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Recherche d'emploi : Comment activer les réseaux d'anciens élèves ?

Solliciter le réseau d'anciens de votre école ou université est essentiel pour votre recherche d'emploi.

Ne dites plus "réseaux d’anciens" mais "alumni". Ce terme d’origine latine s’impose peu à peu pour désigner les associations regroupant les anciens étudiants d’un même établissement.
HEC Alumni, Mines ParisTech Alumni… C’est dans les écoles de commerce et d’ingénieurs que ces réseaux d'anciens sont les plus actives.

Les Universités / établissements publics leur ont emboîté le pas. Les premières ont été Paris Dauphine, Pierre-et-Marie Curie (UPMC) ou Sciences-po Paris.


Mais aujourd’hui, les autres suivent. «Le premier objectif, c’est de faciliter l’insertion des jeunes diplômés en créant des liens entre les différentes générations d’étudiants», explique Agnès Villanueva qui coordonne la création du réseau des anciens de l’université de Strasbourg (Bas-Rhin).

Pourquoi solliciter son réseau ?


Une grande majorité des offres d'emploi ne sont pas publiées sur les moteurs de petites annonces... le bouche à oreille et le réseau jugés plus pratique, rapide, de confiance et moins fastidieux par les recruteurs permet d'éviter de devoir passer une annonce. Pour avoir accès à ces annonces... il faut tendre l'oreille et communiquer beaucoup autour de vous pour pouvoir postuler !
Les anciens élèves aiment aussi jouer la solidarité vis à vis de leur ancienne école ou université et ne proposent leurs offres qu'au réseau d'ancien leur garantissant aussi des profils très ciblés par rapport à leur attentes.

Les universités s'y mettent aussi... mais sont loin derrière les grandes écoles


L’atout des universités ? Le nombre d’étudiants qu’elles accueillent. «Plus les anciens sont nombreux, plus il y a de chances d’avoir des contacts potentiels dans des secteurs, des métiers et des entreprises variés», constate Manuelle Malot, directrice carrière et prospective à l’Edhec, école de commerce lilloise.
Mais il faudra sans doute du temps avant que ces réseaux universitaires deviennent aussi efficaces que ceux des grandes écoles qui disposent de moyens conséquents.
Exemple avec celui de l’ESCP Europe, à Paris, dont le budget annuel atteint 1,2 million d’euros. «Il y a treize salariés, dont trois coachs réalisant environ 1 000 entretiens individuels par an», précise Yves Séchaud, président délégué d’ESCP Europe Alumni.
L’association organise près de 500 événements par an, dont 80 ateliers consacrés à la gestion de carrière pour les étudiants en commerce.
En 2009, en pleine crise, elle a mis en place un « pack anticrise » avec tutorat et accompagnement pour les diplômés sans emploi. Résultat : 300 inscrits, dont 200 qui ont retrouvé un emploi dans les dix-huit mois.

Comment solliciter son Alumni ? Investissez-vous !


Si les moyens ont leur importance, le comportement des membres compte aussi. Avant d’en attendre quelque chose, il faut en amont s’y investir, par exemple en s’inscrivant dans les groupes dédiés à son établissement sur les réseaux sociaux que sont Linkedin et Viadeo et en publiant régulièrement des informations susceptibles d’intéresser les autres participants.
«Venir régulièrement aux événements de l’établissement est aussi recommandé», assure Manuelle Malot. Un temps jamais perdu car il permet d’enrichir son carnet d’adresses.

«Attention à ne pas se tromper de cible, prévient de son côté Yves Séchaud. Ce n’est pas en tentant d’entrer en contact direct avec le PDG de l’entreprise de ses rêves au prétexte qu’ils ont suivi la même formation qu’un jeune diplômé va arriver à ses fins. Mieux vaut identifier un contact plus opérationnel, qui aura davantage de temps à lui consacrer.»
Le temps, justement, est compté pour beaucoup de professionnels. «Un e-mail constitue une bonne entrée en matière, explique Manuelle Malot. Et mieux vaut faire court, pour être sûr d’être lu.»
Et il est préférable, pour commencer, de proposer un rendez-vous téléphonique, moins chronophage qu’un rendez-vous en face à face. Dans tous les cas, pas question de solliciter directement un emploi auprès de ses contacts.
«L’objectif, c’est d’abord d’obtenir une indication susceptible de rendre sa candidature plus pertinente», précise Manuelle Malot. Evidemment, si à la suite de premiers échanges, un interlocuteur évoque un poste à pourvoir ou propose sa recommandation, rien n’interdit de profiter de l’aubaine.

TEMOIGNAGE

Alexia MÉNASSÉ,
25 ans, chef de projet au sein de l’agence de communication Aressy à Suresnes (Hauts de Seine)


A la fin de ses études de marketing, Alexia Ménassé n’avait aucune inquiétude concernant son premier emploi.
«Je suivais ma formation en alternance à l’ICD, une école de commerce parisienne. Il était convenu que l’entreprise dans laquelle j’étais apprentie m’embaucherait. Je n’avais donc pas lancé de recherche», raconte-t-elle.
Mais voilà, cette société connaissant des difficultés économiques n’a pas pu tenir sa promesse.
«Quand je l’ai appris, je me suis mise en quête d’un poste, de manière classique, en mettant des alertes et en surveillant les offres dans les rubriques recrutement des sites Web des entreprises dans lesquelles j’avais envie de travailler», détaille la jeune femme de 25 ans.

En deux mois, elle passe une dizaine d’entretiens, sans résultat. Elle se tourne alors vers son réseau relationnel, et notamment vers les anciens de son école. «C’est souvent le meilleur moyen d’avoir connaissance de postes à pourvoir avant qu’ils fassent l’objet d’une annonce et donc de décrocher rapidement un job», assure-t-elle.

Lors d’un événement organisé par le réseau d’anciens de l’ICD, elle fait part de sa recherche à ses interlocuteurs. L’un d’eux lui parle d’un autre diplômé, directeur associé d’une agence de communication, qui cherche justement un chef de projet marketing. «Il lui a transmis mon CV et la responsable ressources humaines de l’agence m’a appelée pour que nous nous rencontrions. J’ai passé un entretien avec le directeur général, qui a décidé de m’engager», explique la jeune chef de projet.
Et aujourd’hui, même si son emploi du temps est bien chargé, elle essaie, à son tour, de répondre au mieux aux sollicitations des étudiants et des anciens de son école.


EN SAVOIR PLUS
- "Cultiver son réseau quand on déteste réseauter », Devora Zack, ESF Editeur, 2011, 176 p. 16,75 €.
- «Trouver le bon job grâce au réseau», Hervé Bommelaer, éd. Eyrolles, 2009, 246 p. 20,20 €.

Dossier réalisé par Jean-Marc Engelhard
Article paru dans le Parisien Economie du lundi 14 mai 2012

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18.05.2012

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