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Pourquoi les facs françaises sont saturées

C'est la hantise de ceux qui passent l'épreuve de philosophie du baccalauréat ce jeudi : tous n'auront pas de place dans la fac de leur choix.

Le signal d'alarme a été tiré plusieurs fois. Cette fois, le choc est là : les universités, pleines depuis plusieurs années, sont en train de craquer. Parmi les 718 890 candidats au baccalauréat, tout le monde ne trouvera pas de place à la rentrée dans la voie universitaire de son choix.

46 000 élèves supplémentaires se sont inscrits cette année sur le portail Admission postbac (APB). C’est l’équivalent de quatre universités !



L'an dernier, déjà, quelque 3 000 jeunes avaient été laissés sur le carreau. Cette année, les organisations étudiantes s'attendent au double, au moins. Dans 169 filières - de sport (Staps), de psychologie et de droit -, les universités vont tirer au sort ceux qui, à la rentrée prochaine, auront le droit de prendre place, assis ou debout, dans les amphis bondés. Si les étudiants de première année d'études de santé (Paces) échappent de peu à cette roulette russe, ils ne sont guère mieux lotis : faute d'enseignants en nombre suffisant, plusieurs cours sont assurés... par haut-parleur. Pour la première fois, la pression se ressent jusque dans les «pastilles vertes» : dans ces filières où, jusque-là, on était certain de pouvoir s'inscrire, certains étudiants ont été laissés sur liste d'attente la semaine dernière.

Le débat explosif de la sélection



La rupture était prévisible : les universités sont confrontées à l'arrivée des baby-boomers des années 1999 et 2000, qui passent actuellement leur bac et sont de plus en plus nombreux à vouloir poursuivre des études.

«L'équivalent de quatre universités arrive chaque année dans l'enseignement supérieur : à un moment, sans budget en conséquence, ça craque», constate Gilles Roussel, qui dirige la Conférence des présidents d'universités (CPU). La disette conduit à «supprimer des options, augmenter le nombre d'élèves dans les groupes de TD, voire fermer des filières complètes», détaille Gilles Roussel. A la question financière s'ajoute un autre débat, celui de la sélection à l'entrée de l'université, «hautement explosif politiquement, et que les gouvernements successifs de droite comme de gauche n'ont jamais vraiment ouvert», souligne Franck Loureiro, porte-parole du syndicat Sgen-CFDT. Ce sujet, complexe, va de pair avec celui de la réforme du lycée et du baccalauréat.

La conférence des présidents d'universités plaide pour une orientation «contraignante» des étudiants, entre le bac et la fac. Malgré des divergences de méthode et de principe, les deux principales organisations étudiantes, la Fage et l'Unef, y sont opposées. Mais tout le monde s'accorde sur les données du problème : 60 % des étudiants ratent leur première année de licence. Un échec pour les jeunes concernés et une gabegie pour les universités.

Christel Brigaudeau

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LE PARISIEN
22.06.2017

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