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Partir à l'étranger après le bac : une année sabbatique pour mieux s'orienter

Apprendre une langue, aller à la rencontre d’un pays, développer une culture internationale, valoriser son CV…

Apprendre une langue, aller à la rencontre d’un pays, développer une culture internationale, valoriser son CV… Tous ceux qui ont étudié à l’étranger le disent : c’est une expérience enrichissante. En formation ou en année sabbatique... plusieurs voies sont possibles.

Pour ceux qui veulent s’immerger dans une autre culture, s’inscrire dans une université étrangère est un excellent moyen. Rien de tel pour découvrir un pays, devenir bilingue, se frotter à des méthodes pédagogiques et à des règles différentes. « Il m’a fallu un mois et demi environ pour prendre le rythme scolaire, confie César Bouttier, en 1re année de bachelor à Bocconi, l’université d’économie et de management de Milan en Italie, où il suit le cursus international. Au départ, j’ai dû me familiariser avec les termes techniques mais, une fois que l’on est dans le bain, suivre les cours en anglais devient un automatisme. J’avais un bon niveau d’anglais au lycée mais j’ai beaucoup progressé et, en plus, j’apprends l’italien au quotidien  ».

Découvrir le monde


Étudier hors Hexagone juste après le bac présente de nombreux avantages, mais le coût d’une université dans certains pays, aux États-Unis notamment, peut s’avérer très élevé. Pour faire de rapides progrès en langue, les solutions sont multiples. Vous pouvez trouver un job ou encore partir au pair, dans une famille d’accueil pour s’occuper des enfants. Vous trouverez toujours des cours à suivre ou des associations qui ont besoin de bénévoles. D’autres ont choisi de parcourir le monde, comme Laure Mathieu : «  Après mon bac, je n’imaginais pas me lancer tout de suite dans cinq années d’études ! Je voulais voir d’autres choses et réfléchir à la suite », se souvient-elle. Avant de s’inscrire en sociologie à la fac, elle s’est envolée pour le Pérou et la Bolivie avec trois amies, puis a passé deux mois au Vietnam, seule, dans une association humanitaire pour donner des cours de français à de jeunes enfants.


Campus de l'Université Bocconi à Milan en Italie



Gagner en maturité


« Faire une année de césure avant de commencer ses études supérieures est très courant dans les pays scandinaves et anglo-saxons, mais reste malheureusement très peu répandu en France. Ce n’est pas dans la culture française, les parents ont souvent peur du décrochage. Pourtant ce “gap year”, cette année sabbatique, permet d’apprendre énormément sur soi-même, il donne de la maturité et apporte une ouverture sur les autres », affirme Myriam Benabid, directrice du programme bachelor de Télécom école de management. Béatrice Nerson, directrice du programme Grande École de Grenoble École de Management, partage le même point de vue : « Cette année sabbatique peut être une expérience extraordinaire. Les jeunes découvrent le monde, réfléchissent sur eux-mêmes et sur ce qu’ils ont envie ou non de faire plus tard. La condition est que cette parenthèse ne soit pas subie et qu’il y ait un vrai projet derrière ». L’école offre des reports d’intégration aux candidats qui souhaitent, après avoir passé leur concours, partir à l’étranger avant d’entrer en bachelor.

Quitter la France et le cocon familial demande toutefois réflexion : sera-t-on capable de se débrouiller seul, de s’adapter à la culture du pays ? Il est plus facile de prendre ses marques en Grande-Bretagne qu’en Chine. Mieux vaut répondre à ces questions avant de boucler ses valises. « C’est un gros changement, reconnaît César Bouttier. Tout d’un coup on se retrouve seul dans une grande ville, on doit se faire à manger, s’occuper de ses lessives… Il faut être mature car il est tentant de sortir le soir, de ne pas aller en cours et on est très vite largué. »

=> Témoignage d'une étudiante : une année sabbatique pour décider de son orientation

6 528 Français étudiaient aux États-Unis, la première destination des étudiants internationaux, en 2015, soit 11 % de moins qu’en 2009. (Source : France Campus 2017)

«  Les grandes écoles intègrent l'international dans leur cursus »


Interview Jacques Chaniol - directeur du Global BBA (Bachelor in Business Administration) d’Emlyon

Partir à l’étranger tout de suite après le bac, n’est-ce pas trop tôt ?
Il n’y a pas de réponse valable pour tous. Tout dépend de l’individu et de son projet. Mais si un jeune décide de voyager pendant un an, de travailler ou de faire un stage à l’étranger, ce sera toujours une expérience valorisante, jamais un handicap. Bien sûr, il ne faut pas s’en aller sur un coup de tête et réfléchir à son projet.

Selon vous, pourquoi les jeunes Français sont-ils si rares à prendre une année de césure à l’étranger ?
L’une des explications est sans doute qu’en France les grandes écoles intègrent l’international dans leur cursus. Les universités américaines, par exemple, incitent beaucoup moins leurs étudiants à partir : c’est facultatif et de l’ordre d’un semestre tout au plus. Notre Global BBA, qui est une formation post-bac, offre la possibilité aux élèves de passer plus de la moitié de leur cursus à l’international. Dès la deuxième année, ils peuvent partir sur l’un de nos campus à Casablanca ou Shanghai, dans le cadre d’un dispositif construit. C’est rassurant pour ceux qui n’ont pas eu jusque-là l’occasion de voyager seul. Et n’oublions pas les 57 accords avec nos entreprises partenaires.

Comment percevez-vous les candidats qui ont fait une pause avant de postuler chez vous ?
Sur les 300 bacheliers qui nous rejoindront à la rentrée prochaine, à peine 4 ou 5 d’entre eux ont passé une année à l’étranger. Mais, en entretien, on se rend compte tout de suite qu’ils ont une plus grande maturité. Certes ils ont un an de plus que leurs camarades, mais ils ont vécu une expérience qui les a fait grandir : ils ont pris de l’autonomie, de l’indépendance et ont une bonne maîtrise linguistique.



Nathalie Tran

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LE PARISIEN
04.07.2017

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