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Fiche Métier : Chef d'escale

Chef d’orchestre des vols d’avions pour le compte d’un aéroport ou d’une compagnie aérienne, le chef d’escale coordonne et organise toutes les activités des passagers à chaque escale. Il supervise l’ensemble des aspects techniques, logistiques et commerciaux en lien avec son équipe.
Comment devenir Chef d'escale ? Retrouvez ici les missions, formation nécessaire, rémunération de cette profession.

Mission du métier : Chef d'escale

Représentant la compagnie aérienne aux yeux des passagers, le chef d’escale ou la cheffe d’escale supervise les vols d’escale en escale, et s’assure que tout se déroule dans les meilleures conditions possible. Il est garant de la qualité et de la sûreté des vols et des clients, en veillant au respect de la ponctualité et des consignes de sécurité et en coordonnant les différentes étapes des vols. Sa mission englobe aussi la gestion du fret et des bagages, ainsi que les différents services apportés aux passagers à chaque escale.

Le métier de chef d’escale touche ainsi à de nombreuses dimensions, aussi bien l’aspect logistique et technique des vols que l’aspect commercial. Présent de l’atterrissage de l’avion à chaque escale jusqu’à son décollage, il agit sur tous les fronts pour s’assurer que les services aéroportuaires sont optimaux :
● gestion des bagages et des équipages durant l’escale ;
● maintenance obligatoire et ravitaillement de l’avion ;
● opérations aériennes et coordination du personnel.

Mettant en œuvre les moyens matériels et humains nécessaires au bon déroulement de l’escale, un chef d’escale a, à son service, des équipes composées d’agents d’escale pour l’assister dans ses missions.

Fiche Métier : comment devenir Chef d'escale
Aéroport d'Orly, Panayota chef d'escale chez Corsair. Diplôme d’ingénieur (Enac). Gère 120 personnes - Crédit Photo : Le Parisien / Guillaume Georges

Synonymes du Métier

  • Chef d’escale
  • cheffe d'escale

Devenir Chef d'escale : Qualités requises

Chef d’escale est une profession à plusieurs facettes qui implique un haut niveau d’autonomie et de polyvalence pour pouvoir exécuter la grande diversité des missions : bon déroulement des escales, sécurité des vols, suivi des bagages, bien-être des passagers, etc. Responsable du budget de l’escale, un chef d’escale doit posséder de bonnes qualités de gestion et une certaine habileté à négocier les contrats avec les sous-traitants.

Le stress est une composante indissociable de la profession, qui nécessite un moral d’acier et une haute capacité de résistance à la pression. Chaque vol est susceptible d’être affecté par une myriade d’éléments extérieurs et d’aléas qu’il convient d’anticiper, de prendre en compte et de gérer au mieux lorsqu’ils se présentent. Il faut disposer d’un sens de l’organisation développé, et d’une rigueur sans failles pour assumer les responsabilités confiées.

La maîtrise de langues étrangères est bien sûr indispensable, tout au moins de l’anglais pour répondre aux besoins de la clientèle internationale. Un bon relationnel client et l’aptitude à la gestion d’équipe sont également des points essentiels. Toujours à l’écoute des passagers, le chef d’escale doit avoir à cœur d’améliorer en permanence les prestations proposées aux clients, et intervient avec efficacité pour solutionner tout problème rencontré lors du voyage.

Chef d'escale : carrière / possibilité d’évolution :

Certains postulants peuvent envisager de proposer directement leur candidature suite à leurs études, tels que les titulaires d’un diplôme de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC). En revanche, les personnes qui possèdent seulement un baccalauréat ou un bac+2 en tourisme vont devoir compléter leur formation par une expérience professionnelle dans l’aviation, car il est indispensable de disposer de connaissances pointues dans le domaine aéroportuaire.

Dans le cadre d’un recrutement en interne, il est fréquent pour les agents d’escale de devenir chefs d’escale au bout de quelques années d’expérience. En termes d’évolution sur le long terme, ce métier ouvre la porte à d’autres métiers aéroportuaires dans le management, la communication, la gestion des parcours clients, ou encore les ressources humaines. Les multiples compétences acquises par les chefs d’escale dans leur travail sont aussi très recherchées dans d’autres secteurs touristiques : les opportunités de carrière ne manquent donc pas pour ces professionnels !

Salaire brut mensuel d'un débutant :

2000 €

Devenir Chef d'escale : formation nécessaire

Pour devenir chef d’escale, il est nécessaire d’être titulaire au minimum du baccalauréat, et idéalement d’un bac+2 de type DUT Transport ou BTS Tourisme, ou de tout autre diplôme spécialisé dans les transports et le tourisme. Certains postulants vont jusqu’à réaliser un master à l’École nationale de l’aviation civile, dont l’admission est accessible sur concours, pour maximiser leurs chances d’embauche lors de leur candidature.

L’absence de diplômes n’est toutefois pas un frein majeur pour ceux et celles qui travaillent déjà dans une compagnie aérienne au contact des clients, car les recrutements internes sur la base de l’expérience professionnelle sont très fréquents dans ce domaine. En revanche, une totale maîtrise de l’anglais et des connaissances poussées dans d’autres langues étrangères sont des impératifs, car ce métier est difficile d’accès pour les locuteurs de la seule langue française.

Situation du métier / contexte pour devenir Chef d'escale

Le métier de chef d’escale s’exerce évidemment en aéroport dans les différentes escales prévues sur le territoire français ou à l'étranger. Le chef d’escale peut être salarié pour le compte de multiples employeurs : le gestionnaire de l’aéroport, la compagnie aérienne, ou une société d’assistance aéroportuaire. Ses missions sont menées en contact étroit avec les équipes d’exploitation et de sécurité, les équipes de navigation et les douanes.

Soumis à un fort stress, le chef d’escale doit travailler régulièrement pendant le week-end, la nuit ou les jours fériés. Ses horaires de travail décalés font toutefois l’objet d’indemnités compensatrices qui viennent se rajouter au salaire de base, et qui représentent une part importante de ses revenus.

Témoignage de Panayota (photo). Souriante, pétillante, smartphone souvent collé à l’oreille, Panayota Avgerinidis-Malingre a fait toute sa carrière chez Corsair, après un diplôme d’ingénieur obtenu à la prestigieuse Ecole nationale de l’aviation civile (Enac). Elle est à la tête d’une équipe qui peut atteindre 120 personnes.

« Ce n’est que du bonheur. Il faut être capable de gérer des situations complètement différentes, un avion en panne, un décès en vol ou plus récemment la naissance d’une petite fille dans un avion Dakar-Paris. On court souvent après les dix minutes qui vont faire la différence. On ne sait jamais quand on rentrera à la maison. »


Secteurs associés au métier : Hôtellerie, Restauration, Tourisme, Logistique, transport,
Matières associées au métier : Gestion hôtelière, Langues vivantes,


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