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Six écoles d'Etat forment les audioprothésistes

Environ 150 jeunes audioprothésistes sortiront diplômés cette année des 6 écoles d’Etat : une profession paramédicale qui ne connaît pas le chômage.

La formation d’audioprothésiste s’est largement étoffée ces dernières décennies. Quand il suffisait d’une semaine d’enseignement pour apprendre à régler et adapter des prothèses auditives il y a quarante ans, il faut aujourd’hui intégrer une école d’Etat reconnue pour obtenir un bac + 3, sésame désormais indispensable pour exercer cette profession paramédicale.

Avec environ 2700 audioprothésistes exerçant en France actuellement, cette profession ne connaît pas la crise. En France, 9,4% des Français déclarent souffrir d’une déficience auditive, soit 6,1 millions de personnes. Mais seuls 30% de ces personnes sont appareillées, ce qui signifie que près de 4,3 millions de personnes devraient se faire appareiller (Etude Anovum 2012). Avec une population vieillissante, le métier d'audioprothésiste est donc plus que jamais d’actualité...

« Quand j’ai débuté comme audioprothésiste chez un opticien en 1978, ce métier était plutôt rudimentaire et consistait seulement à savoir régler une grosse prothèse en plastique avec un tournevis, se souvient Jacques Benzaquen, audioprothésiste dans le Var. Aujourd’hui, poussé par le développement des nouvelles technologies (la miniaturisation des appareils et le passage au numérique), c’est un métier passionnant qui mêle aussi bien la technique que l’informatique, l’acoustique ou encore la psychologie. »

Formation d'audioprothésistes

6 écoles d’Etat, toutes rattachées à des universités de médecine ou de pharmacie de tutelle, forment aujourd’hui les futurs praticiens.
Ces établissements situés à Paris, Lyon (Rhône), Montpellier (Hérault), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Fougères (Ille-et-Vilaine) et Cahors (Lot) — une septième ouvrira à Bordeaux (Gironde) en septembre 2014 — formeront sur l’année universitaire 2013-2014 environ 150 audioprothésistes (et près de 180 l’année prochaine).

10 % d’admissibles seulement

« Pour intégrer ces écoles, les étudiants doivent passer le barrage d’un examen d’entrée et chaque école dispose d’un nombre de places limité en général à 20 ou 30 par établissement (NDLR : les quotas sont fixés par les agences régionales de santé), explique Stéphane Laurent, responsable pédagogique de l’école de Fougères. Les candidats doivent être titulaires d’un bac S pour se présenter et en moyenne seulement 10 % sont admissibles à l’issue des écrits puis des oraux. »

La formation s’articule ensuite pendant trois ans autour de cours d’acoustique (matière première), d’électronique, d’anatomie, de médecine (pathologies de l’audition), d’audioprothèse (pour comprendre le fonctionnement et le réglage des appareils) et éventuellement de cours de gestion, de droit ou encore de communication destinés aux futurs professionnels indépendants.

Rémunération : Combien gagne un audioprothésiste

« Une fois diplômés, les jeunes audioprothésistes ont alors le choix entre devenir salariés dans des cabinets indépendants, chez des succursalistes ou dans des réseaux mutualistes ou se lancer à leur compte, explique Luis Godinho, président du Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf). Mais quelle que soit leur orientation, ils trouvent tous un emploi, cette profession ne connaît pas le chômage. Et, en début de carrière, un jeune audioprothésiste gagne un peu plus de 2 000 € net par mois. » Une rémunération qui peut très vite être majorée par des primes d’intéressement liées aux ventes. « Un audioprothésiste senior gagne autour de 60 000 € brut par an, voire plus s’il gère plusieurs centres », explique Alain Tonnard, président du groupe Audika (440 centres spécialisés dans la correction auditive en France). Peu connu, ce métier tend ainsi à se populariser… « C’est, avec le métier d’orthoptiste, l’une des deux plus petites professions paramédicales (en nombre de praticiens) de France, ajoute Luis Godinho. Mais le nombre d’audioprothésistes augmente proportionnellement avec le nombre d’appareils délivrés chaque année, qui est en croissance d’environ 5,5 % par an. » En France, 2 740 audioprothésistes sont actuellement en activité.

TEMOIN

« Les technologies changent en moyenne tous les dix-huit mois », Aldric ANGOT, 44 ans, audioprothésiste indépendant à Orléans (Loiret)

C’est la relation et le contact avec les patients qu’Aldric Angot aime le plus dans son métier d’audioprothésiste. Son bac D en poche, et recalé au concours de médecine, il décide de s’orienter vers le diplôme d’optique et passe en deux ans le BTS d’opticien lunetier de Bures-sur-Yvette (Essonne) en intégrant ensuite une école d’audioprothésiste », explique-t-il aujourd’hui. Il suit donc les cours de l’école de Paris, dépendante du Conservatoire national des arts et métiers et de la fac de médecine Paris-VII. A l’époque, le diplôme d’Etat était délivré après deux ans d’études.

« Dès mes premiers stages à l’hôpital et chez des indépendants, j’ai très vite compris que ce métier était une activité à part entière, qu’il fallait s’y consacrer pleinement et que, pour être un bon audioprothésiste, je ne devais pas exercer en marge de l’optique. »

Longtemps, les pharmaciens ou les opticiens proposaient dans leurs points de vente des consultations et des services d’audioprothèse. Des pratiques qui tendent à disparaître aujourd’hui. « Ce n’est pas une profession purement commerciale où il suffit de vendre des appareils auditifs, ajoute le praticien.

Nous devons établir une relation de confiance, à long terme avec des patients toujours réticents à s’appareiller.

C’est un métier très large et passionnant qui demande un sens aigu du contact, mais aussi une part de psychologie, une appétence pour les nouvelles technologies, l’envie d’aider et d’accompagner des personnes souvent âgées. »

Les appareils délivrés sur la base d’une ordonnance préalablement établie par un médecin ORL sont liés à 90 % à la presbyacousie, une dégénérescence naturelle de l’audition des cellules auditives sur les fréquences aiguës. La vente d’un appareil (1 500 €, prix moyen) s’accompagne obligatoirement de tests préalables, puis d’une longue période de réglages et d’un suivi régulier pendant toute la durée de vie du matériel.

« Cette profession évolue très vite, les technologies changent en moyenne tous les dix-huit mois. Il faut donc se former en permanence auprès des fabricants, mais aussi en participant à des congrès, des conférences, des enseignements postuniversitaires », résume Aldric.

Lui qui a débuté en 1997 comme salarié chez un indépendant possède aujourd’hui deux centres à Orléans (Loiret) qui lui ont rapporté en 2012 un revenu annuel de 60 000 € net, primes liées aux ventes incluses.

EN SAVOIR PLUS

À CONSULTER
Le site du Syndicat national des audioprothésistes :
www.unsaf.org.
Le site du collège national d’audioprothèse : www.college-nat-audio.fr.
Le site de l’école de Fougères : http://ecoleaudioprothese. saintmalofougeres.cci.fr.
Le site du centre de préparation au diplôme d’Etat d’audioprothèse conçu par le Cnam (Paris) : http://cpda.cnam.fr.

Métiers liés : Audioprothésiste, Opticien-lunetier,


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18.04.2014

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