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"Nous voulons encourager les jeunes à entreprendre en France"

Marc Simoncini, rejoint par Jacques-Antoine Granjon et Xavier Niel vont financer, à hauteur de 25 000 euros, «101 projets» d'entreprises

stages-jobs  "Nous voulons encourager les jeunes à entreprendre en France" Marc Simoncini, rejoint par Jacques-Antoine Granjon et Xavier Niel vont financer, à hauteur de 25 000 euros, «101 projets» d'entreprises entreprenariat, xavier niel, 101 projets, Marc Simoncini, Jacques-Antoine Granjon Xavier Niel Free vont financer, à hauteur de 25 000 euros chacun, «101 projets» d'entreprises conçus par des jeunes autour de 25 ans.

Marc Simoncini (Jaïna Capital), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) et Xavier Niel (Free) ont lancé l’opération 101 Projets pour aider des jeunes à financer leur future entreprise.

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Rendez-vous est pris chez Jaïna Capital, le fonds d’investissement créé par Marc Simoncini après la vente de Meetic, le site de rencontre en ligne. A l’heure dite, Jacques-Antoine Granjon, PDG et fondateur de vente-privee.com, un site de vente événementielle, et Xavier Niel, à la tête de l’opérateur téléphonique Free, le retrouvent. Dans le grand bureau blanc et sobre avec vue sur la Seine, l’ambiance est très détendue. Les trois stars de l’Internet plaisantent avant d’attaquer une dernière séance de sélection des 101 Projets de création d’entreprise qu’ils ont décidé de soutenir.

A l’origine de ce projet, il y a un tweet. Comment l’idée vous est-elle venue?


Marc Simoncini. En vacances, au mois de juin, j’ai lu dans « le Point » une lettre magnifique d’une étudiante de 19 ans adressée à François Hollande. Elle lui faisait part de sa décision de quitter la France, estimant qu’elle ne réussirait pas à y vivre aussi bien que ses parents. J’ai trouvé cela désespérant : 19 ans, c’est au contraire l’âge où tout est possible. J’ai réfléchi à une initiative pour encourager les gamins à ne pas partir. Je me suis dit que je pouvais mettre 25 000 € pour 25 jeunes âgés de 25 ans. Et j’ai envoyé mon tweet en demandant qui me suivait.

Lire l'article "Start-up : les patrons du web français lancent une bourse aux idées"

Jacques-Antoine Granjon. J’ai répondu que je suivais.

Xavier Niel. Je les ai rejoints et on est passé à 101 Projets. On a eu 2 000 dossiers et on en a sélectionné près de 300. Le 18 novembre, chacun a eu une minute pour nous convaincre de le choisir. Nous sommes en train de finaliser la sélection et nous allons prévenir chacun personnellement.




Quelle forme cette aide va-t-elle prendre?


M.S. Nous leur faisons un prêt de 25 000 €. Et si, un jour, ils font un tour de table pour lever plus d’argent, ce prêt pourra être converti en actions de la société. Sinon, ils rembourseront le prêt quand ils le pourront. Ce n’est pas un don, nous devons faire des plus-values si nous voulons renouveler l’opération.
J.-A.G. Le fait que nous les ayons sélectionnés va leur faciliter l’accès à d’autres financements. Nous sommes juste des passeurs. En fin de compte, nous jouons le rôle que les banques devraient assumer. Mais elles ne le font pas car elles ne veulent prendre aucun risque.

Quel bilan tirez-vous de la présentation de ces 300 jeunes le 18 novembre?


M.S. Ils proposent de nouvelles façons de s’alimenter, de s’habiller, de consommer. Louer les choses plutôt que les acheter. Partager ce que l’on possède.
X.N. Ils nous ont fait manger plein de choses…
M.S. Des criquets, des algues…
X.N. Moi j’ai bu de l’eau de mer. Des trucs très sympas… On a vu des jeunes qui veulent faire plein de choses et s’en sortir, qui se prennent en main.

J.-A.G. La tendance qui s’est dégagée est de faire les choses mieux et de façon plus intelligente, avec une prise de conscience de la planète et de sa préservation. Le digital permet aux gens d’accéder à un niveau de conscience plus élevé. Grâce à Internet, on a plus d’informations, on est plus cultivé, on s’intéresse à plus de choses et donc on se pose plus de questions. Demain, on vivra dans un monde plus conscient, plus intelligent et plus humain.
M.S. Plus les gens sont informés et plus c’est difficile pour les politiques.

Vous avez tous les trois réussi. Qu’est-ce qui vous motive dans les 101 Projets?


M.S. Je ne voulais plus monter d’entreprise. C’était trop de boulot. Comme je ne voulais pas être à la retraite, je me suis dit que j’allais aider des jeunes à financer leur projet. C’est devenu mon métier.
J.-A.G. Bien sûr, si on fait un bon investissement, ce sera gratifiant, mais ce n’est pas le but. Moi, j’appelle ça mon impôt social, j’accompagne des jeunes qui démarrent.
X.N. C’est une double motivation. D’abord donner un espoir à la jeunesse, les aider à prendre en main leur destin. Et puis il y a une dimension égoïste : à les fréquenter, j’ai l’impression d’avoir leur âge. Ils nous donnent de l’énergie et nous rappellent qu’il y a une compétition.
M.S. Ils sont bluffants. Quand je vois le succès de « Snapchat » par exemple (NDLR : système de messagerie éphémère sur Internet) : il faut dix secondes pour l’inventer, mais je n’y aurais jamais pensé.
X.N. Ils ont déjà 7 millions d’utilisateurs en France, une personne sur dix ! Tous les grands succès d’Internet sont venus de jeunes qui créent des produits adaptés à des gens jeunes.

Ils sont décidés à entreprendre en France comme vous. La tentation du départ ne vous a-t-elle jamais effleurés?


M.S. Je partirai le jour où l’on me forcera à partir, le jour où je ne pourrai plus payer les impôts que je dois. Mais pour l’instant, je peux rester, même si je paie l’impôt sur la fortune (ISF) sur la valeur des start-up que je finance. Imaginez que dans ces 101 start-up, il y en ait une qui vaille 100 millions d’euros. Je devrai payer l’ISF sur cette valeur théorique de 100 millions. C’est dingue.

X.N. Je paie aussi l’ISF sur mes start-up alors que c’est de l’argent productif et non dormant.

« Des fonds d’investissement ont déjà proposé de nous rejoindre. On pourrait soutenir 600 projets l’an prochain ! »

M.S. C’est un vrai sujet quand cela devient votre activité principale, comme c’est mon cas. Malgré cela, je ne bénéficie d’aucune exonération car « business angel professionnel » n’est pas un métier reconnu par le fisc.

Prévoyez-vous une édition 2014 des 101 Projets?


J.-A.G. Nous souhaitons reconduire cette opération, avec d’autres partenaires. Cette année, beaucoup de fonds d’investissement nous ont déjà proposé de nous rejoindre. Cela permettrait d’augmenter le nombre de projets.

X.N. Oui, on pourrait en faire 600.

Ces 101 Projets sont-ils une réponse à la crise et aux mauvais chiffres de l’économie?


X.N. Avec ces jeunes, on est très loin du discours ambiant. Ils viennent de toutes les classes sociales. Leur point commun? Ils veulent se prendre en charge. Ils croient en l’entreprise, comme nous. Nous, on sait que l’initiative privée, ça marche partout. On essaie de leur dire prenez-vous en main, créez-vous quelque chose. Nous, on est là pour vous donner ce petit truc pour vous aider à vous lancer.

J.-A.G. On oppose beaucoup trop les entrepreneurs au reste de la société. Ce clivage est complètement dépassé et ces jeunes le prouvent.

M.S. Ils veulent changer le monde. Et nous, on est là pour les aider.


Les 101 projets ont maintenant été dévoilés le 3 décembre dernier : #bravo aux jeunes qui font partie de cette première vague de projets.



Propos recueillis par Bénédicte Alaniou et Frédéric Hastings
Article issu du Parisien Economie du 2 décembre 2013


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04.12.2013

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