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Quelles pédagogies pour former les professionnels de demain ?

Interview de Stéphane Boiteux, directeur général du groupe IDRAC

IDRAC Business School est une école qui forme de vrais business développeurs. Les étudiants apprennent à créer de la valeur et devenir des managers performants et responsables.
Depuis la rentrée, son parcours Grande École en cinq ans bénéficie du grade de Master, signe d’un équilibre réussi entre puissance scientifique et qualité pédagogique. Directeur général du groupe IDRAC, Stéphane Boiteux revient sur les grands défis du marché de l’enseignement supérieur et nous fait entrer dans l’intimité de ses programmes de formation.

Mondialisation, réforme de la taxe d’apprentissage, lisibilité de l’offre de formations... Le secteur de l’enseignement supérieur est en pleine évolution. Comment analysez-vous ces grands défis ?


Le premier défi est certainement celui de l’internationalisation. Alors que les frontières s’effacent, il s’agit d’organiser la mobilité géographique des populations étudiantes au gré de leurs envies et en fonction de leurs projets professionnels. Il nous faut également intégrer la dématérialisation des enseignements qui nous permet de nous adresser à des étudiants du monde entier. Un autre défi, français celui-ci, concerne la réforme de la taxe d’apprentissage et la baisse drastique des fonds alloués aux écoles. Les acteurs de l’enseignement supérieur doivent repenser leur modèle économique et réinventer les composantes de leurs sources de financement pour ne pas faire peser toutes les charges sur les familles. À l’IDRAC, nous veillons depuis plusieurs années à varier ces sources en développant la formation continue, en accueillant des étudiants internationaux, ou encore en mettant nos campus à disposition des entreprises pour des séminaires ou à des lycéens pour des campus éphémères.
Face à ces enjeux, la reconnaissance formalisée de la qualité d’une école est indispensable.

Vous venez d’obtenir le grade de Master pour votre programme Grande École.
En quoi cette reconnaissance vient récompenser le travail de vos équipes ?


La Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG) a octroyé le grade de Master à notre programme Grande École délivré sur notre campus de Lyon, pour une durée de trois ans, ce qui est exceptionnel pour un “primo gradé”. Cette reconnaissance prouve que nous avons su trouver un juste équilibre entre puissance scientifique et pertinence pédagogique. Nous avons renforcé nos axes fondamentaux : l’innovation pédagogique, le développement selectif de notre réseau international, l’accès à l’emploi pour nos étudiants (93 % de nos diplômés 2013 sont en activité). Quant à notre recherche, elle est désormais officiellement reconnue comme un support à l’action économique.

Comment organisez-vous l’ouverture au monde de vos étudiants ?


Au sein du programme Grande École, les étudiants se frottent immédiatement à l’international. Mais attention, il ne s’agit pas de considérer les expériences à l’étranger comme du “tourisme académique”. La confrontation à un environnement multiculturel doit avant tout servir la transformation de l’étudiant en tant que futur manager, vivant dans un monde globalisé, mais aussi – et surtout – en tant qu’individu acteur de ce monde. C’est pourquoi l’international prend différentes formes et s’échelonne tout au long du parcours. En 1ère année, la découverte de l’international commence par un learning trip et en 2e année par une scolarité à l’étranger ou dans le cadre d’une “International Work Experience”.
En 3e année les étudiants vont à la rencontre d’autres cultures au travers de séminaires. À partir de la 4e année l’ensemble des cours se déroule en anglais et les étudiants partent entre six mois et un an. Nous disposons d’un réseau international important de 94 universités qui partagent nos
valeurs et qui accueillent nos étudiants. C’est essentiel. Mais plus que cela, nous considérons l’international comme une “culture”. Le multiculturalisme de nos campus, qui accueillent de nombreux étudiants internationaux, favorise l’ouverture et la confrontation aux diversités.

Vous avez parlé d’équilibre entre puissance scientifique et pertinence pédagogique. Quels sont les ingrédients nécessaires pour obtenir cette alchimie ?


Il faut d’abord éviter la sur-académisation des programmes, qui est une tendance malheureusement incitée par certains labels internationaux. À l’IDRAC, nous estimons qu’il faut lier étroitement activité pédagogique et production scientifique. Les enseignants sont autant pédagogues que chercheurs. Leur production scientifique irrigue leurs cours. C’est ainsi que les étudiants en tirent de réels profits. L’IDRAC structure sa recherche autour d’un thème porteur : la mutation des modèles économiques. Nous avons d’ailleurs mis au point une méthode d’évaluation de la robustesse d’un modèle économique (un crash test). Cette méthode offre, aux 15 000 professionnels avec qui nous travaillons chaque année, la possibilité de s’interroger sur la pertinence de leurs business models. Nos étudiants sont bien entendu impliqués dans la démarche.
En 5e année, ils réalisent une note de synthèse pour le compte d’une entreprise. Ces notes sont ensuite indexées et compilées. Nous avons l’objectif, d’ici fin 2015, de constituer la plus grande base de données européenne d’études sur les modèles économiques.

Qu’attendent les étudiants en termes de pédagogie ?


Sans aucun doute, ils cherchent à vivre des expériences et à participer à des expérimentations. C’est pourquoi, dès la première année de notre parcours Grande École, ils sont confrontés à des études de cas, réalisent des missions en entreprise ou participent à des séminaires intensifs comme l’IDRAC Défense. Nous organisons également des rencontres intergénérationnelles au cours desquelles les étudiants apprennent de leurs pairs en poste. Nous les encourageons à éveiller leur conscience citoyenne à travers des modules d’humanité, des cours de culture générale et des projets solidaires.

À l’IDRAC, plus que l’expérience, c’est sa préparation et son débriefing qui structurent notre pédagogie. C’est ainsi que nos étudiants saisissent pleinement la portée des expériences qu’ils vivent. Leur capacité de discernement se densifie grâce à leurs expériences débriefées. Avec leurs coachs pédagogiques, leurs enseignants et entre eux, les étudiants apprennent très tôt à se préparer à l’action managériale.

Ils sont donc armés pour intégrer le marché de l’emploi ?


Nos programmes pédagogiques sont construits en relation étroite avec nos entreprises partenaires. Ces dernières nous permettent d’anticiper les métiers de demain et les compétences attendues,
tant techniques que comportementales.

Si on devait faire un portrait type de l’Idracien...


C’est un étudiant qui vit sans cesse des situations inconnues, donc développe son audace, le goût du risque, son agilité, sa confiance en lui… Il est humble et sait se remettre en question ! Parce que notre pédagogie est à la fois exigeante et bienveillante, l’étudiant s’épanouit humainement et professionnellement.

Le Groupe IDRAC en chiffres



Fondé en 1965, le Groupe IDRAC est présent, en 2014, sur dix campus en France et trois campus affiliés en Europe (Irlande, Espagne, République Tchèque).
IDRAC Business School et ses écoles associées regroupent 6 200 étudiants répartis dans ses différents programmes. Ses 20 000 diplômés forment une puissante communauté en France et dans le monde. Le Groupe IDRAC s’appuie sur un réseau international de 94 universités partenaires et travaille chaque année avec plus de 15 000 professionnels actifs dans tous les secteurs économiques.


Cet article est issu du supplément le Parisien Etudiant spécial rentrée


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20.10.2014

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