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Parcours : comment réussir sans diplôme ?

Les autodidactes qui atteignent les sommets, oui : cela existe toujours. Certains secteurs en sont même des spécialistes.

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Crédit photo : LP/Virginie Wéber

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Ce serait un peu tricher de dire qu’il n’a pas fait d’études. Disons plutôt qu’il est rare qu’un BTS Action commerciale conduise à diriger l’une des 3 seules entreprises françaises cotées au NASDAQ et pesant 1,8 milliard d’euros. Bertrand Diard, fondateur de Talend, ainsi que d’une nouvelle start-up, Influans, l’avoue : « J’ai eu un parcours scolaire un peu chaotique. La vérité est que j’ai eu très tôt envie d’être actif. » La pression sociale, qui exigeait qu’on fasse les études les plus longues possibles, n’a pas vraiment eu d’effet sur lui. « J’ai un rapport quelque peu compliqué avec l’autorité, et je voulais monter des boîtes et créer mon propre management. Je voulais aussi changer le monde. » Il lance une première entreprise, « qui n’a pas vraiment marché », mais ne se décourage pas. Loin de là.

Web, digital : un vivier d’entrepreneurs sans diplôme


Dans les nouvelles technologies, il voit tout de suite une formidable opportunité. « D’un coup, vous n’aviez plus besoin d’avoir des liens familiaux, une histoire longue, ou même beaucoup d’argent : tout était à écrire, sans nécessiter de lourdes infrastructures. » Il crée donc Talend, qu’il développe d’abord aux Etats-Unis. « Là-bas, les réalisations professionnelles font vraiment partie de votre cursus », explique Bertrand Diard, pour qui la vie est un apprentissage permanent pour les personnes curieuses et motivées. Quant aux études, elles ont (parfois) un côté contre-productif : « En France, on attend trop des études. Elles ne sont qu’une étape d’un parcours. Cette attente peut conduire certains à se reposer sur leur diplôme. Elles peuvent aussi, pour d’autres, créer une pression et retirer de la liberté : j’ai fait telle école, donc je dois occuper tel poste. » Une logique contraire à l’objectif premier de l’éducation : donner aux individus les moyens de s’épanouir.

Restauration, grande distribution : la tradition autodidacte


François Pinault, Jean-Claude Decaux, Xavier Niel… Les exemples de grandes réussites sans études existeront toujours. Néanmoins, pas besoin de telles success stories pour réussir sa carrière. Certains secteurs se font une spécialité de permettre des évolutions rapides. C’est le cas de la restauration, où les exemples sont légion de patrons ayant commencé comme serveur, ou apprentis devenus de grands chefs (lire encadré). C’est aussi le cas de la grande distribution, qui reste l’une des places fortes du « sans-diplômisme » en France. Presque une tradition.

Ainsi, chez Système U, on est fier de ses autodidactes, comme nous l’explique Philippe Algranti, DRH du groupe : « Chez nous, l’ascenseur social existe encore ! De nombreux directeurs de magasins n’ont aucun diplôme et ont commencé chez nous en bas de l’échelle. » L’ancien PDG du groupe, Serge Papin, était d’ailleurs un pur autodidacte… « Nous cherchons toujours à détecter les talents et à les accompagner, les former nous-mêmes pour les faire évoluer au sein du groupe », explique Philippe Algranti, pour qui être motivé, aimer les gens et avoir l’esprit commerçant ne s’apprend dans aucun cursus. Le groupe dispose de sa propre école en interne, qui forme les futurs managers de tous niveaux aux méthodes de travail maison. Mais bien sûr, il faudra auparavant faire ses preuves. « Le tout, c’est d’être prêt à effectuer des missions considérées comme subalternes. Cela ne durera qu’un temps, car c’est dans l’intérêt de tout le groupe d’encourager les évolutions, de ne pas laisser partir ses collaborateurs. » D’où une formule qui a le mérite de bien résumer l’état d’esprit de ce grand distributeur : « Aux écoles de commerce, nous préférons l’école du commerce ! »


« Vous apprendrez partout quelque chose »


Interview : Yannick Alléno, Chef triplement étoilé, chef d’entreprise

Vous avez reçu le Prix des Autodidactes décerné par Mazars. Ne pas avoir fait d’études, c’est une fierté ?
Non, la seule chose qui me rend fier, c’est de réussir dans ce que j’aime faire. Le plus important est de dire aux jeunes qu’il existe un système d’enseignement, qui je crois est bien fait, mais que tous les gens ne sont pas faits pour les mêmes choses. Moi, je n’ai même pas eu le brevet des collèges. En revanche, depuis l’âge de 8 ans, je voulais faire de la cuisine. Ma chance est d’avoir eu des parents intelligents, qui ont respecté mon envie et ont accompagné l’énergie que j’avais.

En tant qu’autodidacte, vous recrutez différemment vos collaborateurs ?
Je pense que oui. Je fais toujours plus attention aux compétences qu’au diplôme, et me fie beaucoup à mon instinct. Regarder quelqu’un dans les yeux suffit, parfois, pour savoir à qui on a affaire. En cuisine aussi, il y a des diplômes, dont certains sont très fiers. Mais la cuisine sans le plaisir du client, ce n’est rien. Etre élu Meilleur ouvrier de France, c’est admirable mais cela revient à faire des choses compliquées tout seul avec beaucoup de temps. Je préfère recruter un cuisinier qui vient du fin fond de l’Italie, n’a aucune médaille, mais sait ce que c’est une tomate et n’a pas peur d’un coup de feu en cuisine !

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes, quel que soit leur vocation ?
Je leur dirais que la vie est une formation au long cours. Vous apprendrez partout quelque chose si vous êtes concentré et travailleur. Je leur dirais aussi de parler anglais, ce qui est la compétence la plus importante à mon avis pour pouvoir profiter de toutes les opportunités. Une carrière peut se comparer à un bateau, qu’on essaie de conduire en fonction des vagues et du vent. Il y a une multitude d’éléments extérieurs qu’on ne maîtrise pas. Il faut à la fois garder son cap et se montrer ouvert à la nouveauté, aux surprises.


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Le Parisien

Le Parisien
03.07.2018

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