Le Parisien Etudiant

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orientation
Spécialisation à la carte pour les étudiants en management
Culture, Art, Tourisme, événementiel... finir en beauté et avec passion ses années d'études
Les étudiants des écoles de management ne consacrent pas tous leur dernière année à l’une des grandes disciplines de la spécialité (RH, marketing, finance, stratégie). Certains saisissent l’opportunité de faire rimer leur passion pour un secteur avec leur spécialisation. Ils se préparent par exemple à mettre leurs compétences en management au service des entreprises et organisations culturelles, du tourisme ou de l’événementiel.

La culture n’est pas réservée aux artistes ou aux littéraires


La formation en management des institutions culturelles d’Audencia Nantes (Loire-Atlantique) existe depuis huit ans. « L’objectif est de développer une double compétence de manageurs formés aux enjeux et activités de la culture », explique Jean Charroin, directeur général adjoint de l’école. Hier, il s’agissait de gérer l’exception culturelle française, désormais les problématiques sont financières avec le développement du mécénat, la structuration du marché de l’art et des politiques culturelles. Les effectifs sont volontairement limités à 25 élèves. « Les débouchés sont limités et pour réussir dans la formation comme dans ce milieu, il faut être très motivé », prévient Jean Charroin. Pour renforcer leurs connaissances, les élèves bénéficient de partenariats avec l’Ecole du Louvre, le programme en art administration de l’université de Boston et Sotheby’s à Londres.

Stratèges de l’événementiel


EM Normandie a ouvert en 2005 une antenne à Deauville (Calvados) avec deux spécialités au cœur de la région : management international de l’événementiel et management du tourisme et des loisirs. « Notre priorité est l’employabilité des diplômés en lien avec le réseau professionnel », explique Olivier Kovarski, directeur des études du campus de Deauville. Ces secteurs font face à des évolutions impactant leurs business models (comme l’arrivée du digital), qui nécessitent pour être bien appréhendées, une capacité d’organisation et à impulser le changement. L’école travaille avec l’Anaé (Association des agences de communication événementielle) et les élèves sont appelés à participer au salon de l’événementiel Heavent. La vingtaine d’étudiants est sélectionnée car « il faut être extrêmement motivé pour faire sa place dans un milieu où les postes d’encadrement sont rares », souligne Olivier Kovarski.

L’Istec forme aussi depuis sept ans au marketing et management de l’événementiel. Pour Pierre Guérin, directeur de la 5e année, « alors que la communication est saturée, il existe des opportunités pour des diplômés aptes à porter un renouveau stratégique ».

Ecrire le futur du tourisme


Skema a, depuis 2001, développé son expertise du tourisme sur son site de la Côte d’Azur où 50% de l’activité économique est liée au tourisme. Frédéric Dimanche, responsable du Centre d’expertise en management du tourisme, a monté il y a vingt ans la spécialité management stratégique de l’événementiel et du tourisme et l’an dernier une formation en management international de l’hôtellerie (avec le Cnam). Pour ces métiers aussi l’enthousiasme et la disponibilité sont de rigueur. « Aimer voyager ne suffit pas pour faire une carrière de haut niveau, rappelle avec humour Frédéric Dimanche. On ne compte pas ses heures et surtout on travaille lorsque les autres se détendent. »

Ce sont donc des passionnés qui intègrent ces deux filières pour exercer à des postes à responsabilité, contribuer à écrire le futur du tourisme en tant qu’activité économique majeure de la France.

TEMOIGNAGE

Kenza BENNANI
23 ans, a suivi la majeure management des instiutions culturelles à Audencia Nantes (Loire-Atlantique)


« J’ai découvert la fonction de direction culturelle d’une ville »

Quelles ont été vos motivations pour choisir cette majeure ?
J’ai choisi Audencia pour sa formation réputée en matière de management de la culture. Adepte du théâtre depuis des années, c’est de ma pratique qu’est né mon intérêt pour la culture. Durant mon année de césure j’ai travaillé six mois au « Monde » pour faire la promotion du site du journal. Puis, durant six mois à la Cinémathèque française, j’ai mené une réflexion stratégique et marketing sur le thème « Comment diversifier, attirer et fidéliser les publics ».

Que vous a apporté cette formation ?
Les institutions et entreprises culturelles sont confrontées à la nécessité d’augmenter leurs ressources propres alors que les fonds publics s’amenuisent. Cela suppose un travail d’analyse stratégique, de mécénat, de montage de partenariats, de gestion financière, compétences des diplômés d’ESC. Au sein de la majeure, je les ai complétées en abordant les acteurs et enjeux du milieu culturel. Notre valeur ajoutée dans le secteur tient dans cette double approche.

Quels sont vos projets professionnels ?
En stage de fin d’études, j’ai travaillé, au sein d’un cabinet de conseil, sur la faisabilité économique du projet « Le Voyage à Nantes ou la Ville renversée par l’art ». J’ai découvert le métier de direction culturelle d’une ville. J’ai été enchantée par cette expérience et cherche maintenant un travail dans ce domaine.


Dossier réalisé par Ariane Despierres-Féry
en partenariat avec Le Journal des Grandes Ecoles
Article paru dans le Parisien Economie, édition du lundi 22 octobre 2012.
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Par Contact - Le 26.10.2012