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Fiche Métier - Masseur-kinésithérapeute : les places sont chères !

La profession est soumise à un numerus clausus. L'accès au cursus délivrant le diplôme d’Etat est donc réservé aux meilleurs !

L'objectif est d'assurer la rééducation des personnes qui souffrent de problèmes vasculaires, ou de personnes atteintes de paralysie physique, d'affection respiratoires, ou encore de rhumatisme. Il conseille aussi le patient sur les bons réflexes à adopter pour s'asseoir, se déplacer... il peut être spécialisé dans le sport, mais aussi la rééducation des enfants... son plus est un suivi à long terme des patients qui lui permet d'avoir un lien social plus long et constructif avec ses patients.
La profession est soumise à un numerus clausus. L’accès au cursus délivrant le diplôme d’Etat, indispensable pour exercer, est donc réservé aux meilleurs.

Kiné : un avenir prometteur


Douleurs lombaires, soins post-intervention chirurgicale, claquage lors d’un match de foot, rhumatismes, difficultés respiratoires… Autant de raisons de prendre rendez vous, après avoir consulté son médecin généraliste, avec un masseur kinésithérapeute.
«La demande est en augmentation, en raison notamment du vieillissement de la population», remarque Charles Schpiro, conseiller fédéral à la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR).
Massages, drainage lymphatique, kiné respiratoire, renforcement musculaire : le professionnel dispose d’une large palette de techniques. Avant d’entamer une séance (ou une série de séances) il se livre d’abord à un diagnostic pour déterminer la plus adaptée.
Il peut aussi intervenir sans prescription médicale auprès des sportifs pour de la remise en forme, ou proposer des soins de relaxation. Au fil du temps, les outils à sa disposition se sont perfectionnés, avec le développement de l’électrothérapie ou encore de l’hydrothérapie.

Formation : numérus clausus, 1 année préparatoire et 3 ans d’études


Aujourd’hui, environ 72 000 masseurs-kinésithérapeutes exercent en France, dont près de 80% sont à leur compte. Leur revenu annuel brut moyen tourne autour de 43 000 €.
«S’installer en libéral implique des risques qu’il faut bien mesurer. Car l’investissement de départ est important. Pour travailler dans de bonnes conditions, un plateau technique complet, avec tables de massage, appareils d’électrothérapie et matériel de rééducation est nécessaire», prévient Charles Schpiro.

Et les autres ? Ils travaillent comme salariés, dans des hôpitaux, des centres de rééducation ou encore des établissements de thalassothérapie, pour des revenus moins élevés, qui débutent à 18 000 € brut annuels.
«Beaucoup de candidats, peu d’élus», résume Charles Schpiro. La profession étant soumise à un numerus clausus, l’accès à la formation au diplôme d’Etat, indispensable pour exercer, est réservé aux meilleurs. Seul un petit pourcentage des candidats, autour de 5%, est admis. En 2011, le quota d’étudiants était fixé à 2 295 (dont 561 pour l’Ile-de- France, 230 pour le Nord-Pas-de- Calais et 180 pour la région Provence- Alpes-Côte d’Azur).
Chacun des 35 instituts de formation en massokinésithérapie (IFMK), qu’il soit public ou privé, se voit lui-même attribuer un nombre de places limité.
Si la formation, reconnue de niveau master 1, dure trois ans, elle est précédée d’une année préparatoire au sein d’une école privée ou d’une université.
Pour les instituts qui sont en lien avec une faculté, le passage obligé est une inscription en première année commune des études de santé (Paces), en médecine. Et c’est le classement à l’issue de celle-ci, ou la réussite à des épreuves spécifiques à la filière «kiné», qui déterminera la liste des heureux élus au cursus.
Dans d’autres instituts, c’est un concours qui permet de sélectionner les futurs masseurs-kinésithérapeutes. Dans ce cas, mieux vaut avoir suivi une sérieuse préparation !
Et une fois en activité, rien n’interdit de profiter de formations complémentaires pour se spécialiser dans la kiné gériatrique ou l’ostéopathie.

TEMOIGNAGE

Denis BRIAND,
41 ans, masseur kinésithérapeute à Chartres (Eure et Loir)


"Dans ma famille, la santé et le bien-être avaient une grande importance", raconte Denis Briand. C’est ce qui m’a donné envie d’aller vers le métier de masseur-kinésithérapeute.
"En plus, c’est un métier de contact, qui permet de bouger, ce qui me plaisait aussi.» En1994,une fois diplômé de l’institut de formation en masso-kinésithérapie de Rennes (llle-et-Vilaine), il commence par effectuer des remplacements en cabinet.
«C’est de cettemanière que la grande majorité des débutants commencent leur carrière», explique-t-il.
En 2000, il pose ses valises dans une clinique de Chartres (Eure-et-Loir). Il y reste dix ans, avant de s’associer avec l’un de ses confrères, au sein d’un cabinet qui ne désemplit pas.
«Je commence vers 8 h 30. A 10 heures, j’enchaîne sur des visites à domicile, le plus souvent chez des personnes âgées à la mobilité réduite,avant de revenir au cabinet,où je reste régulièrement jusqu’à 20 h 30.»
Deux explications à ses journées à rallonge : le nombre insuffisant de professionnels de santé au niveau local et des honoraires quasiment pas réévalués depuis une dizaine d’années, ce qui implique de travailler davantage.
«Les charges, elles, ne cessent d’augmenter, tout comme le prix du matériel», regrette-t-il.
Pour autant, il continue d’apprécier l’exercice de son métier. «Chaque séance est unique car aucun patient ne réagit de la même manière», assure ce kiné qui gagne entre 40 000 et 50 000 € brut annuels.
Principal motif des séances ? Le mal de dos. Mais Denis Briand reçoit aussi des patients atteints de troubles de l’équilibre. «En 2003, j’ai suivi une formation pour me spécialiser dans ce domaine.»
Afin de défendre les intérêts de sa profession, il a pris la tête en janvier de la section du Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs d’Eure-et-Loir.


Infirmier, opticien, aide-soignant... consultez les autres métiers du paramédical

Dossier réalisé par Jean-Marc ENGELHARD
Article paru dans le Parisien Economie le 13 février 2012

EN SAVOIR PLUS
À LIRE
-« Les Carrières paramédicales, le guide 2012/2013», de Elodie Raitière, L’Etudiant,2011,160p.12,90€.
- «Les Métiers du paramédical :puéricultrice, orthophoniste,prothésiste…», ouvrage collectif,
Studyrama,2009,240p.11,95€.
À CONSULTER
- Le site de la Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) qui propose un guide des études et des informations pratiques pour les jeunes diplômés.
www.ffmkr.org
- Le site du Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) délivre des informations pratiques sur le métier et les études www.snmkr.fr
- Site de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK) www.fnek.fr

Métiers liés : Masseur-kinésithérapeute, Aide-soignant, Aide médico-psychologique,


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Le Parisien
20.02.2012

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