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Les écoles de commerce post-bac parmi l'élite ?

Labellisation, recherche, international, programmes : tour d’horizon des facteurs qui font la différence aux yeux des candidats.

Longtemps considérées comme des établissements de second rang, les business schools accessibles sans classe prépa ont gagné leurs lettres de noblesse – et ne comptent pas y renoncer. Labellisation, recherche, international, programmes : tour d’horizon des facteurs qui font la différence aux yeux des candidats.

Début mai, l’ICD est devenue la douzième école de commerce post-bac à pouvoir délivrer le grade de master, tandis que l’Ipag Business School obtenait le renouvellement de cette autorisation pour quatre ans. Un label décerné par la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion, à la suite d’une évaluation exigeante portant sur plusieurs critères, déjà examinés pour l’obtention du visa bac+5 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : formation, recherche, ouverture à l’international.
Il s’agit donc d’un gage de qualité, qui fait aujourd’hui la différence en termes d’attractivité. Comme l’explique Erwan Poiraud, directeur de l’ICD, « le visa comme le grade de master comptent de plus en plus pour les étudiants et leurs familles ».

L’impact de la réforme LMD


Cette reconnaissance, les écoles post-bac en ont longtemps été privées, comme le rappelle Guillaume Bigot, directeur général de l’Ipag Business School : « Leur image a longtemps été celle d’établissements de second choix, toujours à la traîne d’un modèle post-prépa dominant. C’est aujourd’hui de l’histoire ancienne ! Les business schools post-bac les mieux classées sont bien plus sélectives que de nombreuses écoles post-prépa. »

Pour Jean Audouard, la révolution date du début des années 2000, qui ont vu progressivement les écoles monter en attractivité. « Les formations dispensées étaient majoritairement de niveau bac+4, rappelle le directeur général de l’ESCE. La réforme LMD – licence-master-doctorat – a poussé de nombreuses écoles à évoluer vers un modèle bac+5, ouvrant la voie à la masterisation des programmes. Ce grade reconnaît désormais leur haut niveau académique, suite notamment au recrutement d’enseignants-chercheurs. » Et installe également les conditions d’un cercle vertueux, propre à renforcer leur notoriété nationale et internationale. Comme l’indique Erwan Poiraud, « le grade devient la norme de réciprocité avec nos partenaires étrangers, notamment pour la mise en place de doubles diplômes ».

Labels et accréditations


Dans le marché globalisé des écoles de management, les accréditations internationales font figure de sésame ultime. Trois labels contribuent ainsi à la notoriété des établissements et de leurs programmes : l’américain AACSB et les européens Equis et Epas. Première école post-bac à décrocher Equis en 2012, l’IÉSEG School of Management fait désormais partie d’un club très fermé : les établissements d’enseignement supérieur qui, dans le monde, disposent des meilleures accréditations.
« L’impact des labels diffère selon les publics, estime Jean-Philippe Ammeux, son directeur. Le visa et le grade de master – ainsi que leur durée d’attribution – apportent de la visibilité et de la crédibilité au niveau national, ils sont très importants dans le choix d’une école par les candidats. Les accréditations jouent à la fois sur la scène hexagonale et internationale, les étudiants comprenant de mieux en mieux que leur employabilité, comme le business, sont désormais mondialisés. » Elles permettent également d’attirer les meilleurs enseignants-chercheurs, pour produire une recherche de qualité… et reconnue.

Une diversité d’expériences internationales


Lorsqu’on interroge les directeurs d’école sur les principaux facteurs d’attractivité, tous mettent en avant l’international. Six campus européens et deux classes internationales 100 % anglophones à l’EBS Paris, offre de doubles et de triples diplômes à l’Ipag Business School, stages et semestre académiques obligatoires à l’ECE, les possibilités ne manquent pas et s’enrichissent chaque année. Ainsi, l’ECE a signé de nouveaux accords de partenariat et de doubles diplômes pour la rentrée 2013, avec des universités américaines et brésiliennes.
« Le nombre et surtout la qualité des partenaires étrangers intéressent à la fois les étudiants et les entreprises, notamment celles dont la stratégie de développement est internationale », estime Jean-Philippe Ammeux. De son côté, l’EBS Paris prévoit de développer des programmes communs avec ses universités partenaires, tout en offrant dès la prochaine rentrée la possibilité d’obtenir le bachelor de l’université londonienne Middlesex. « C’est un programme très attractif, à la fois pour les étudiants français et étrangers », estime Bruno Neil, directeur de l’EBS Paris.

À chaque école ses spécificités


Si la reconnaissance par des labels et l’internationalisation sont des objectifs communs à la grande majorité des écoles, chacune d’elles cultive également sa différence en jouant sa propre partition. L’EDC Paris valorise son réseau de diplômés – 13 000 anciens répartis dans 75 pays, dont plusieurs milliers de chefs d’entreprise –, tandis que l’ICD déploie un partenariat stratégique avec Sciences Po Aix, avec un certificat d’État en management de l’information stratégique diplôme de master à la clé. De son côté, l’ESCE propose plus d’une centaine de parcours différents sur cinq ans.
Avec ses multiples campus sur le territoire français, l’IDRAC vise aujourd’hui la mutualisation des moyens en termes de recherche, avec une ambition : « devenir le premier centre de réflexion sur l’évolution des modèles économiques », comme l’explique son directeur général, Stéphane Boiteux, en rappelant que « la recherche a vocation à impacter la pédagogie, en fournissant aux étudiants du matériau concret sur les enjeux économiques stratégiques ». Pour séduire les candidats, de nombreuses écoles misent sur la diversité des programmes, à l’image de l’ESG Management School, qui propose 17 spécialisations fonctionnelles ou sectorielles, ou l’ESPEME, qui lance cette année 3 nouveaux approfondissements (audit et conseil, entrepreneuriat, management public).

Cinq ans pour former les managers


Ce rapide tour d’horizon des leviers d’attractivité le confirme : les écoles post-bac ont rejoint la cour des grandes, en ajoutant à leur point fort d’origine – la professionnalisation – les éléments d’ADN des écoles post-prépa. Au point, pour certains directeurs, d’avoir désormais plus d’atouts que ces dernières.
« Alors que les écoles post-prépa diplôment leurs étudiants après trois ans d’études, nous disposons de plus de temps pour faire le lien entre théorie et pratique et proposer une diversité d’expériences aux étudiants », estime Guillaume Bigot. Un avis partagé par Benoît Herbert, directeur général de l’ISTEC : « Avec deux ans de plus, le programme est plus riche, en termes de cours, de stages, de projets, d’international, et donc d’occasions de découverte et d’expérience. » Un renversement de perspective qui prouve que le paysage des écoles de commerce a bel et bien changé depuis dix ans.

G.M.

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27.05.2013

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