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Dossier MBA & Masters : Les filières préférées des étudiants et des entreprises

Aux yeux des étudiants et des recruteurs, toutes les spécialités n’ont pas le même intérêt, et les perspectives d’emploi évoluent sans cesse.

Lundi 29 novembre, les Américains ont dépensé plus d’un milliard de dollars sur des sites internet, un montant jamais atteint dans toute l’histoire du e-commerce. Si ce résultat s’explique par la période post-Thanksgiving et les soldes importantes, il témoigne surtout de la montée en puissance du secteur, devenu incontournable dans les habitudes de consommation du grand public. La tendance n’a évidemment pas échappé aux établissements d’enseignement supérieur, à l’image de l’IAE de Lille qui propose un master enmarketing et commerce électronique.

Pas de changement de leader

Avec une offre de spécialisation très complète et en constante redéfinition, les écoles supérieures sont confrontées à un enjeu permanent : saisir les évolutions de l’économie et de l’emploi, en repérant les vrais potentiels et les simples effets de mode. Il leur faut quantifier les besoins futurs et répondre aux attentes des deux parties – les étudiants et les employeurs. Leur stratégie ? Une attention constante aux enquêtes des organismes de recrutement (Apec, cabinets spécialisés) et une collaboration étroite avec les entreprises. « Pour détecter les tendances lourdes, nous avons également besoin de la recherche, complète Andrés Atenza, directeur de l’ISC Paris. La réactivité fait partie intégrante de l’ADN des business schools, un atout indispensable pour coller aux besoins du terrain. » Les plus gros recruteurs restent les mêmes depuis de nombreuses années : bureaux d’études et sociétés de conseil, finance-banque-assurance, commerce-distribution. Le conseil et la finance absorbent en moyenne une moitié des diplômés, avec par exemple 40% pour l’Essec. Le marketing talonne de près, comme l’EDHEC qui place 20 % de ses élèves dans le secteur. « Ces marchés sont restés porteurs malgré la crise », confirme Andrés Atenza. Les filières spécialisées dans le financial market, l’audit et la gestion d’actifs restent très demandées par les étudiants – et les employeurs. Les ingénieurs trouvent également leur place dans les mêmes secteurs d’activité, comme les étudiants de l’Ensimag. Pour sa directrice, Brigitte Plateau, « les études tournées vers l’informatique et les mathématiques appliquées intéressent le secteur bancaire et financier, qui emploie 20 %de nos diplômés. »



Les métiers en mutation

Toujours leaders, ces domaines évoluent, à la fois dans les offres d’emploi et les possibilités de carrière. En 2009, sous l’effet de la crise, les fonctions financières se sont réorientées sur les entreprises, et après un passage à vide, la finance de marché retrouve sa vigueur. D’autres secteurs bénéficient de transformations plus durables. « Les métiers du marketing évoluent beaucoup, précise Françoise Rey, directrice générale adjointe de l’Essec. Par exemple, les réseaux sociaux modifient la communication des marques de luxe en direction de leurs clients. Les métiers des secteurs traditionnels sont en pleine mutation. » Pour Bern Terrel, directeur de département au cabinet de recrutement Hudson, plusieurs spécialités sont recherchées par les entreprises : « Les masters orientés sur la gestion des achats internationaux ou sur la logistique, comme celui proposé par l’IAE de Grenoble, ont une bonne cote auprès des recruteurs.On observe également de nombreuses offres d’emploi pour des ingénieurs commerciaux, une double compétence très appréciée. » S’il ne fait pas rêver les étudiants, le secteur comptable est un vivier d’emploi, avec d’importants besoins d’experts comptables et de commissaires aux comptes.

Une forte demande d'expertise

En dehors des mastodontes, plusieurs secteurs tirent leur épingle du jeu depuis plusieurs années, et la tendance se maintient dans la durée. L’activité industrielle, ouverte aux profils marketing et communication, offre toujours de vraies opportunités aux ingénieurs. L’ESTP vient par exemple de lancer la première chaire en génie civil nucléaire, avec l’objectif affiché de répondre aux défis énergétiques et d’accompagner le développement de la filière nucléaire. « La R&D est toujours un marché pour les jeunes diplômés, constate Bern Terrel. L’embauche reste soutenue dans l’ingénierie de service informatique et les systèmes d’information, l’énergie ou les cabinets d’audit. » Un avis partagé par Brigitte Plateau, qui constate des recrutements soutenus dans le secteur informatique, les sociétés de service ou de conseil, et chez les constructeurs. Du côté des business schools, la large palette de spécialisations vise à répondre aux demandes des secteurs d’activité, dont les besoins de compétences sont souvent très spécifiques. Les industries chimiques et pharmaceutiques, ou encore le tourisme et les loisirs sont en hausse. Rien d’étonnant à ce que les écoles se positionnement sur ces marchés de niche. « Des secteurs comme le luxe, la santé ou le sport se sont développés et structurés, ils recherchent des professionnels en marketing ou en gestion avec une expertise du domaine d’activité », explique Andrés Atenza. Pour augmenter leurs chances d’intégrer un environnement particulier, de nombreux étudiants optent pour une filière dédiée. Par exemple, l’ISTEC propose deux MBA, l’un en marketing et management de l’événementiel, l’autre axé sur le luxe. « En leur proposant une formation avec 70 % des cours assurés par des professionnels, on est dans une approche pragmatique, tournée vers le terrain, estime Benoît Herbert, directeur de l’école. Le luxe est un secteur dynamique, qui s’ouvre à de nouveaux marchés internationaux. Les diplômés étant peu nombreux, ils sont très recherchés. » De son côté, l'INSEEC profite de son implantation bordelaise pour proposer un MBA wine marketing & management.

Devenir son propre patron

Une autre filière d’études a le vent en poupe : l’entrepreneuriat. Le nombre de créations d’entreprises en France a explosé en 2009, et même si la moitié dépend directement du statut d’auto-entrepreneur, le chiffre de 580 000 reste impressionnant. Parmi les anciens de l’ESC Saint-Etienne, 29 % ont crée leur entreprise et 41 % travaillent dans une PME. Si la fibre entrepreneuriale se développe, les écoles n’ont pas attendu cet engouement pour se positionner sur ce créneau, chacune à sa manière. HEC propose des formations dédiées dans chaque programme – master grande école, formation continue et MBA. Pour son directeur général, Bernard Ramanantsoa, l’offre répond simplement à la demande : « De plus en plus d’étudiants manifestent de l’intérêt pour la création d’entreprise, parce qu’ils ont envie de s’épanouir ou sont sceptiques sur le statut de salarié. Dès la première année, les étudiants peuvent bénéficier de l’incubateur pour rencontrer des entrepreneurs et élaborer un projet. » Récemment l’école a renforcé ses services aux étudiants en s’associant à Incuballiance, un incubateur public qui rassemble des centres de recherche et des entreprises.

La diffusion des TIC

Du côté de l’EM Strasbourg, c’est la voie de l’apprentissage qui est proposée aux entrepreneurs en herbe, venus d’horizons différents – juristes, ingénieurs, etc. « Par cette voie, les étudiants découvrent les réalités de l’entreprise de l’intérieur, estime Dominique Siegel, responsable du master. Ils bénéficient de cours intensifs sur les principales stratégies de création et de croissance, et doivent réaliser un business plan avec la rigueur d’un mémoire universitaire. » Les écoles ayant conscience que les entreprises d’hier et de demain n’ont pas grand-chose à voir, elles adaptent aussi l’orientation de leurs programmes. L’ENPC MBA propose un 3e cycle technology & entrepreneurship, axé sur les TIC (technologies de l’information et de la communication). « Le business, quel que soit le secteur d’activité, doit s’appuyer sur les TIC pour être efficace, estime Tawfik Jelassi, doyen de l’école. La pérennité des start-ups dépend du management de l’innovation et des technologies. Les étudiants ont d’ailleurs bien compris l’importance croissante des TIC dans le monde des affaires. Ces deux dernières années, le e-commerce a connu une croissance annuelle de 25 %, ce genre d’informations ne leur échappe pas. » Pour Bern Terrel, si les perspectives d’emploi sont importantes, les entreprises ont encore des difficultés à trouver ces profils : « Il existe pourtant une forte demande dans le e-commerce, la e-logistique ou le e-CRM. » Les IAE se sont également saisis de ce secteur en plein essor, avec par exemple l’IAE de Grenoble qui propose un master en management des systèmes d’information.



Les filières en plein boom

Les TIC ne sont pas les seules à se diffuser dans tous les secteurs d’activité et métiers. Une vague verte commence à déferler dans les programmes des écoles supérieures. 9 “greenjobs” sont présents dans la liste des 29 nouveaux métiers du cabinet de recrutement Michael Page, dans des fonctions aussi diverses que la logistique, les achats, l’audit et le conseil ou les ressources humaines (voir ci-dessous). Les écoles d’ingénieur sont également en première ligne pour concevoir des produits et technologies avec le souci du développement durable. Arts et Métiers ParisTech et l’ENSTA ParisTech ont lancé en 2010 un mastère spécialisé dans l’ingénierie des véhicules électriques. De quoi ouvrir des perspectives chez les constructeurs automobiles et dans les bureaux d’études spécialisés... La question du développement durable devient un élément à part entière de spécialités comme le génie maritime. « Ce n’est pas le fait d’une filière mais au contraire l’ensemble des formations d’ingénieurs qui doit intégrer la dimension environnementale dans les études, estime Brigitte Plateau. L’énergie, les transports, les infrastructures et les télécommunications sont tous concernés. » Malgré cet intérêt justifié de la part des entreprises et des écoles, les débouchés restent encore limités. « Actuellement, il n’y a pas une offre d’emploi très importante pour les diplômés des masters centrés sur le développement durable, précise Bern Terrel. C’est un domaine porteur mais qui reste peu créateur de postes. » Dans la même veine “responsable”, la RSE (responsabilité sociale de l’entreprise) fait également une entrée en force dans les programmes d’études, avec par exemple le master management des RH&RSE de l’IAE de Paris. Euromed se positionne aussi sur ce secteur porteur, avec le lancement en 2010 de la chaire de recherche “Achats durables et socialement responsables”.

"Plus que l'apparition de nouveaux métiers, la tendance est à la mutation des métiers existants"

D’autres spécialités d’études émergent fortement dans les besoins des entreprises. Du côté des business schools, l’intelligence économique fait partie des valeurs montantes. « Les grands groupes comme les start-ups sont concernés, estime Andrés Atenza. Les chefs d’entreprise sont d’ailleurs de plus en plus sensibilisés, la demande de spécialistes bien formés va augmenter. » Signe des transformations des entreprises, les formations tournées sur l’externalisation sont très recherchées, comme l’expliquent plusieurs directeurs d’école. Qu’il s’agisse de la logistique, de la communication, de la finance ou du marketing, une spécialité avec cette coloration est un plus indéniable aux yeux des recruteurs.

L'intérêt d'une approche originale

Certaines spécialités se démarquent par le décalage entre l’offre et la demande. La communication, la publicité et les RP attirent toujours autant d’étudiants, alors que le marché est assez fermé. Dans le même temps, d’autres secteurs d’activité attirent peu de candidats, souvent par ignorance. Par exemple, l’industrie reste un vivier d’emplois, pour les ingénieurs mais aussi les diplômés d’écoles de commerce ou d’IAE. Chez les jeunes ingénieurs, c’est la spécialité électronique qui fait défaut. « L’université de Bordeaux propose un master électronique-électrotechnique-automatique, mais peu d’établissements ont ce type d’offre d’études alors qu’il y a une pénurie d’ingénieurs électriciens », rappelle Bern Terrel. Les étudiants ont donc tout intérêt à se renseigner précisément sur les secteurs d’activité, car les offres d’emploi ne sont pas toujours là où on le pense – ou l’espère. Plus que l’apparition de nouveaux métiers, l’autre tendance lourde est la mutation des métiers, à laquelle élèves, écoles et entreprises s’adaptent en permanence. Dernier exemple en date, HEC a lancé à la rentrée 2009 des certificats, soit 100 heures de cours optionnels dans quatre secteurs pour les étudiants de dernière année, quelle que soit leur spécialité : stratégies du luxe, énergie et finance, immobilier, entreprise et pauvreté. « Ce sont des secteurs où les besoins de personnes compétentes sont importants, estime Bernard Ramanantsoa. Ces quatre certificats ont connu un succès phénoménal, car les thèmes passionnent les étudiants et les entreprises apprécient des candidats avec une corde supplémentaire à leur arc.» Comme le confirment plusieurs directeurs d’école, « il est important de suivre l’évolution des demandes des étudiants, mais encore plus important de répondre aux attentes des entreprises. »

Les secteurs porteurs à l'horizon 2015

Le Centre d’analyse stratégique s’est intéressé aux effets de la crise et à la reprise, en identifiant en avant les domaines d’activité qui résistent ou se développent.

• Les secteurs fortement technologiques (aéronautique, aérospatiale, pharmacie, défense et ingénierie) : ils représentent une faible part d’emplois directs mais disposent d’un fort potentiel de croissance et sont étroitement liés à d’autres activités.
• Les secteurs haut de gamme (luxe, cosmétiques, publicité, marketing, audiovisuel) ;
• Les secteurs de proximité à la demande finale (distribution, télécommunications, agences bancaires, logistique, services à la personne) ;
• les secteurs instables (automobile, chimie, équipement mécaniques). L’essentiel des enjeux d’emploi se concentre sur les deux derniers secteurs. La note d’analyse révèle plusieurs grandes tendances dans les quatre secteurs porteurs : le renforcement des activités de service, le verdissement de l’économie et le développement des emplois cognitifs (centres de R&D, design, ingénierie, architecture, marketing et publicité).

Source : Note d’analyse du Centre d’analyse stratégique, n° 200, novembre 2010

Quels sont les nouveaux métiers ?

Chaque secteur d’activité, pour répondre à l’évolution de ses besoins, s’appuie sur la création ou la mutation de métiers. De quoi déclencher des vocations dans des domaines d’avenir ! Le point sur les grandes tendances…

• Achats et logistique : responsable achats en développement durable
• Assurance : actuaire VIE / IARD, auditeur / contrôleur interne
• Audit, conseil et expertise : consultant en développement durable
• Banque : chargé d’affaires en restructuration de dette, responsable conformité et contrôle interne
• Commercial et marketing : community manager, fundraiser, responsable e-business, responsable référencement SEM / SEO
• Distribution et commerce : merchandiser
• Finance et comptabilité : responsable des financements et de la trésorerie, responsable normes et doctrine comptable
• Hôtellerie et tourisme : yield manager / responsable du revenu
• Immobilier et construction : chef de projet Haute Qualité Environnementale, chef de projet sites et sols pollués, ingénieur efficacité énergétique des bâtiments
• Ingénieurs et techniciens : chef de projet démantèlement nucléaire, chef de projet énergies nouvelles, expert bilan carbone, spécialiste lean manufacturing / optimisation des coûts • Ressources humaines : responsable développement durable, responsable de la diversité
• Santé : business developper, responsable qualité siège, responsable sales effectiveness
• Systèmes d’information : responsable des contrats de service, responsable gouvernance internet, responsable sécurité et risques des systèmes d’information

Source : « Le guide des nouveaux métiers » du cabinet Michael Page (accès en téléchargement gratuit)



Gilles Marchand

Article paru dans le Dossier MBA & Masters du lundi 13 Décembre 2010


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Pierre Antoine
13.12.2010

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