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Week-end d'intégration : malgré les dérapages et bizutages, les étudiants y restent très attachés

A l'université UPEC, après le bizutage de 2015, les futurs médecins seront privés de week-end d’intégration

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Créteil, lundi. La ministre de l’Education nationale à a demandé l’ouverture d’une enquête administrative après la divulgation de l’affaire.

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L’université Paris-Est Créteil a décidé hier d’annuler le week-end d’intégration des étudiants en deuxième année de médecine à la suite des révélations sur un bizutage en 2015.


«Une tradition. » Le mot revient sans cesse dans les couloirs de l’université de médecine de Créteil. Le sacro-saint week-end d’intégration, appelé « WEI », est aussi précieux aux yeux de certains P2, étudiants de deuxième année, que le concours qui permet d’y prétendre. Mais pour la première fois depuis plus d’une décennie, le WEI n’aura pas lieu.

Le président de l’université Paris-Est Créteil, Olivier Montagne, a demandé hier, l’annulation de l’événement. Un séisme qui en découle d’un autre : les révélations la semaine dernière d’un élève resté anonyme, sur le bizutage, photos à l’appui, qu’il a vécu en 2015. Un pas franchi, malgré la pression, « pour que ça ne se reproduise pas ». Lundi, la ministre de l’Education nationale a demandé l’ouverture d’une enquête administrative, à laquelle l’Upec « collaborera afin de faire toute la lumière sur les événements et établir les responsabilités », selon Olivier Montagne. Vendredi, à la suite de l’intervention de l’Unef, le conseil d’administration avait « condamné » ces pratiques, « apporté son soutien aux victimes » et s’engageait à « prendre toute mesure nécessaire pour prévenir et sanctionner ce type de violence ».

Aspergés de sang animal, d’urine humaine, de vomi…


Durant ces WEI, organisés par l’association des étudiants en médecine, 300 jeunes se retrouvaient dans un lieu resté mystérieux. La fête commençait par le « trash », des « olympiades » imaginées par les P3. En 2015, l’élève raconte comment il fallait « embrasser voire lécher des têtes de veau », « rampé au milieu d’organes », comment les anciens, avec masques et combinaisons, les aspergeaient « de sang animal, d’urine humaine, de vomi »… « Mais personne n’en parle. La pression est trop forte. Ce sont les anciens qui nous enseignent après. Alors ce qui se passe au WEI reste au WEI. »


Les étudiants devaient ramper au milieu d’organes. DR.


Selon l’étudiant, des filles ont fait des malaises après certains « ateliers ». DR.

Choqué, il dénonce via un courriel anonyme auprès du doyen ce « bizutage d’une violence inouïe, aussi inadmissible qu’illégal ». « Je lui ai clairement exprimé mon empathie et mon soutien dans son action », indique Jean-Luc Dubois-Randé. En réaction, le doyen écrit à tous les étudiants pour manifester son « écœurement et [sa] désapprobation à toutes formes de bizutage »; qu’il proscrit, menaçant les associations d’interdiction sur le site.

Dans les couloirs, les plus anciens restent discrets. Pour le nouveau bureau des élèves (BDE), qui préparait l’événement depuis juin, « il y a de la farine, des œufs, peut-être un peu plus, mais c’est un week-end pour mettre de la cohésion, défend ce membre, en troisième année. Il n’y a aucune contrainte. » Le BDE avait d’ores et déjà décidé de « bannir le trash ». Avant d’être interdit de toute « tradition ».

Week-end d'intégration : des étudiants attachés malgré tout à la tradition


Ils devaient y avoir des déçus, hier soir, dans les couloirs de la faculté de médecine de Créteil, après l'annonce de l'annulation du week-end d'intégration pour les deuxièmes années qui ont réussi le concours. Quelques heures auparavant, les étudiants n'imaginaient pas ne pas partir à l'aventure dans quinze jours et ne pas connaître le fameux « WEI ». Comme leurs aînés. « C'est une tradition. On ne peut pas être la première promo sans. » L'affaire de bizutage dénoncée ne les fait pas douter. « J'avais envie d'y aller avant et j'ai toujours envie, après. Ça ne change rien, assure cette étudiante en deuxième année. C'est une fête qui renforce la cohésion. »

« Le trash, ce n'est pas si grave. Vous savez, ce qu'on voit à l'hôpital, ce que l'on y vit est bien pire », lance un autre étudiant. Ses comparses opinent. « Il n'y a pas d'obligation. Ceux qui ne le sentent pas peuvent refuser. C'est de la responsabilité de chacun. Mais on raconte beaucoup de choses sur ce week-end et il ne s'en passe pas la moitié. Il y a un côté mystique. C'est la légende urbaine... »


Agnès Vives


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LE PARISIEN
19.10.2016

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