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Fiche métier : Le technicien d'essai garantit qualité et sécurité

Vous êtes rigoureux, précis et attiré par le secteur automobile ? Découvrez le métier de technicien d'essai

Un mannequin au volant d’un véhicule lancé à 64 km/h s’écrase sur une barrière de béton. Ce crash, test indispensable pour valider la résistance d’une automobile en cas d’accident, est le dernier d’une batterie d’essais et de mesures réalisés en laboratoire. Du moteur à la banquette rabattable, en passant par les freins, tout est passé au crible. Et c’est le travail du technicien d’essai : performance, sécurité, résistance à l’usurerien ne doit échapper à sa vigilance, sous l’autorité du directeur qualité et du responsable qualité, le plus souvent un ingénieur.

Les missions du technicien d'essai


Ce travail, qui nécessite de la rigueur et de la précision, est effectué d’abord dans les centres d’essais ou techniques des grands constructeurs, mais aussi directement sur les sites de production. « Le technicien d’essai intervient à trois niveaux, explique Vincent Chollet, enseignant à l’institut universitaire de technologie (IUT) de Belfort-Montbéliard (Territoire de Belfort). Il faut d’abord vérifier les matières premières comme les granulés de plastique ou le tissu qui serviront à fabriquer la garniture des portes. Il contrôle ensuite, à partir de prélèvements sur la ligne de production, la qualité des pièces. Le technicien doit enfin s’assurer de la conformité du produit avec les exigences du client. »

Le technicien d’essai — aussi appelé essayeur, metteur au point ou technicien mesures — occupe un poste clé entre le bureau d’études et la fabrication en série. Il vérifie que les résultats obtenus sont en accord avec les performances attendues et avec les normes en vigueur, notamment environnementales. Selon son poste, sa formation et l’entreprise pour laquelle il intervient, il peut valider la taille des équipements, régler les machines de contrôle ou prendre des mesures électriques, faire tomber des poids pour s’assurer de la solidité des matériaux, tester la résistance aux rayons ultraviolets ou examiner la température des sièges chauffants. Le technicien d’essai est un spécialiste des mesures et des mises au point.

La moindre anomalie doit être détectée et rapportée lors de réunion ou par le biais d’un rapport synthétisant les résultats. Si les mesures sont de plus en plus informatisées, le rôle du technicien ne s’arrête pas au banc d’essai : « Il doit aussi faire preuve de capacités de synthèse et de communication », insiste Hervé Le Galle, qui enseigne la technologie moteur aux étudiants du lycée Vauban de Brest (Finistère).

Formation et rémunération du technicien d'essai


En début de carrière, ces élèves, généralement embauchés dans un premier temps par des prestataires externes aux constructeurs ou aux grands équipementiers, sont rémunérés environ 1600 € net. Le plus souvent, les diplômés titulaires d’un brevet de technicien supérieur (BTS) moteur à combustion interne (neuf écoles dont deux privées) ou d’un diplôme universitaire de technologie (DUT) mesures physiques poursuivent leurs études en école d’ingénieur ou en licence professionnelle. Du coup, explique Vincent Chollet, « même si les possibilités de recrutement sont moins nombreuses qu’avant, il reste assez d’offres pour les bac + 2 ».

Le métier de technicien ou d’ingénieur chargé des tests est un emploi d’avenir, compte tenu de l’évolution rapide des normes et de l’attention croissante portée à la sécurité. A condition, nuance l’enseignant, que « la production de véhicules reste localisée en France <».

TEMOIGNAGE

Martial LAUZIN
30 ans, technicien d'essai sur banc moteur chez Continental, Toulouse (Haute-Garonne)


« Je vérifie la conformité des moteurs »

Voilà un parcours qui roule. Très jeune, Martial Lauzin suit les traces de son père passionné par les voitures et la course automobile, en orientant ses études vers la mécanique. Après un brevet d’études professionnelles (BEP) maintenance des véhicules, il obtient en 2004 un bac STI génie mécanique, option systèmes motorisés. Le jeune étudiant décide de poursuivre son cursus, décroche un BTS MCI (moteurs à combustion interne) en région parisienne.

Diplôme en poche, il retourne dans son sud natal et trouve en quelques semaines un poste à Toulouse (Haute-Garonne) au sein du centre d’essais de l’équipementier Continental — dont il devient salarié après une période en intérim et une autre période en détachement chez un sous-traitant, XLM services.

En tant que technicien d’essai, Martial s’assure que les machines se comportent comme prévu par le bureau d’études. « Le moteur est installé sur un banc d’essai, une salle de 20 m², avec tout ce qu’il faut pour qu’il tourne et je mesure les niveaux de polluants, de pression et de température ou encore la consommation de carburant, détaille le jeune homme. Je pilote mon banc depuis l’extérieur grâce à des commandes informatiques. » Avant d’embrayer sur la seconde étape : les mesures enregistrées représentent une masse considérable d’informations qu’il faut décortiquer, analyser et synthétiser. « Un rapport est écrit pour chaque test et nous faisons le point toutes les deux semaines maximum avec l’équipe chargée du projet », explique Martial.

Le jeune technicien de 30 ans gagne aujourd’hui entre 1600 € et 1700 € net par mois. Satisfait par son poste actuel, il estime qu’avec de l’expérience il pourrait un jour évoluer vers les essais véhicules ou intégrer l’équipe de projet.

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08.10.2012

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