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Stage, Erasmus, échange, césure... comment partir à l'étranger ?
Cette année, ou un peu plus tard, vous devrez sûrement effectuer un séjour à l’étranger. Pensez-y dès maintenant !
Elles demeurent rares, les formations qui permettent de partir à l’étranger dès la première année. Raisons évoquées : les étudiants sont trop jeunes, pas prêts et, surtout, il est important de bien leur faire connaître l’établissement avant de les laisser s’expatrier. Oui, mais cela est tout de même dommage, de l’avis de Marie Kraffmuller, étudiante en 2e année de PGE (Programme Grande École)
à EM Normandie : « Nous sommes grands, nous suivons des études supérieures. Il ne faut pas se mettre de barrières parce que l’on pense que c’est trop tôt ! », plaide-t-elle. Marie sait de quoi elle parle. EM Normandie est l’un des rares établissements à proposer de partir immédiatement après son bac : « Quand j’ai su qu'il était possible de partir tout de suite sur son campus d’Oxford, je n’ai
pas hésité », se souvient-elle. De son expérience, elle garde le souvenir de son arrivée dans la ville anglaise : « J’étais émerveillée, et tellement contente ! » Un enthousiasme qui ne la quittera
plus, puisqu’elle prolongera son séjour au-delà du terme initial : « Je devais partir en Espagne, mais je n’avais pas du tout envie de quitter Oxford. » De son avis, partir à l’étranger responsabilise
un étudiant et le rend mature.

Comment partir ?


Pour la plupart d’entre vous, l’heure du départ sonnera en 2e ou 3e année. Cela peut prendre plusieurs formes :

Le stage :

il est devenu obligatoire dans toutes les écoles de commerce et maintenant d’ingénieurs, et fortement conseillé à la fac. En moyenne, les étudiants partent pour une durée d’un peu plus de quatre mois.

Erasmus+ :

le célèbre programme demeure la référence pour partir dans les 28 pays d’Europe (bientôt 27, Brexit oblige), ainsi que six pays partenaires (Turquie, Islande, Norvège, Serbie…). Rien qu’en France, près de 50 000 étudiants par an partent avec Erasmus+. Vous pouvez en profiter dès la 2e année d’études, et ce, jusqu’au doctorat. Le grand avantage d’Erasmus est sans conteste financier : vous ne paierez pas les frais de scolarité de l’établissement dans lequel vous allez et, selon votre situation, toucherez une bourse (entre 300 et 400 euros par mois).

Échange :

si vous êtes en école, quelle que soit sa spécialité, celle-ci a sans doute de nombreux partenaires à l’étranger pour effectuer des échanges. Leur durée : de six mois à un an.

La césure :

à l’université comme en école, vous pouvez opter pour une césure, pour un semestre ou une année complète, puis reprendre votre place dans la formation. Durant cette année, les choix sont ouverts. Puisque vous êtes toujours sous statut étudiant, vous pouvez faire un stage. Vous pouvez aussi occuper un véritable emploi, suivre des cours de langue, faire le tour du monde… Commencez à y réfléchir !

Oui, mais où ?


Les étudiants français ont leurs pays fétiches. Au premier rang, c’est l’Espagne, qui a détrôné depuis peu le Royaume-Uni (2e). Viennent ensuite l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande et la Belgique.

Le chiffre
9 Millions de personnes sont parties à travers le programme Erasmus depuis sa création
il y a 30 ans Source : Toute l’Europe, 2018.

« Premier choc : la sortie de l’aéroport ! »


Témoignage de Paul Berthier Étudiant en PGE à NEOMA Business School, campus de Reims

Vous avez choisi la Corée du Sud pour votre échange. Pourquoi ?
Le choix du pays n’est pas évident. C’est une décision importante, car on s’engage à rester au moins quatre mois loin de chez soi. Il faut prendre en compte tous les critères : qualité du partenaire académique, coût de la vie dans le pays et, bien sûr, notre envie de découvrir celui-ci. Pour ma part, je ciblais d’abord l’Australie et le Canada, essentiellement pour améliorer mon anglais. Finalement, je suis extrêmement content d’avoir connu la Corée du Sud. J’y ai vécu un réel dépaysement en termes de culture.

Quelle a été votre impression en arrivant ?
Premier choc : la sortie de l’aéroport ! Il faisait 40 °C, avec un taux d’humidité comme je n’en avais jamais connu. Pour le reste, j’avais fait le choix de ne pas trop me renseigner auparavant pour garder l’esprit ouvert. Le second choc se produit en arrivant sur le campus de Kyungpook National University, qui est absolument gigantesque ! Une véritable ville, sur le modèle des campus américains, où il ne manque rien.

Avez-vous le sentiment d’avoir beaucoup appris ?
Oui, à tous les niveaux. Sur le plan académique, les exigences coréennes sont un peu plus élevées qu’en France. Il faut travailler davantage pour obtenir les mêmes notes. Point positif, NEOMA Business School exigeait, durant cet échange, un volume de cours qui laissait du temps pour découvrir le pays et s’imprégner de la culture. Car, ce qui rend un échange à l’étranger si riche, c’est de sortir de sa zone de confort, pratiquer son anglais, et rencontrer des gens !


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Par LE PARISIEN - Le 11.02.2020