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Ma thèse en 180 secondes : avec eux, les sciences c'est facile.

La 4e saison de « Ma thèse en 180 secondes » vient de démarrer. Rencontre avec des lauréats de ce concours qui dépoussière l'image de la recherche.

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Kelly Pasquon, doctorante en 3ème année de thèse à l’Université Paris-Sud, participera à la demi-finale nationale du concours 2017. Crédit photo : Angélique Gilson.

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Vous ne pigez rien aux sciences ? Et pourtant, après avoir entendu ces chercheurs sur scène, vous aurez l’impression de les comprendre un peu mieux. La 4 e saison de « Ma thèse en 180 secondes » (MT 180) vient de démarrer. Après Paris ou Toulouse, c’est Aix-Marseille, l’un des 27 groupements universitaires en lice, qui a sélectionné hier son champion de la vulgarisation pour la finale nationale, en juin.

Noëmie Mermet-Joret a, elle, été la première lauréate internationale de MT 180. Elle a passé sa thèse à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Elle s’était attiré les applaudissements du public avec un intitulé pourtant abscons : l’implication des récepteurs 5-HT2A dans la modulation des interneurones PKC ! Son talent : expliquer simplement son travail sur l’allodynie, une maladie sans traitement efficace, qui provoque d’intenses douleurs. « Pendant nos études, on n’est pas du tout préparé à ce genre d’exercice, confie-t-elle. J’ai été coachée par un homme de théâtre et une journaliste. Et puis j’ai beaucoup répété… »

Un jeu drôle et exigeant



« On est habitué à présenter des travaux à l’oral lors de congrès scientifiques. Mais jamais devant un public de non-initiés. Se retrouver devant une salle comble, avec un chrono, des caméras, c’est un très bon apprentissage de la gestion du stress », juge Mathieu Buonafine, vainqueur l’an dernier avec le récit, à la manière d’une enquête policière, de sa thèse sur le déclenchement des maladies cardiovasculaires.


La Sorbonne (Paris Ve), le 1er octobre 2015. Les jeunes scientifiques qui participaient à la finale internationale de «Ma thèse en 180 secondes».(MT180 CPU-CNRS – DAVID PELL)

« Il y a une attitude râleuse qui consiste à dire que résumer plusieurs années de travail en trois minutes est impossible. Il faut plutôt prendre ce concours pour ce qu’il est : un jeu drôle et exigeant qui permet de faire découvrir au grand public le diplôme universitaire le plus élevé en France », résume le mathématicien Cédric Villani, membre du jury en 2015. « Nous voulons aussi montrer que la recherche est jeune, dynamique et traite de sujets actuels », ajoute Emilie Smondack, du CNRS, qui coorganise, avec la Conférence des présidents d’université, ce concours inspiré du « Three Minute Thesis » des facs australiennes.

Vidéo. Les 180 secondes de Kelly qui représentera l'Université Paris-Saclay en 2017


Kelly Pasquon est doctorante en 3ème année de thèse à l’Université Paris-Sud "Découvrez le but de sa thèse : des traces d'eau sur Mars ?" "Essayez toujours de décrocher la lune... au pire vous terminerez dans les étoiles !"



« Les gens ont souvent l’image du chercheur grisonnant, avec sa blouse blanche, qui fait des trucs qu’on ne comprend pas », renchérit Marie-Charlotte Morin, qui, en 2014, avait fait rire le public avec son histoire de transformation en neurones des cellules rectales de ver.
MT 180 est aussi l’occasion de passer de l’ombre à la lumière. « La vidéo de la finale a été beaucoup vue. Ça a été un point très positif lors des entretiens que j’ai passés après ma thèse », témoigne Noëmie Mermet-Joret, aujourd’hui post-doctorante au Danemark. « La capacité à être clair, concis, structuré est très appréciée », abonde Mathieu Buonafine, qui a écumé les télés et les radios après sa consécration en juin. Mais sa plus grande victoire est ailleurs : « Mes amis ont enfin compris ce que je fais ! »

Joffrey Vovos


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LE PARISIEN
02.05.2017

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