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Sport Campus : les étudiants font le mur

La 9e édition de la Nuit centrale verticale (NCV) est une compétition d’escalade qui a réuni 140 étudiants des grandes écoles, tous fous de grimpette.

Avec le développement des structures artificielles, l’escalade fait un tabac chez les étudiants. Comme nous avons pu le constater lors de la Nuit centrale verticale.

Il règne une atmosphère très bon enfant ce samedi-là, à l’Ecole Centrale Supélec de Gif-sur-Yvette (91). Les amplis crachent du rock et des chansons de Brassens, et ça sent bon la crêpe. Ils sont plusieurs centaines, filles et garçons, venus de toute la France à tenter de relever le défi : vaincre le gigantesque mur rempli de prises (ce que l’on appelle difficultés), à l’aide de cordes et de baudriers. Ça grouille d’étudiants, torse nu pour la plupart. Tous cherchent le meilleur moyen pour arriver en haut du mur de blocs, qui se pratique sans corde ni mousqueton. Bienvenue à la 9 e édition de la Nuit centrale verticale (NCV), la compétition d’escalade qui a réuni 140 étudiants des grandes écoles, tous fous de grimpette.

L’escalade fait son trou depuis une vingtaine d’années à côté des amphis. Frédéric Fargues, professeur d’EPS à Centrale Supélec à Gif-sur-Yvette, raconte : « Lorsque nous avons créé la section il y a vingt ans, seuls six étudiants se sont inscrits ! Le grand boom a eu lieu il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, ils sont 250 pratiquants réguliers dans notre établissement pour près de 3 000 étudiants. » Soit quasiment un sur dix…

Les équipements sont maintenant nombreux


La raison de ce boom s’explique par la multiplication des structures artificielles. Les sites naturels, comme celui de la forêt de Fontainebleau, existent depuis toujours, sauf qu’ils n’étaient pas accessibles depuis les universités et les grandes écoles. Il existe plusieurs salles indoor publiques, mais l’attente était autre. « Aujourd’hui, chaque école et chaque université qui possède un gymnase a son propre mur, avance Frédéric Fargues. Le grand, celui avec les voies, est celui que nous avions déjà sur l’ancien site à Châtenay-Malabry (le déménagement a eu lieu l’an passé). Il en manquait un pour l’escalade de blocs, et ce sont les étudiants eux-mêmes qui ont monté le projet. Ils ont fait les dessins en 3D et ont demandé à une société de chiffrer le coût (30 000€ sans les prises en résine). Ils ont ensuite cherché les crédits pour le financer. » Les derniers 8 000 € ont ainsi été trouvés tout juste une semaine avant la Nuit.

Esprit d'équipe au pied du mur...


D’autres raisons démontrent l’intérêt des étudiants pour l’escalade, à commencer par la cohésion de groupe. Lorsqu’elle est arrivée pour sa 1 re année en septembre, Natacha, 20 ans, savait à quoi s’attendre. Deux fois par semaine, elle s’entraîne après les cours avec ses camarades. « J’ai vite progressé grâce aux belles structures, lance la jeune Marseillaise avec un sourire lumineux. Quand je grimpe, je me vide la tête et je reste en forme. Je suis toute seule à monter, mais les autres sont derrière. » Quels que soient l’âge, le niveau, l’origine sociale ou géographique, tous se ressemblent. Ce partage va même parfois au-delà. « L’escalade apporte un lien social nouveau, complète son prof d’EPS. Les étudiants étaient tous en compétition pour intégrer l’école. Ils le sont encore au pied du mur, mais avec l’esprit de camaraderie en plus. Et cette ambiance continue après, même en temps de stress. Ils continuent à se voir, vont en falaise ou en montagne, en France et à l’étranger. »

Pendant deux jours, les étudiants se sont amusés à grimper des voies aux noms évocateurs (la Belle Andalouse, la Chevauchée des vaches qui rient, Petit Lapin, pour les plus rigolos). Ils ont tous donné le meilleur d’eux-mêmes, pour une fois sans chercher à être le (ou la) meilleur(e). Aucun(e) ne participera aux Jeux de Tokyo en 2020, où l’escalade fera son apparition en tant que sport additionnel.

« On se bat contre soi-même pour aller plus haut »


Gabriel Fougeron, étudiant en 3e année de thèse de mathématiques
Arrivé à Centrale en 2010, ce Dijonnais de 27 ans n’a jamais cessé de pratiquer l’escalade depuis, à raison de trois séances par semaine.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire de l’escalade sur le campus ?
GABRIEL FOUGERON. L’envie d’essayer, tout simplement. Ce qui m’a fait rester, c’est réussir à force d’essayer. Quand on arrive en haut, on est content, car on a su déjouer tous les pièges. Mon défi permanent est de faire mieux à chaque fois.

Que vous apporte cette activité ?
On travaille beaucoup dans le cadre des études, alors c’est bien d’avoir autre chose à côté. L’escalade m’apporte un équilibre et un rythme de vie au quotidien. On se bat contre soi-même pour aller plus haut. Il ne faut jamais lâcher. Heureusement, les progrès arrivent très vite.

Vous en faites seul ou accompagné ?
Ça dépend. Il faut quand même savoir que l’escalade, c’est une communauté. Grâce à elle, j’ai pu découvrir avec mes potes des sites superbes et naturels un peu partout en France et à l’étranger, Beaucoup en font autour de moi. Même mes deux colocataires !


Repères


En 2017, le Comité Ile-de-France de sport universitaire comptait 277 inscrits en compétition en escalade, sur 1 241 dans toute la France. Il devrait organiser les Championnats de France universitaires l’an prochain ou en 2020.

Le Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) d’Orsay est l’école qui possède le plus haut niveau.

L’Ecole polytechnique et la Sorbonne (sciences et lettres) se classent aussi parmi les meilleures.

Le Comité IDF organise tous les ans un championnat régional avec 4 compétitions : 2 dans la catégorie difficultés (la 2 e a eu lieu hier à Nanterre) et 2 en blocs. Elles sont ouvertes à tous les niveaux de pratique. Ces épreuves sont gratuites à condition d’avoir la licence multisport que l’on prend dans tous les établissements. Sinon, le tarif est variable et va de 10 € à 70 €.

Christophe Lacaze-Eslous


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Le Parisien

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16.02.2018

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