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Les jobs d'été les plus cool !

Si le travail saisonnier est souvent difficile, il existe néanmoins des jobs sympathiques et parfois très rémunérateurs

Reporter de Festivals, Guide de musée ou guide touristique, Plagiste, Jeune fille ou jeune homme au pair, animateur de parc de loisirs... travailler l'été dans la bonne humeur, c'est sympa !

Etaleur de crème solaire sur les plages pour 850 € brut par semaine. Oui, par semaine et pas par mois ! C’est le job proposé cet été par un office du tourisme en France... qui a été décroché par une étudiante en ostéopathie et un étudiant en maths, tous deux trilingues, chargés de sensibiliser les vacanciers aux effets néfastes… de l’exposition au soleil.


Un petit boulot de rêve.

Les « jobs d’été en or » sont rares (la plupart du temps, le salaire est au niveau d’un smic) mais ils existent. Ils ont l’avantage d’être soit peu fatigants, soit bien rémunérés, soit de se situer dans un environnement extraordinaire, quand ils ne cumulent pas les trois comme dans l’exemple cité plus haut.


Parmi ceux qui sont réputés très bien payés sans nécessiter de qualification particulière, citons les jobs de projectionniste dans les campings (1500 € brut), caissier dans les péages, très prenant (2000 € brut). Il y a ceux qui nécessitent peu d’efforts physiques comme gardien de musée, surveillant de parc et ceux jouissant d’une convivialité notoire, comme, bientôt, les vendanges, synonymes de soirées festives même si les conditions de travail sont dans certains vignobles assez éprouvantes.

Certains créent leur activité

Nous sommes allés à la rencontre de ces chanceux, jeunes et moins jeunes, enviés par une majorité de ceux qui sont abonnés aux postes de serveur de restaurant aux innombrables heures supplémentaires jamais payées ou de vendeur aux horaires hachés. Car tout n’est pas rose dans le travail estival, comme en témoigne la JOC, Jeunesse ouvrière chrétienne.
Voir ici les résultats de l'étude de la JOC : la moitié des jeunes travaillant l'été le font pour vivre le reste de l'année.
Néanmoins, en cherchant bien, notamment sur Internet, beaucoup de jobs sympas se créent chaque année. Il y a nos crèmeurs de plage, mais aussi, en Dordogne, des lecteurs dans les maisons de retraite. Certains ont créé leur emploi, comme ces cracheurs de feu et jongleurs qui gagnent actuellement sur la côte bretonne « deux fois le smic par mois ». Et pour rêver un peu, sachez que le job d’été le mieux payé du monde, en 2010, se trouve au Québec, à Sorel-Tracy. Salaire : 30 000 € pour deux mois, voiture et appartement de fonction, et ce pour filmer la région avec une caméra numérique fournie par le comité de tourisme local.

Le job le plus cool : reporter de Festival !


D'autres jobs sont tout aussi cool : animateur de plage, reporter de festivals : en 2011 Universal Music France et la Société Générale se sont associés pour proposer de devenir leur Reporter So Music sur les meilleurs festivals de l'été : Les Déferlantes, La Route du Rock, Rock en Seine...

Les reporters So Music, 4 en juillet et 4 en août, seront recrutés en contrat à durée déterminée et recevront chacun une rémunération de 1500€, net, pour leur mois de travail. Ils seront aussi intégralement pris en charge et défrayés de toutes les dépenses liées à leur mission : déplacement, hébergement, nourriture….

Et vous quel jobs d'été faites vous ou avez vous fait ? Quel est votre meilleur ou pire souvenir de job d'été ?


 


Gabriel 21 ans - Plagiste à Paris Plage


Installer des transats sur les bords de la Seine et informer les visiteurs, c’est la mission de Gabriel, 21 ans. Il est l’un des trente plagistes embauchés par la mairie de Paris pour Paris Plages. C’est la deuxième fois que cet étudiant en marketing enfile le maillot jaune des plagistes parisiens. « En août, il n’y a pas grand-chose à faire à Paris, ça me permet de remplir mes journées et de rencontrer des gens.

Grâce à ce travail, il espère également se payer des vacances… sur une vraie plage.

Les bons jobs d’été se trouvent un peu partout dans la capitale pour des salaires équivalents au smic. Anne Mesme, 20 ans, vend des glaces pour se payer un Vespa. Elle a été embauchée pour un mois chez le glacier Amorino, face au Centre Pompidou (IVe). « J’ai eu beaucoup de chance. Certaines de mes amies cherchent toujours à travailler depuis juin. » Cette étudiante en langues étrangères savoure l’ambiance du travail en équipe et en profite pour parler anglais avec les touristes.
Sarah Bocquet, 19 ans, et Alexandre Coradin, 20 ans, sont moins à l’aise avec la langue de Shakespeare. Ils s’adonnent plutôt au « franglais » derrière un stand devant la station de métro des Halles (Ier). « Nous aiguillons les touristes désorientés vers les itinéraires les plus pratiques », explique Alexandre, souriant, pour qui c’est la première expérience professionnelle. Pour Sarah, porter le polo vert des ambassadeurs du métro est moins fatigant qu’être serveuse. « Nous n’avons pas de patrons qui nous pressent continuellement et les employés sont adorables avec nous. » Ce job d’été est cependant moins accessible car réservé aux enfants du personnel de la RATP. Emmanuelle Butez, 29 ans, travaille pour financer une formation en naturothérapie. C’est le deuxième été de suite qu’elle prospecte pour l’association Aides, à deux pas de la place du Châtelet. « Souvent les passants nous évitent. Quand quelqu’un s’arrête pour parler, ça me redonne du peps pour la journée. »


Timothée, 19 ans, éclusier


C’est sur l’écluse de la Chaussée des Moines, à Vertou, sur la Sèvre nantaise, que Timothée, 19 ans, étudiant à Angers (Maine-et-Loire), en prépa d’une école d’ingénieur en génie industriel, a trouvé un travail pour le mois d’août. « Je dois faire passer les bateaux et accueillir les éventuels touristes », explique-t-il. Un job pas très intense. «C’est arrivé qu’il se passe trois jours sans qu’aucun bateau ne se présente », raconte-t-il. Et pour les horaires, 10 heures-midi et 14 heures- 18 heures, ce n’est pas l’usine. Il n’oublie pourtant pas que ce boulot, payé le smic, c’est aussi du sérieux. «On déverse des quantités d’eau dans l’écluse. Il ne faut pas rigoler quand on fait ça. »


Maud et Yuna, 18 et 19 ans, gardiennes d’un musée désert


Le musée Sarret de Crozon à Arbois (Jura) est l’une des jolies demeures anciennes familiales ouvertes aux visites. Un beau lieu abritant de belles collections de peintures mais pas très fréquenté, même en été, dans la capitale des vins du Jura. Maud Pierre, 18 ans, et Yuna Meloche, 19 ans, étudiantes respectivement à Lyon (Rhône) et Besançon (Doubs), sont durant tout ce mois d’août à la fois les gardiennes et les caissières de l’institution. « Notre travail consiste à monter au premier étage quand il y a des visiteurs, explique Maud. Mais le plus gros boulot consiste à compter et recompter la caisse. » Toutes les deux le reconnaissent, « le job est tout ce qu’il y a de plus cool », « c’est vraiment tranquille ». Lors de notre visite en fin d’après-midi, le musée Sarret de Crozon avait attiré huit entrées payantes dans la journée. Alors, pour s’occuper, Maud et Yuna lisent beaucoup et se cultivent. «On a trouvé, en fouillant les tiroirs, un porte documents qui raconte l’histoire de cette maison, c’était passionnant. » Ce job de 15 heures à 18 h 30 rapportera à Yuna environ 700 € et à Maud, 1 000 €.



Et vous quel jobs d'été faites vous ou avez vous fait ? Quel est votre meilleur ou pire souvenir de job d'été ?

 

Chiffres clés des jobs d'été :


650 000 postes environ ont été à pourvoir pendant la période estivale pour pallier l’absence des salariés ou assurer le pic saisonnier.

50% de ces postes concernent le seul secteur de l’hôtellerie, 25% celui de l’agriculture.

16 ans : âge légal pour travailler, sauf dérogation pour une entreprise familiale.

La moitié des contrats ne dépasse pas une durée d’un mois.

90% des jobs d’été ne dépassent pas la rémunération du smic.

Du point de vue législatif, les jobs d’été sont équivalents à un contrat à durée déterminée (CDD). Les contrats doivent être remis dans les 48 heures qui suivent l’embauche. Et ne peuvent être rompus inopinément, sauf pendant la période d’essai (deux semaines maximum pour un contrat de moins de six mois), que si les deux parties sont d’accord, pour faute grave ou en cas de force majeure. Les saisonniers ont droit à une pause de vingt minutes minimum toutes les six heures et aux congés payés.

 

Daniel Rosenweg


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25.07.2011

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