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De l'industrie au bâtiment, les emplois verts ont la cote

Les réglementations en termes d’économie d’énergie ont fait entrer les métiers verts dans tous les secteurs.

Les réglementations en termes d’économie d’énergie ont fait entrer les métiers verts dans tous les secteurs. Les techniciens dotés de formations spécifiques sont particulièrement appréciés et voient leur salaire revalorisé grâce à ces nouvelles compétences.

Stimuler la croissance verte : c’est l’objectif affiché par la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, qui a confirmé en décembre la création de 100000 emplois, d’ici à 2016, dans ce secteur. Mais que désigne exactement le terme d’emploi vert ? On distingue « les professions vertes, directement liées aux nouvelles exigences environnementales telles que le traitement des déchets et de l’eau, et les professions verdissantes, qui doivent intégrer des réglementations liées au développement durable », indique Emmanuel Morel, chargé de formation à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) Ile-de-France.

Des besoins dans l’éolien et le photovoltaïque



Le secteur BTP a largement profité du développement des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie entre 2006 et 2012, d’après une étude de l’Ademe. Sur cette période, il a raflé à lui seul 48000 emplois verts, soit la moitié de ceux comptabilisés dans le baromètre. Il est cependant difficile de parler de nouveaux postes.

« Il ne s’agit pas de nouveaux métiers mais plutôt d’une évolution de ceux qui existent déjà, pour s’adapter aux objectifs de rénovation thermique », note Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB). Nombre de professions intègrent désormais ces nouvelles contraintes, comme les couvreurs et électriciens devant apprendre à poser et à raccorder au réseau d’électricité des panneaux photovoltaïques. Des formations à ces nouveaux matériaux et à ces nouvelles réglementations sont mises en place par la FFB, grâce notamment au dispositif FEE Bat. « Ce sont des évolutions de carrière normales qui permettent à certains de revaloriser leur salaire, avec une compétence supplémentaire, et à d’autres de conserver leur emploi dans un secteur en constante évolution », note Ghislain du Jeu, directeur du pôle de compétitivité Advancity.

Les couvreurs et électriciens font partie des professionnels qui ont dû s’adapter aux nouvelles réglementations thermiques



Mais des formations spécifiques existent aussi. Le métier d’installateur de panneaux solaires (1400 € brut pour les débutants) est accessible après un CAP de couvreur avec un certificat de qualification professionnelle (CQP), mais aussi après un DUT génie thermique et énergie. Ce diplôme peut permettre l’accès à un poste de technicien conseil en bureau d’études (1600 € brut + primes pour les débutants).

Dans le secteur des énergies renouvelables, ce sont les techniciens de maintenance qui sont particulièrement recherchés. « Le parc éolien n’a cessé de grossir au cours de la décennie et ces machines sont installées pour quinze ans, elles ont besoin de vérification hydraulique, mécanique… » note Damien Mathon, président du Syndicat des énergies renouvelables. Selon lui, les candidats issus d’un BTS ou d’un DUT en génie électrique, éventuellement suivis d’une licence professionnelle spécialisée dans la maintenance des éoliennes, sont particulièrement appréciés. Ces techniciens travaillent en binôme pour des questions de sécurité. Ils sont amenés à couvrir une importante zone géographique en se déplaçant sur différents parcs.

La filière solaire, après un coup de frein consécutif à la baisse des tarifs de rachat de l’électricité, pourrait prochainement se remettre également à recruter des techniciens, sous l’effet des mesures de soutien annoncées le 7 janvier par la ministre de l’Ecologie, avec notamment un appel d’offres pour des nouveaux parcs photovoltaïques d’un total de 400 mégawatts.

« Je donne des conseils en rénovation »


Baptiste MORALES, 25 ans, plâtrier à la SARL Morales, Encausseles Thermes (HauteGaronne)

Baptiste Morales a grandi dans le milieu du bâtiment. « Depuis tout petit, j’ai passé du temps sur les chantiers de mon père, qui a monté une entreprise de plâtrier. Exercer dans ce secteur a été une évidence pour moi. » Après un bac général, le jeune homme part se former auprès des Compagnons du devoir, à Toulouse (Haute-Garonne) puis à Lyon (Rhône), pendant près d’un an pour connaître le monde du travail hors de l’entreprise familiale et se confronter à d’autres exigences.

Son CAP de plâtrier-plaquiste en poche, il commence à travailler en 2008 dans la société de son père. « Mais pour des raisons de santé, j’ai dû passer moins de temps sur les chantiers. Aujourd’hui, je m’occupe de les organiser, de les superviser et de conseiller les clients. » Il est chef d’équipe et gagne 2000 € net par mois.

« On propose de changer tel élément, de poser tel matériau afin de diminuer les déperditions de chaleur »



L’évolution des réglementations et des contraintes thermiques, notamment dans la rénovation des logements, est au centre des conseils de Baptiste Morales. « En amont des travaux, pendant la phase d’étude de projet, il faut sensibiliser les clients à l’isolation pour construire ou rénover des maisons en conformité avec la réglementation thermique 2012. Souvent, pour eux, tout ce langage technique, c’est un peu du charabia. Le plus dur, c’est de leur faire comprendre qu’ils ont à y gagner, car en investissant maintenant ils feront d’importantes économies d’énergie. »

Pour mettre en image ce « charabia » technique, le spécialiste fait le tour du logement avec une caméra thermique : « Le meilleur moyen d’expliquer est de montrer où sont les ponts thermiques, les entrées d’air », explique-t-il. « Ensuite, on propose de changer tel ou tel élément, de poser tel matériau afin de diminuer les déperditions de chaleur et d’isoler au mieux. »

Baptiste Morales travaille avec des artisans d’autres corps de métiers du bâtiment. « Sur les chantiers, j’œuvre toujours avec les mêmes électriciens, notre collaboration, qui était au départ informelle, s’est officialisée lorsque nous avons reçu le label Eco-artisan. C’est une sorte de package labellisé par l’Etat, plus rassurant pour le client. »

Pour Baptiste Morales, l’avenir de la rénovation thermique passera par la capacité des artisans à fournir des conseils sur tous les corps de métier, afin que le client final n’ait qu’un interlocuteur, mais de confiance.


Dossier réalisé par Marie Desgré
Article issu du Parisien Economie du lundi 11 février 2013

Métiers liés : Ingénieur en énergie solaire, Ouvrier du bâtiment, Technicien en environnement, Ingénieur en Bâtiment, Ingénieur environnement,


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