne)

Consultez aussi :

C’est un métier qui est au cœur du secteur de la logistique et qui revêt plusieurs aspects. En effet, si l’on prend une définition stricte, le cariste est la personne chargée de la « conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail servant au levage ». En clair, ce professionnel intervient dans les entrepôts et les plates-formes d’entreposage au volant des différents chariots nécessaires au stockage et au déstockage des marchandises. A cela s’ajoutent très souvent des tâches de préparation de commandes et de manutention.

Aujourd’hui, aucun diplôme officiel n’est obligatoire pour conduire les engins. En revanche, le Code du travail exige que l’employeur délivre au cariste une autorisation de conduite. « Cette autorisation comporte trois obligations. D’abord, une visite médicale d’aptitude au poste souhaité. Ensuite, une obligation de formation et, enfin, une connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d’utilisation », précise Jean-Pierre Mercat, responsable du site de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) du groupe ECF.

Or, l’obligation de formation, qui est soigneusement contrôlée surtout en cas d’accident s’appuie sur le programme du Caces (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) délivré par des organismes certifiés testeurs. C’est pourquoi, reconnaît Jean-Pierre Mercat, la plupart des caristes possèdent le Caces, « d’autant que beaucoup d’entre eux arrivent dans les entreprises via les agences d’intérim qui exigent l’obtention de ce certificat ».

Le Caces se décline en trois catégories (1-3-5), chacune correspondant à des types de chariots. Il peut s’obtenir par une formation d’une semaine (facturée aux alentours de 800 € HT), mais il n’est valable que cinq ans et doit être renouvelé à l’issue de cette période. La formation comporte deux parties : la pratique, à savoir la conduite des différents modèles de chariots, et la théorie, principalement axée sur la sécurité et le respect des panneaux de circulation. Francisco Nunez avait obtenu le Caces il y a une dizaine d’années. En recherche d’emploi, il vient de le repasser afin de retrouver un poste de cariste. Et selon lui, la formation a évolué : « C’est devenu un peu plus compliqué. Il est nécessaire de prendre plus de précautions. Les consignes de sécurité sont plus importantes. C’est un métier qui demande de la vigilance. Il faut savoir quel chariot prendre en fonction de la charge et s’assurer que les palettes sont bien calées. » Une formation qui a dû s’adapter en effet aux évolutions techniques : « Les surfaces des entrepôts sont moins grandes qu’avant mais plus hautes et les manipulations sont donc différentes », précise Jean-Pierre Mercat. Pour ce dernier, le niveau initial des caristes s’est plutôt amélioré — « ça devient très difficile pour quelqu’un qui n’est pas alphabétisé ». Mais il regrette que ce métier, payé au smic, soit encore peu professionnalisant.

C’est pourquoi beaucoup d’organismes de formation à l’image de l’AFT-Iftim, spécialisé dans la logistique, proposent des formations complémentaires accessibles au niveau CAP, voire bac pro. Elles permettent de devenir agent d’entreposage et de messagerie ou technicien en logistique d’entreposage. Car les besoins sont importants pour ces métiers qui sont constamment en recherche de compétences.

TEMOIGNAGE

« Fin mars, je termine une formation de six semaines », Christiane CHAMBRUN, 40 ans, Isles-les-Meldeuses (Seine-et-Marne)

Sur neuf personnes, elle est la seule femme de son stage. Mais cela n’effraie pas Christiane Chambrun qui trouve au contraire que l’ambiance est très respectueuse. C’est grâce à une société d’intérim que la jeune quadra qui recherchait du travail a eu l’opportunité de suivre une formation de cariste. Un métier qui ne lui était pas totalement inconnu : « J’avais déjà fait de la préparation de commande dans un entrepôt et je souhaitais apprendre à conduire les engins. » Sa formation qu’elle achèvera fin mars dure un mois et demi. Plus complète que le seul Caces qui se limite à la conduite, son coût (2 205 € HT les 210 heures) a été pris en charge par la société d’intérim. Six semaines à apprendre à manipuler les différents chariots, à intégrer les consignes de sécurité mais aussi à s’occuper de la préparation des commandes : « En général aujourd’hui, c’est informatisé mais nous apprenons d’abord à tout faire sur le papier », souligne Christiane qui reconnaît être plus à l’aise dans la conduite des machines. « Avoir le permis de conduire me sert beaucoup mais, globalement, je ne rencontre pas de difficulté dans cette formation.»

« C’est autant un métier de femmes que d’hommes. »

Elle reconnaît en revanche que cette profession est parfois dangereuse : « L’accident peut vite arriver. Il faut avoir une bonne vue et rester constamment attentif à l’environnement. » Et à l’issue de sa formation, Christiane a la quasi-assurance de trouver un poste dans sa région de Seine-et-Marne où sont situés de nombreux entrepôts, notamment de la grande distribution.



EN SAVOIR PLUS
À LIRE
« Piloter en sécurité les chariots automoteurs de manutention : la Fonction cariste », de Marie-Brigitte Freulon-Astoul, Ed. Casteilla,
2011, 176 pages. 24 €.
« Les Métiers du transport et de la logistique », collectif, Ed. Onisep, collection Parcours, janvier 2014, 168 pages. 12 €.

À CONSULTER
L’AFT-Iftim, spécialisé dans le transport et la logistique, propose un grand nombre de formations initiales et professionnelles, dont celle de cariste avec Caces : www.aft-iftim.com.
L’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) propose également des formations qualifiantes et des fiches métiers : www.afpa.fr.

Métiers liés : Magasinier cariste,


Réagir sur le Forum Orientation

Contact
31.03.2014

Retour au dossier Métiers
Métiers : Le métier de cariste tend à se professionnaliser : Imprimer
Derniers articles "Métiers"

Commentaires / Réactions

Réagir sur cet article via un commentaire dans notre forum

 

Métiers : consultez aussi...

orientation
Que faire sans le bac ? Essayer une autre voie, apprendre un métier...

Que faire sans le bac ? Essayer une autre voie, apprendre un métier...

Chaque année, environ un candidat sur huit échoue à l’examen du bac. Si le redoublement reste la solution évidente, des alternatives existent pour obtenir un diplôme et apprendre un métier. Tour d’horizon des possibilités qui s’offrent aux non-bacheliers.

Formations aux métiers du Luxe : gare aux illusions !

Formations aux métiers du Luxe : gare aux illusions !

La tribune, coup de gueule, d'Alain Dominique PERRIN Président de l'école EDC Paris Business School et Président de la Fondation Cartier, qui s'insurge contre l'intensification des formations aux métiers du luxe

Dans cette école, la boucherie, c'est tout un art !

Dans cette école, la boucherie, c'est tout un art !

Dans un secteur qui ne connaît pas la crise, l'école professionnelle de la boucherie forme la crème de la profession. Rien d’étonnant donc à ce que certains élèves aient été choisis pour participer au Salon de l’agriculture.

Se former en alternance grâce à La Poste : 18 métiers sont concernés

Se former en alternance grâce à La Poste : 18 métiers sont concernés

Depuis 2008, les jeunes d’Île-de-France peuvent bénéficier d’une formation au sein de Formaposte, le CFA (Centre de formation d’apprentis) du Groupe La Poste. Et pas uniquement pour devenir postier, même si la moitié des effectifs est concernée.

Energies renouvelables : des formations prisées à tous les niveaux

Energies renouvelables : des formations prisées à tous les niveaux

Malgré la part belle aux ingénieurs, des profils moins diplômés sont très sollicités dans le secteur des énergies renouvelables. Les formations et métiers concernés.

L'immobilier recrute : les bac+ 5 ont la faveur des promoteurs

L'immobilier recrute : les bac+ 5 ont la faveur des promoteurs

Le secteur de l'immobilier reste un formidable ascenseur social, à condition d'avoir envie d'apprendre et d'être doté de qualités d'écoute et d'empathie.

Ecoles à la Une

Coup de projecteur sur...

encoche
ESO - Ecole Supérieure d'Ostéopathie
L'Ecole Supérieure d'Ostéopathie (ESO Supostéo) est l'école d'ostéopathie...
ISTH
Depuis 1954, l'ISTH confirme sa place de leader parmi les grandes classes...
EISTI - Ecole Internationale des Sciences du Traitement de l'Information
L'EISTI conjugue sciences de l'information, mathématiques, physique,...

ANNUAIRE FORMATIONS

Mots clés
Domaine de formation


ZAPPING FLYERS

+ d'événements

Newsletter le Parisien Étudiant

Les soirées, bons plans, actu, orientation, ... *

Votre inscription a bien été prise en compte.
Newsletters du Parisien

* J'accepte de recevoir les communications du Parisien.