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Profs. Les différences entre les enseignants du public ou du privé...

855 000 enseignants en France : établissement public et privé. Existe-t-il des différences entre eux ? Oui, et pas forcément celles que l’on croit.

Scolariser ses enfants dans le privé, comme le font aujourd’hui 17 % des parents, presque un tiers à Paris, est une affaire de convictions. Religieuses, bien sûr, mais aussi parce qu’ils estiment que les élèves y sont plus « encadrés », par des professeurs, en somme, « meilleurs ». Il est indéniable que dans le privé les grèves sont moins nombreuses, que le suivi est fort.

Pourtant, les 717 000 profs du public et leurs 137 000 collègues des écoles privées sous contrat qui font aujourd’hui leur prérentrée ont plus de points communs qu’il n’y paraît. Dans les concours du professorat du secondaire, « les épreuves sont les mêmes et les examinateurs ne savent même pas qui postule pour quoi », explique Véronique Foltier, la secrétaire générale du principal syndicat des professeurs de l’enseignement catholique, le Snec-CFTC.

Tous payés par l’Etat



A la session 2016, les taux de réussite étaient comparables dans le privé (30 %) et dans le public (36 %) pour le secondaire. Dans le primaire, les places étaient plus chères dans le privé (23 % d’admis) que dans le public (40 %), où une hausse des créations de postes a augmenté les chances de réussite.

Tous payés par l’Etat, qui leur verse le même salaire brut (mais qui est à l’avantage du public en net par le jeu des cotisations sociales), ils se plient tous aussi aux mêmes programmes… et aux mêmes réformes pédagogiques, à commencer par celle du collège qui entre en vigueur.

Même s’ils doivent adhérer aux valeurs de l’institution qu’ils représentent, les profs du privé n’ont pas à justifier d’une confession. « J’ai des collègues de toutes religions », confirme Pauline, qui travaille dans un gros établissement catholique à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).

Un directeur d'établissement privé a plus de pouvoir


La principale différence se joue moins sur la personne de l’enseignant que sur son lien avec l’établissement dans lequel il travaille. Dans le privé, les écoles ont leur mot à dire sur les profs qui leur sont proposés et peuvent mettre un veto à une candidature. Dans le public, « c’est le jeu national du mouvement qui affecte les enseignants, les chefs d’établissement n’ont rien à dire », souligne Xavier Marand, du syndicat Snes-FSU.

Les professeurs du privé, agents de l’Etat sans être fonctionnaires, peuvent aussi être plus facilement renvoyés que leurs collègues du public. L’idée n’effraie pas Pauline, qui « ne se voit pas faire carrière toute une vie au même endroit ». Adepte du changement, elle ne sait d’ailleurs par encore si ses propres enfants, le moment venu, « iront dans le privé ou dans le public ».

Les Faux Jumeaux





« Je crois à l’éducation gratuite » Juline, prof de lettres dans le public



Elle ne « se voyait pas enseigner sous la coupe d’une organisation religieuse ». Juline Bouchon, 25 ans, fraîchement diplômée du Capes de lettres modernes, fait ce matin sa prérentrée dans un collège public des Landes. « Je crois à l’éducation gratuite pour tous, le public est pour moi un choix moral », explique la jeune femme, qui affiche, chevillée au corps, une foi dans sa matière, le français, et cette conviction « qu’on peut changer sa vie selon la manière dont on s’exprime et la culture qu’on acquiert ». Quelques-uns de ses camarades de fac ont préféré l’enseignement privé, « en grande partie » pour s’éviter un passage presque obligé en début de carrière dans une académie réputée difficile, loin de chez eux. « C’est sûr qu’il faut être bien accroché à ses convictions : dans le public, on tient peu compte de notre vie privée ou de nos obligations », a déjà constaté Juline. Son enthousiasme n’en est pas entamé. Elle attend « avec impatience » de faire la connaissance de ses tout premiers élèves, des 6 es.



« Plus petit, plus humain » Caroline, institutrice dans le privé



Le choix entre public et privé a été « une torture » pour Caroline Boury-Martinon qui, à 43 ans, commence en cette rentrée une carrière d’institutrice, après une première vie de cadre dans le secteur de la bijouterie. Le privé l’a emporté : elle démarre dans une école catholique de Fontainebleau (Seine-et-Marne). « Avant ma reconversion, j’ai fait un an de stages dans le public, en ZEP, car c’était mon souhait de travailler avec des enfants de milieux différents, raconte Caroline. J’ai adoré la relation avec les élèves, mais c’était très difficile d’entrer en contact avec les parents. Cela a contribué à mon choix, qui a été très difficile à faire », confie-t-elle. « Même si je ne suis pas catholique pratiquante, je partage les valeurs de l’enseignement privé, plus petit, plus humain que la grande machine du public, avec un partenariat fort entre les familles et les équipes éducatives. » Le système d’affectation du privé, qui lui laissait espérer trouver un emploi plus près de chez elle et de ses trois enfants, a aussi pesé dans la balance.


Christel Brigaudeau


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02.09.2016

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