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Mobilisation contre l'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants français au Québec

12 000 étudiants français par an pourraient devoir payer 3 fois plus cher leurs études au Canada : la contestation se met en place...

Les étudiants français aux Québec craignent une augmentation des frais d’inscription en université depuis les déclarations du nouveau Premier ministre québécois, Philippe Couillard. Ceux-ci pourraient être alignés sur ceux demandés aux étudiants canadiens en dépit d’un accord franco-québécois datant de 1978, accordant aux étudiants français de payer les mêmes droits que les étudiants québécois.

Tout a commencé en février dernier, lorsque le Parti québécois (PQ) de l’ancienne Première ministre Pauline Marois propose dans le budget quelques révisions concernant des exemptions accordées aux étudiants étrangers. Le PQ prévoit notamment de « revoir le partage du coût de formation des étudiants provenant à l'extérieur du Québec ». Le nombre important d’étudiants français au Québec, environ 12 000 actuellement, place directement la France en première ligne de ces révisions. Mais aucune précision n’est alors apportée par le texte.

La fin d'un accord de 1978


Les inquiétudes de la France s’approfondissent fin mars avec les déclarations du nouveau Premier ministre Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec. Alors en pleine campagne législative, il recommande précisément que l’ensemble des étudiants francophones payent les mêmes droits d’inscription que les étudiants canadiens. Cette décision romprait alors l’accord vieux de 36 ans signé entre la France et le Québec, accordant aux étudiants français de payer les mêmes droits d’inscription que les étudiants québécois.

Une augmentation significative des frais d'inscriptions


Dans les faits, un étudiant français débourse actuellement 2 300 dollars pour une année en premier cycle. Cette réforme ferait monter la note au même prix que pour les autres étudiants canadiens, c’est-à-dire 6 300 dollars. Cette somme reste toutefois inférieure aux droits déboursés par les autres étudiants internationaux, environ 15 000 dollars. Mais l’augmentation alarme néanmoins les étudiants français au Québec, qui ne savent pas s’ils pourront terminer leurs études dans la Belle Province. D’autres craignent déjà de voir le nombre d’étudiants français diminuer drastiquement outre-atlantique.

« La France est concernée au premier chef », s’est inquiété le consul général de France à Québec Nicolas Chibaeff dans un communiqué à l’AFP. « Il s’agit de maintenir la mobilité étudiante au cœur de la dynamique des relations franco-québécoises. » Alors que côté français, il n’existe aucune différence entre les étudiants français et étrangers, l’Etat prenant en charge la majorité des frais en université. Au nom du libre-échange en Europe, tous les ressortissants de l’Union européenne ne sont plus distingués. Mais certains pays, à l’instar du Royaume-Uni, n’hésitent pas à différencier les étudiants européens de ceux venant du reste du monde. Chaque année, environ un millier d’étudiants québécois présentent une demande de visa pour des études en France.

La contestation monte : la défense se met en place en France et au Québec


Depuis la victoire de Philippe Couillard aux élections législatives le 7 avril, la défense se met en place en France et au Québec. Michael Pilater, tête de liste pour l’Union des Français de Montréal et des provinces maritimes investie par l’UMP et l’UFE, aux élections consulaires a lancé une pétition contre la hausse des frais de scolarité pour les Français et vise déjà les 3 000 signataires. Le député des Français de l’étranger établis en Amérique du Nord, Frédéric Lefebvre aurait quant à lui demandé à rencontrer le Premier ministre québécois ainsi que le ministre de l’éducation et serait prêt à négocier avec le nouveau gouvernement québécois.

Après la ruée en ligne sur les inscriptions pour les Permis Vacances Travail ou les futurs changements de procédures dans la délivrance de permis d’études et de travail, le Canada continue de faire parler de lui auprès des jeunes français. Il y a deux ans, le Printemps érable secouait le Québec pour revendiquer une université accessible à tous, quelque soit l'origine sociale des étudiants. Il s’agit aujourd’hui pour le Québec de choisir entre réserver ses universités à une seule élite internationale et considérer les étudiants français comme un atout.

Adèle




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Adèle
02.05.2014

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