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Mon job sur smartphone : comment j'ai eu trois réponses en 24 heures

Notre journaliste a testé Cornerjob parmi les nombreuses applications sur smartphone dédiées à la recherche d'emploi.

stages-jobs  Mon job sur smartphone : comment j'ai eu trois réponses en 24 heures Notre journaliste a testé Cornerjob parmi les nombreuses applications sur smartphone dédiées à la recherche d'emploi. Smartphone, Cornerjob, Monster, Emploi

Notre journaliste a testé Cornerjob, une application pour smartphone dédiée à la recherche d'emploi.LP/Yann Foreix

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Cornerjob : une première réponse dix minutes après avoir postulé



C'est décidé. Ce matin, je cherche un travail « au coin de la rue ». A moi l'aventure Cornerjob, l'application qui promet une réponse des employeurs en vingt-quatre heures pour le candidat qui se géolocalise et peut ainsi trouver, même sans expérience, du boulot dans un périmètre proche de chez lui. Sur mon canapé, à mon domicile des Lilas (Seine-Saint-Denis), je télécharge l'appli. Cinq secondes et c'est fait ! On me propose ensuite de créer mon profil. La procédure prend cinq minutes. Clic, clac, je me prends en photo avec mon téléphone, peu satisfaite de ma mine matinale mais prête à tout.

Léger vertige au moment de cocher ma date de naissance, je me rends compte que l'application me propose d'office l'année 2000 et que je dois avoir plus du double de l'âge du candidat moyen sur Cornerjob. Pour la peine, je décide de me rajeunir de trois ans ! Second coup de massue après cette première étape, l'appli m'annonce que... « ma visibilité est limitée ». Comme je suis restée jeune et dynamique - du moins dans ma tête -, je continue et inscris un diplôme fictif - une licence de lettres - et une expérience véridique - dans la restauration. Un petit bonhomme qui se présente comme « mon assistant » me félicite par messagerie et me propose son aide. Je décline puis commence à postuler par simple pression sur mon écran à tout un tas d'annonces.

Dix minutes après avoir postulé, la première réponse. Serveuse près de Bastille. Cariste à Drancy. Manutentionnaire à Pantin. Wedding planner à Vincennes. Tout me va. Dix minutes plus tard, banco ! Un dénommé Didier A. me propose par messagerie un entretien l'après-midi même à 17 heures pour devenir serveuse dans son bar. Ragaillardie, je sors. Sur le chemin vers le métro, mon portable vibre à nouveau. Un certain Jérôme m'a « présélectionnée » et me demande de lui envoyer le CV pour le poste d'employée dans la restauration collective de « 10 à 15 heures » et « 18 à 23 heures » à Romainville, à un kilomètre de chez moi. Aucune information sur le salaire, ni le type de contrat, mais Cornerjob remplit sa mission. A un détail près : sur les huit recruteurs que j'ai contactés, seuls trois finalement m'ont répondu dans les vingt-quatre heures.

Le concept ? Trouver rapidement du travail surtout dans l'hôtellerie, la vente, la restauration, même quand on a 20 ans et aucune expérience. Grâce à la géolocalisation, les utilisateurs peuvent repérer rapidement toutes les offres à proximité. D'où son nom, Cornerjob, « un job au coin de la rue » en français. L'appli espagnole se positionne comme le leadeur européen de la recherche d'emploi sur mobile pour les non-cadres.

L'avis de Sybille Arlet, chef de projet « emploi » au groupe SOS : « C'est un outil qui fonctionne principalement grâce à la proximité géographique. Est-ce que ce critère est suffisant ? Côté recruteur, le risque est de se retrouver vite débordé de demandes. Mais côté candidat, pour ceux qui cherchent rapidement des missions, courtes ou longues, pour des emplois peu qualifiés, l'outil peut être très efficace. »

Welcome to the jungle : les entreprises jouent carte sur table



Sur ce site et ses déclinaisons sur les réseaux sociaux, on trouve non seulement des offres d'emploi mais aussi des photos, des vidéos, des témoignages de salariés et certaines données que les candidats recherchent sur leur possible futur employeur. Ainsi, il est possible de connaître l'âge moyen des salariés, la parité hommes -- femmes ou encore le taux de turnover dans l'entreprise qui dépose une annonce... Toutes les préoccupations des 20-35 ans diplômés, le coeur de cible de l'application.

L'avis de Sybille Arlet, chef de projet « emploi » au groupe SOS : «Le ton aborde de façon ouverte et décomplexée de l'entreprise qui recrute. Une initiative originale et à suivre. Mais pour l'instant, elle est principalement orientée vers les métiers de l'informatique et de la communication »

Kudoz : pour les diplômés qui cherchent un premier emploi



La start-up Kudoz, rachetée récemment par le site de petites annonces Leboncoin, est l'application la plus en vogue. Elle fonctionne sur le même principe que Jobr : d'un simple geste du pouce, le candidat peut postuler à une offre d'emploi ou passer à une autre. Mais, à la différence de sa petite soeur, elle est moins généraliste. Elle est davantage destinée aux jeunes fraîchement diplômés à bac + 3 ou bac + 5 qui recherchent des postes de cadres. Ce sont les recruteurs qui paient pour déposer une offre d'emploi.

L'avis de Sybille Arlet, chef de projet « emploi » au groupe SOS : « Cette application se destine principalement aux étudiants diplômés qui cherchent à décrocher un premier emploi. Un outil pertinent et qui fonctionne bien car il cible un public précis. »

Monster : le «Tinder» professionnel



A l’été 2016, le spécialiste de la recherche d’emploi en ligne Monster rachète Jobr, l’une des premières applis à s’inspirer des sites de rencontres comme Tinder. Et en garde l’esprit et le fonctionnement sur le modèle du « matching » et du « swipe » (l’action de balayage sur les écrans tactiles). Pour les candidats, Monster permet de parcourir les offres et de choisir de les aimer ou de les ignorer en balayant à droite ou à gauche. Si employeurs et candidats manifestent leur intérêt, la discussion peut s’engager sur l’application.

L’avis de Jean-Noël Chaintreuil, expert en stratégie et ressources humaines (RH) : « C’est ludique et tendance. L’appli est destinée à tous types de candidats pour des emplois variés. Dans les faits, l’efficacité pour trouver un emploi ou recruter reste limitée. Sans doute à cause de son aspect trop généraliste. »

Pôle emploi ne veut pas rester à la traîne



Même le vénérable Pôle emploi se met désormais aux applications mobiles. « Trouver le bon job en cinq minutes » : telle est la promesse alléchante du service public, qui a lancé en juin 2016 une application mobile à titre expérimental, baptisée Maintenant. Fondée sur le modèle de Jobr ou Kudoz (voir ci-contre), elle propose plutôt des emplois faiblement qualifiés et fonctionne via des rencontres éclair sur le principe du « matching », c’est-à-dire de la correspondance de profil entre candidats et employeurs. Cette application n’a été lancée que dans onze régions, sélectionnées pour leurs besoins en main-d’œuvre saisonnière comme la Bourgogne - Franche-Comté, la Corse ou Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais elle doit être étendue à toute la France en 2018. « Elle a très bien marché en août et septembre, au moment des vendanges », vante un porte-parole de Pôle emploi, tout en refusant de préciser le nombre de recrutements qu’a pour l’instant permis l’application.

Bien connu des adeptes du réseautage en ligne, le réseau social américain LinkedIn dispose lui aussi de son application. Sur un autre créneau que Pôle emploi, on y trouve traditionnellement une majorité d’offres d’emploi émanant de grands groupes internationaux, qui pourront séduire des candidats diplômés, avec ou sans expérience.


Bérangère Lepetit


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Le Parisien

Le Parisien
26.10.2017

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